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    CHAPITRE 21




    Comme à mon habitude je me suis allongée près de Raphaël et j’ai posé sur sa bouche mon doigt légèrement ensanglanté regardant le visage de mon vampire afin de remarquer le moindre changement dans son comportement.

    Toujours rien ! Je réfléchissais à ce que m’avait dit Calum. Je savais les risques que j’encourais à être ainsi à ses côtés et à jouer avec le feu. Mais il était inconcevable qu’il meurt et de façon définitive. Je n’avais qu’une envie être là pour lui, même si c’était la dernière chose que je ferais.

    La nuit était sombre, et l’obscurité complète imprégnait la pièce d’un sentiment de peur et d’angoisse. Je finis cependant par m’endormir contre Raphaël tenant sa main glacée dans la mienne.

    C’est à la lueur du jour que ce qui devait arriver arriva. Je me suis retrouvée projeter sur le sol et j’ai senti le poids d’un corps sur moi, me serrant et me tenant fermement par les cheveux afin je le sentais, de planter des crocs dans ma chair tendre et palpitante.

    - Raphaël ! Non ! Je t’en supplie arrête ! C’est moi Léna ! Raphaël je t’aime, tu ne dois pas me faire de mal.

    Mais il n’y avait rien à faire c’était comme si il ne m’entendait pas. J’essayais désespérément de m’échapper mais je savais que c’était peine perdue. En fait plus je me débattais et plus je sentais chez lui une excitation, un plaisir intense.

    J’avais beau me débattre et lui parler rien n’y faisait. Et puis je me suis laissée aller, j’ai moi même tendu mon cou pour qu’il se nourrisse. La faim le tiraillait et il était devenu incontrôlable. Si je devais mourir ce soir et bien que ce soit de ses mains me convenait parfaitement.

    J’ai senti ses crocs s’enfoncer dans mon cou ainsi que l’effet de succions qu’il faisait pour me vider de mon sang. Pendant que j’en avais encore la force je lui disais tout bas que je l’aimais et que je lui pardonnais.

    Mais c’était sans compter l’arrivée de Calum qui a réussi à le maintenir éloigné de moi. Il lui parlait comme j’avais essayé de le faire avant lui. Il lui disait que ce qu’il faisait était mal, qu’il était en train de me tuer, qu’il fallait qu’il me regarde, qu’il prenne conscience de qui j’étais. Je ne savais pas si il allait réussir car des tâches sombres commençaient à obscurcir ma vue et ensuite plus rien, le néant.


     

     

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    Raphaël



    Je pris enfin conscience des mots de Calum. Je regardais ce corps qui était sur le sol, ce corps délicat et sans vie. Non ! Je n’avais pas fait ça ! Je ne l’avais pas tué !

    Je poussais mon ami violemment pour me précipiter vers elle. Léna ! C’était bien elle ! Je l’ai pris dans mes bras et je l’ai serré contre mon corps incapable de réagir à ce que j’avais fait.

    - Je l’ai tué Calum ! Pourquoi ? Pourquoi tu m’as laissé faire une chose pareille ?

    - Pose-la sur le lit, elle est peut-être juste inconsciente. Tu as vérifié ? Son cœur, concentre toi sur son cœur.

    Il avait raison c’était la première chose à faire et je n’y avais pas pensé. Je restais cependant sur le sol tenant toujours Léna dans mes bras. Je fermais les yeux et j’ai tendu l’oreille. Elle était encore en vie, son cœur battait faiblement mais il battait encore.

    Je l’ai transporté délicatement sur le lit que je venais sans doute de quitter. Je lissais délicatement ses cheveux afin qu’ils retombent comme je les aimais. Et je suis allongée près d’elle, là même où son odeur était présente, son odeur qui m’avait fait enfin réagir, qui m’a fait ressortir mon côté animal.

    - Qu’est-ce que l’on peut faire ? demandais-je à Calum.

    - Je ne sais pas. Je l’avais prévenu que ça pouvait arriver. Elle savait très bien où elle allait. Seulement maintenant nous allons attirer l’attention d’Hector. Si elle ne va pas à son travail demain ils viendront vérifier.

    - Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Raconte-moi. Il me faut tout savoir.

    - Encore cette fichue légende. Est-ce que tu pourrais enfin me dire de quoi il s’agit ? Merde Raph j’ai pas fait tout ça pour rien.

    - Non pas pour l’instant. Je suis désolée mais la première personne à qui je devrais en parler est allongée à mes côtés, ça la concerne. Pourquoi je suis ici ?

    - Tu étais en train de mourir. Je ne savais plus quoi faire. La seule chose dont laquelle j’étais sûre c’était que tu avais besoin de Léna. J’espérais que de la savoir à côté de toi et de la sentir t’aurais fait reprendre conscience et que tu aurais accepté enfin de te nourrir.

    - C’était voué à l’échec, tu le sais !

    - Non je ne le sais pas justement. Je ne pouvais pas te voir continuer ainsi. Ce n’est pas dans notre nature de nous laisser mourir. J’ai tout essayé mais à chaque fois tu rejetais le sang que tu buvais.

    - Alors tu as décidé de me transporter ici. M’étant Léna en danger. Je te l’avais interdit.

    - Et bien j’en subirais les conséquences, je m’en moque, le principal c’est que tu es revenu à la vie si on peut dire, tu t’es enfin réveillé. Je ne t’ai pas imposé à Léna, je suis venue lui parler avant, et elle a accepté que tu viennes ici. Elle n’avait rien oublié, au contraire, elle souffrait elle aussi. Par contre je n’avais pas prévu ce qu’elle a fait chaque soir.

    - Elle m’a fait boire de son sang.

    - Oui. Et chaque nuit elle la passait à tes côtés. Elle ne voulait pas te quitter. Mais je ne l’ai appris qu’hier soir et c’est pour ça que j’ai décidé de rester cette nuit. Et je crois bien que j’ai eu raison sur ce coup là.

    Je regardais Léna, elle s’était montrée entêtée mais si courageuse. Pourquoi voulait-elle me sauver ? Elle pouvait vivre enfin une vie normale loin de moi. Je ne l’avais pas laissé dans le besoin. Je réfléchissais encore et encore. Je devais trouver un moyen de la sauver de l’emprise d’Hector. Je ne voulais pas qu’il lui arrive la même chose qu’Abigail.

    Repenser à elle ne faisait plus aussi mal depuis ma rencontre avec Léna. Je l’avais aimé sincèrement c’est vrai mais pas aussi intensément que pour Léna. Je prenais conscience que même si j’avais transformé Abigail avant qu’Hector ne lui fasse tout oublier je n’aurais pas pu rester avec elle éternellement et elle aurait même été un danger supplémentaire pour celle que je contemplais maintenant. Léna était celle qui me fallait, celle qui m’était destinée. Mais étais-je prêt à faire d’elle ma femme en sachant les conséquences que ça engendrerait.

    J’avais fait le choix de vivre sans elle, et ça n’avait pas marché. J’avais donc pris la décision de mourir. Car de toute façon loin d’elle c’est ce qui devait inévitablement arriver.

    Avec ce qui était arrivé cette nuit la certitude de mourir à sa place était encore d’actualité.

    Mais je voulais la sauver avant de partir. Passer peut-être encore un peu de temps avec elle. Mais cette fois je devais lui expliquer pourquoi je devais m’éloigner.

    - Appelle un médecin, demandais-je à Calum. Dès qu’il sera arrivé tu l’hypnotiseras afin qu’il puisse dire quelque chose de crédible au cas où les espions d’Hector ne lui posent des questions. Et ce sera un bon alibi pour ses employeurs. Officiellement Léna a attrapé la grippe.

    Je me retrouvais enfin seul avec Léna. Elle était tellement pâle. Je savais que je n’avais pas d’autres solutions si je voulais la sauver.

