• Le pouvoir de l\'Iris - chapitre 23

     
     

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    CHAPITRE 23
     

    Raphaël



    Je laissais Léna dormir paisiblement comme à chacune de nos nuits. Elle s’endormait dans mes bras et lorsque je sentais sa respiration devenir régulière je me levais.

    Calum m’avait fait part qu’Hector avait rassemblé ses troupes. Il revenait en Angleterre. Je ne ressentais plus ce lien qui m’emprisonnait. J’étais enfin libre. Mais quel était le prix de cette liberté ? Devais-je perdre Léna ? Non ! Elle devait vivre. J’avais pu voir que la légende était vraie me concernant car mon groupe ne réagissait plus comme par le passé. J’avais l’impression d’être quelqu’un d’important à leur yeux, ils tournaient autour de nous comme si nous étions devenu leur soleil, ce qui leur permettait de vivre. C’était étrange et délirant.
    Calum m’avait dit que les vampires avaient déjà senti le changement et certains avaient déjà demandé une audience. Mais je ne voulais pas tout ça ! Qu’avais-je à leur dire ? Je n’étais pas prêt et pourtant je savais qu’il me faudrait un jour me montrer à la hauteur de ma nouvelle fonction. Ma priorité pour le moment était la protection de Léna, elle seule comptait.

    Beaucoup de questions la concernant me trottaient dans la tête. Pourquoi n’était-elle pas encore devenue un vampire ? Comment achèvera-t-elle sa transformation ? Il me fallait des réponses. Je devais me libérer l’esprit pour affronter la colère d’Hector.

    Je prenais mon téléphone portable et après avoir trouvé dans mon répertoire la bonne personne j’appuyais sur la touche d’appel.

    - Claire ? C’est Raphaël ! Je t’envoie une adresse, peux-tu venir le plus rapidement possible ?

    Après quelques banalités j’ai raccroché. Si mes calculs étaient bons elle serait là à l’aube.
    Je remettais mon portable dans la poche de mon pantalon posé sur la chaise de la chambre. Léna a bougé, je l’avais réveillé ? Non. Elle fait juste un rêve ! Je ne me lassais pas de la regarder. Je l’avais laissé et pourtant elle m’aimait toujours. Tout comme pour moi notre séparation n’a été que douleur. Je me rends compte maintenant que je n’aurais pas dû la laisser au moment où elle avait le plus besoin de moi. Comment ne pas s’enfuir devant un tel être. Je me sentais si faible à ses côtés, si vulnérable. Et pourtant maintenant je comprends que c’est elle qui fait ma force.

    Je croyais avoir au fil des années créé un monde qui m’appartenait. La musique avait été un échappatoire sur le monde auquel j’appartenais. En y songeant mes concerts étaient sans vie, et c’est ce côté mystérieux qui avait fait notre succès. Je comprenais maintenant pourquoi j’avais ressenti ce vide immense. Il me manquait quelque chose de précieux, il me manquait Léna.

    Je me sentais vivre enfin. Mais c’était à quel prix ?

    Je regardais sur le bureau de Léna et m’y installais. Elle était légèrement brouillon mais ça ne me gênait pas. Il y avait des stylos, des papiers, des factures. Sur une étagère la photo de ses parents. Un livre attirait mon attention et je le pris l’ouvrant machinalement. Une photo tombait sur mes genoux. C’était une photo de moi. Elle m’avait toujours gardé dans un coin de son cœur.

    Je me suis levé et je me suis assis sur le lit pour retirer mes vêtements. Je m’allongeais près d’elle, me blottissant dans son dos et passant mon bras autour de son corps. Elle gémissait tout en touchant ma main. Je sentais son odeur, je vibrais au son de son sang qui chantait à mes oreilles.

    Pourquoi mon âme sœur devait être cet être si fragile.

    Ça faisait quelques heures que je n’avais pas bougé d’un pouce sans fatiguer le moins du monde. Je pouvais rester des heures dans la même position comme une statue. C’était un exercice très facile pour moi, pour ce que j’étais.

    Quelqu’un était de l’autre côté de la porte, je l’ai entendu me dire que mon invité était arrivée.
    Elle était assise dans le salon, souriante.

    - Bonjour Raph, tu as une de ces têtes !

    - Très drôle ! J’ai des questions à te poser.

    - Et moi je t’ai dit bonjour !

    - Excuse-moi ! Bonjour Claire, tu as fait bon voyage ?

    - Disons que j’aurais aimé venir passer des vacances. Passons aux choses sérieuses. Si tu m’as fait venir c’est que tu as des problèmes, tu veux que je jette un sort à une bande d’humains ?

    - Non. J’arrive à maitriser sur ce plan là. A force de nous côtoyer as-tu entendu parler d’une légende entre un vampire et une humaine ?

    - Oui comme tout le monde ! C’est bizarre que tu m’en parles car j’ai fait des rêves étranges.

    - Lesquels ?

    - Un vampire se nourrissait d’une humaine qui enfantait des êtres exceptionnels. Je n’ai pas vu le visage du vampire mais la femme oui je l’ai très bien vu. Est-ce dont réel ?

    - J’en ai bien peur ! La jeune fille que tu as vu est juste dans la chambre à côté et le vampire …

    - C’est toi !

    - Exact !

    - Je savais que tu étais spécial. Tu n’avais pas le même aura que les autres de ton espèce, j’aurais dû faire le lien. Quel est le problème alors ?

    - Attends une minute ! Tu m’as dit que dans tes rêves tu voyais Léna enceinte ?

    - Ohhh elle s’appelle donc Léna. Très jolie prénom. Oui je pense, mais je n’en suis pas certaine, qu’elle aura des jumeaux, un garçon et une fille, bien évidemment. Ils seront mi-humain, mi-vampire.

    - Mais les vampires ne peuvent pas procréer ensemble.

    - Et je me doute que c’est pour ça que tu avais besoin de mes services. Vas-y pose-moi ta question.

    - Et bien nous avons fait … enfin bref je ne vais pas te faire un dessin mais notre échange de sang aurait dû la transformer mais le processus n’a toujours pas commencé. Je me demandais si tu pouvais m’aider à y voir plus clair.

    - Tu veux que je lise en elle c’est ça ?

    - Oui.

    - Alors il va falloir que tu lui parles, que tu lui expliques ce que je suis et pourquoi je suis là. Je ne peux voir en elle que si elle est éveillée tu comprends ? Il faut qu’elle m’aide à ouvrir son esprit. Si elle est dans son sommeil, c’est de ses rêves que j’aurais accès.

    - Tu es sûre ?

    - Raphaêl j’ai du mal à te reconnaitre. Tu étais si combattif, si impétueux et orgueilleux. Et te voilà en amoureux transis près à mourir pour celle qu’il aime. Waouh ! Si je ne le voyais pas de mes yeux j’aurais eu du mal à le croire.

    - Arrête ! Ce n’est pas le moment Claire. Soit tu m’aides, soit tu pars.

    - Ok ! ok ! Ne t’énerve pas ! Je reste mais mes conditions restent les mêmes.

    - C’est d’accord, je vais réveiller Léna.

     

     

    05.wir.skyrock.net16

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