• Le pouvoir de l\'Iris - chapitre 29

     
     
     

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    CHAPITRE 29




    Nous étions dans un avion privé en direction des Seychelles. Je n’arrivais pas à y croire. Raphaël avait loué une villa sur la petite île de Frégate.

    J’étais aux anges et je me lovais dans les bras de mon vampire les yeux pétillants de bonheur.

    Mais le plus magique n’avait pas été de savoir où nous allions passer nos vacances mais plutôt de le vivre à bord du petit bateau qui nous menait sur l’île.

    Nous nous sommes dirigés vers un ponton qui menait à une superbe villa. Raphaël est descendu du bateau en premier, prenant en charge les bagages. Puis il m’a aidé à me hisser sur la terre ferme. J’étais émerveillée, je n’arrivais pas réagir. Pour l’instant j’avais l’impression que ce n’était qu’un rêve.

    L’eau était turquoise et transparente, la plage était de sable blanc nous appelaient à venir en profiter. Mais nous verrons ça plus tard, peut-être ce soir à la tombée de la nuit. Je savais que pour Raphaël le soleil n’était pas un problème mais à petites doses cependant.

    Je le suivais en regardant à droite et à gauche ne sachant où poser mon regard. La villa avait une structure en bois qui se fondait agréablement dans le paysage. La végétation était luxuriante et abondante. C’était magique. A l’intérieur tout était si beau, il y avait une telle luminosité grâce à toutes les baies vitrées qu’on avait l’impression de ne faire qu’un avec la nature.

    Les meubles étaient en bois, un peu dans le style colonial. C’était peut-être un peu trop fastueux pour moi mais j’appréciais les belles choses. Les pièces n’étaient pas meublées en abondance ce qui rendait les pièces immenses.

    - Ça te plait ?

    - C’est sublime !

    - Normalement il y a du personnel mais j’ai demandé exceptionnellement qu’on nous laisse tranquille. Le frigo est plein et j’ai donné un petit supplément pour que le ménage soit fait à fond que lorsque l’on partira. Alors évitons de ne pas trop salir ! me dit-il en me souriant.

    - Tu as peur que l’on sache qui tu es ?

    - Oui, un peu mais surtout je veux qu’on soit seul. Je te veux pour moi mon amour.

    - Mon cœur tu as vraiment pensé à tout.

    - Et si nous allions voir notre chambre ?

    - Et si nous allions prendre une douche ? répondis-je d’un air coquin.

    - Ah oui très intéressant, me dit-il en embrassant mon cou et mes épaules, commençant à me déshabiller par la même occasion.

    - J’espère que l’on ne va pas se perdre en chemin, lui répondis-je dans un souffle.

    - J’ai un instinct pour ne pas me perdre, aie confiance.

    Nous marchions doucement, nous touchant du bout des doigts, nous effeuillant petit à petit. A chaque vêtement qu’il arrivait à m’ôter j’avais le droit à des baisers légers me faisant frémir.

    J’avais plus de mal que lui à enlever ses vêtements mais avec ma force toute nouvelle j’arrivais à mes fins. Nos caresses étaient délicates et douces. Le fait de nous frôler ne faisait qu’accroitre notre désir déjà si intense.

    Après cette douche coquine, la fatigue du voyage aurait dû se ressentir mais je me sentais bien. J’étais même en pleine forme. Etait-ce le fait que je commençais doucement à me transformer ? Je n’avais pas envie de poser la question à Raphaël. J’avais envie de lui tout le temps. Je me sentais envahie d’un désir permanent pour cet homme qui était le plus souvent dénudé.

    Je n’avais jamais fait l’expérience du naturisme mais ici, à l’abri des regards sauf de celui qui comptait le plus pour moi je me laissais aller.

    Les conséquences étaient que je ne me sentais jamais rassasié de son corps. Dès que nous nous frôlions, dès que nous nous touchions ou que nous nous embrassions cela se terminait toujours par la même chose et j’en étais ravie.

    Comment être à ce point avide de ce vice qu’est l’amour ?

    Au début nous avions décidé d’explorer les environs mais chaque jour qui passait nous le remettions au lendemain. Nager dans une mer transparente, d’une température plus que chaude et totalement nu se montrait une expérience intéressante. Mon amoureux avait un goût de sel.

    Nos corps étaient plus légers et c’était bien sûr plus passionnant d’un certain point de vue.
    J’étais allongée sur un transat à l’abri du soleil sous des palmiers me couvant de leur feuille. Raphaël était à côté de moi comme à son habitude mais depuis ce matin son teint était pâle et il avait faim.

    - Viens te nourrir mon cœur. Lui dis-je pour la cinquième fois.

    - Non ! Je ne veux pas t’affaiblir.