    Je m’installais derrière elle prenant soin de ne pas lui faire mal. Je mettais contre moi son corps et posais sa tête sur mon épaule. Je remontais ma manche et plantais mes crocs dans mon avant bras. Mon sang coulait et je posais ma plaie sur sa bouche. Il fallait qu’elle boive de mon sang, il fallait que je la sauve comme elle m’avait sauvé. Et puis je ne supportais pas de lui avoir fait du mal. Elle était dans cet état là à cause de moi et je devais y remédier.

    Hector ne détecterait pas ce geste. Je sais que j’ai tord mais je dois lui expliquer. Mon lien pour elle s’est encore accentué. Je ne peux plus être loin d’elle. Je sais que je ne devrais pas rester près d’elle mais le destin en a décidé autrement, elle est celle que j’attendais depuis ma nouvelle naissance, elle est mon double, mon âme sœur. Mais combien de dangers devront surmonter pour vivre notre amour ?

    Je regardais ma plaie se refermer. Je restais dans la même position, la sentir dans mes bras me faisait un bien fou. Je lui caressais les cheveux prenant de grandes inspirations, son odeur était toujours la même, je lui appartenais et elle ne le savait même pas.

    J’ai dû attendre presque trois heures avant que Lena ouvre enfin les yeux. Doucement elle tournait sa tête vers moi, cherchant mon regard. Elle me fit le plus tendre sourire avant de refermer les yeux encore une fois.

    Elle était en vie ! Elle allait s’en sortir !

     

     

     

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    CHAPITRE 22




    Je n’avais pas rêvé Raphaël était là près de moi, il me regardait amoureusement. Mon cœur chantait un si joli mélodie que j’en avais le souffle coupé. Je l’avais sauvé, il était revenu vers moi.

    - Bonjour ! me dit-il d’une voix suave.

    - Bonjour, dis-je timidement. Tu es en colère ?

    - Non ! Enfin je l’étais mais je ne le suis plus.

    - Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?

    - Le fait que j’ai failli te perdre, Léna tu ne comprends pas je n’ai pas réussi à me contrôler, j’ai failli te tuer.

    - Chuuut ! Je ne veux plus entendre ces mots. Je savais ce que j’encourais lorsque j’ai accepté que Calum t’emporte ici.

    - Il n’aurait pas dû.

    - Tu n’as toujours pas compris ?

    - Qu’avais-je à comprendre ?

    - Je t’aime et rien ne pourra y changer. Mon cœur a subi un immense vide depuis que tu es parti. J’étais si seule. J’avais besoin de toi, de ton amour. Et tu es parti, sans une explication, sans un mot. Tu as disparu jusqu’à ce jour où je t’ai vu chez Hector en Ecosse, ta froideur envers moi m’a fait perdre pied. A ce moment là j’aurais voulu mourir.

    - Je suis désolé. Je croyais que c’était ce qui était le mieux pour toi. Je devais m’éloigner, je devais te laisser vivre une vie normale. Je l’ai compris lorsque j’ai su qu’Hector s’intéressait de très près à celle qui avait mes faveurs.

    - Explique-moi ! Je t’en prie Raphaël !

    - Es-tu prête à l’entendre ?

    - Oui. Ne t’inquiètes pas autant pour moi, tu me dois la vérité.

    Il soupirait avant de reprendre enfin la parole.

    - Il existe des vampires depuis le tout début de l’humanité. Personne ne sait comment ils ont été créé ils sont arrivés comme ça. Les années passaient et chacun restait dans la clandestinité se nourrissant de ce qu’ils pouvaient trouver. Au fil du temps certains vampires en ont eu assez de massacrer, ils ont commencé à étudier l’évolution humaine et ils ont cherché à évoluer. Ils sont à l’origine de beaucoup de progrès mais faisait en sorte que ce soit les humains qui en prennent toutes les louanges. Ensuite, comme pour vous il a été mis en place certains hiérarchie, des lois ont été érigés, le vampire s’humanisait un peu plus. Les bruits les plus fous ont courus, les légendes des humains ont commencé à parler de nous, puis dans les livres. Les légendes ont toujours un brin de vérité dans le fond mais après tout dépend des croyances de chacun. Tout au long de mon existence j’ai entendu une vieille histoire incroyable. Il était dit qu’un jour naitrait le plus grand de tous les vampires, qu’il aurait la capacité de mettre tout le monde à genoux. Il deviendrait celui dont tout le monde craint et qu’on lui devait obéissance. Mais il serait capable de pardon et de clairvoyance. Avec lui une nouvelle ère viendrait et il procréerait une nouvelle race de vampires.