    - Mais tu en as besoin pour combattre Hector. S’il te plait !

    - Est-ce qu’on peut éviter d’en parler pour l’instant ?

    - A une condition !

    - Laquelle ?

    - Viens, lui dis-je en mettant mes cheveux sur le côté en lui présentant le côté le plus vulnérable de mon cou.

    J’ai vu à ses pupilles qu’il avait changés d’avis mais je n’ai pas eu le temps de réfléchir à autre chose car il était déjà assis derrière moi à cheval sur le transat prenant la bonne position pour enfoncer ses crocs dans mon cou. Un frisson a parcouru ma colonne vertébrale alors qu’il commençait à aspirer doucement le liquide chaud qu’était mon sang et je me laissais aller contre lui.

    - Merci mon amour, me dit-il.

    - De rien mon cœur, ce fut un plaisir.

    - Je me demande bien d’où te vient ce petit air coquin que tu as depuis que nous sommes ici ?

    - Mais parce que dans un tel environnement tu es irrésistible.

    - Parce que toi tu ne l’es pas ? Tu te promènes nue devant moi à longueur de journée, tu l’oublies peut-être. Mais au-delà d’être un vampire je suis un homme.

    Evidemment que pour moi il était avant tout un homme. Je ne l’avais jamais considéré comme autre chose.

    La nuit dans ses bras mon esprits vagabondaient sur notre rencontre, notre première conversation, nos premiers gestes tendres, nos premiers baisers. Mais dans la nuit avec juste le bruit doux des vagues qui me berçait la perte de ceux que j’avais aimés venait me frapper comme si les vagues s’échouaient avec brutalité contre des rochers. Je songeais à la mort tragique et horrible de mon amie Ashley, mes parents qui ne savaient même plus qu’ils avaient eu une fille et surtout qu’il ne me restait que quelques jours de bonheur.

    - Tu pleures encore mon amour ? me dit Raphaël.

    - Je suis désolée c’est plus fort que moi. Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment. Trop de choses me trottent dans la tête. J’ai tout le temps envie de toi ou j’ai envie de pleurer.

    - Je sais ce que tu ressens. Tu voudrais que nous vivions des années ensemble concentré en une seule semaine. Dès que le soleil se couche tu sais qu’un autre jour va bientôt commencé et ça t’angoisse.

    - Pourquoi c’est toi qui me remonte le moral ?

    - Parce que je t’aime et je veux que tu sois heureuse.

    - Si tu veux que je sois heureuse, alors jure-moi que tu seras auprès de moi la semaine prochaine.

    - D’une manière ou d’une autre je serais auprès de toi, je n’ai pas à jurer.

    - Tu sais très bien ce que je veux dire, ce n’est pas le moment de jouer avec les mots. Alors je vais être plus directe, jure-moi que tu vas tuer Hector une bonne fois pour toute, revenir auprès de moi et me donner deux beaux enfants.

    Il me regardait intensément, a mis sa main sous mon menton et a déposé délicatement ses lèvres sur les miennes.

    - Je te le jure, dit-il tout bas d’une voix douce.

    La semaine se terminait et mon cœur souffrait déjà. Il avait été convenu que je ne les accompagne pas pour le combat mais Hector en avait exigé autrement. Tout ce que je savais c’est que le combat aurait lieu en extérieur, dans un endroit à l’abri des regards. Je devais m’attendre à une véritable boucherie, les deux vampires ne feraient pas semblant, cela promettait d’être violent et sanglant.

    Deux fois par jour, Raphaël se nourrissait de moi, dans tous les sens du terme. La perte d’une quantité non négligeable de sang m’avait donné un appétit d’ogre.

    Je préparais à contre cœur nos bagages pendant que Raphaël était debout devant la baie ouverte regardant sans doute une dernière fois cet endroit.

    C’est en silence que nous avons repris le petit bateau nous ramenant sur un continent moins désertique afin de prendre notre avion.

    Pendant tout le vol je me suis blottie dans ses bras, respirant son odeur afin que pour toujours elle soit imprimée dans mon esprit. Je sentais cette chaleur qui m’entourait encore et encore depuis notre première rencontre et qui me calmait. A cet instant je me sentais bien et en sécurité.

    Nous n’allions pas chez nous, nous allions directement au point de rencontre. Nous devions passer la nuit sur place, Calum et les autres membres du groupe nous y attendaient. Eux aussi avaient le droit de profiter de Raphaël alors que je l’avais eu toute la semaine pour moi seule.

    Avant de descendre de l’avion je m’arrêtais à la porte, respirant et soufflant un grand coup pour me faire revenir à la dure réalité et surtout me donner du courage.

     

     

    05.wir.skyrock.net14

     


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