    - Est-ce qu’il est né ce vampire ?

    - Oui. Mais laisse-moi continuer s’il te plait. Tu va comprendre. Ce vampire ne savait pas que c’était lui dont parlait la légende. Tout ce qu’on savait c’est que son pouvoir se révèlerait grâce à une femme, une humaine. Elle aurait la capacité de le rendre plus fort mais aussi le pouvoir de le tuer. Leur amour sera tel qu’il ne pourra se nourrir que de son sang.

    - Comment c’est possible ?

    - Tu ne l’as toujours pas compris ? Léna, cette légende parle de nous.

    - Tu rigoles là ? Ce n’est pas drôle !

    - Léna, rappelle-toi chez Hector lorsqu’il m’a fait me nourrir devant tes yeux, je n’ai pas supporté son sang. Je suis désolé, je ne voulais pas en arriver là, je ne voulais pas t’imposer cette vie. J’ai tout déclenché, tout est ma faute. Je n’aurais pas dû cette nuit-là.

    - J’ai senti ta soif, ton envie d’aller plus loin. C’est moi qui suis la fautive, je savais ce que je faisais et dégageant mon cou. Hector sait pour nous ?

    - Il avait des doutes mais après sa petite fête il en a eu la confirmation. Je ne devais plus te revoir, je préférais mourir. J’avais compris également qu’Hector en savait plus qu’il ne le disait depuis le début. Je ne sais comment il est en venu à conclusion que c’était moi dont parlait la légende. Je comprends pourquoi il s’en est prit à Abigail, il ne voulait pas que je me nourrisse d’elle. Mais il avait tort sur une chose Abigail n’était pas mon âme sœur. Tu es celle que j’attendais depuis des siècles. Je l’ai senti tout de suite. Moi l’être si froid a été rempli d’une douce chaleur. C’était quelque chose de magique, quelque chose dont je ne peux mettre des mots pour te l’expliquer. Je t’ai aimé au premier regard, tu es la première qui ressentait mon pouvoir sur toi. Tu n’avais pas peur, tu en voulais plus comme si nous étions attirés l’un à l’autre comme des aimants. Tu es en danger maintenant, nous sommes liés jusqu’à notre mort.

    - Mais s’il n’y avait pas Hector ?

    - Il n’y a pas que lui.

    - Pourquoi moi ?

    - Parce que la seule façon de me tuer et de se débarrasser de moi de façon définitive c’est de me couper de ma source d’alimentation.

    - Tu m’as fait boire de ton sang pour que je guérisse ?

    - Oui.

    - Est-ce que je vais me transformer.

    - Non. Pas tout de suite. L’échange se fera pendant un acte nuptial et seulement si tu le veux toi.

    - Nous devons nous marier ?

    - Oui mais pas de la façon humaine, de la façon de mon espèce.

    - Laquelle ? dis-je tremblante.

    - C’est sans danger ma douce. Je t’expliquerais lorsque tu iras mieux. Repose-toi maintenant, je veille sur toi.

    - Tu resteras toujours avec moi ?

    - Je ne te quitte plus, je te le promets.

    Je me recroquevillais dans ses bras et fermais les yeux essayant de mettre toutes les informations en place. J’aurais dû avoir peur, m’échapper de cette réalité mais je savais depuis le début que ça ne pouvait que se terminer comme ça.

    Deux jours plus tard, tout était un mauvais souvenir. Enfin presque parce que j’avais toujours en tête cette histoire si rocambolesque que m’avait raconté Raphaël.

    Le médecin que Calum avait hypnotisé était venu me rendre visite souvent afin de donner le change aux sbires d’Hector. Rien que de penser à lui me donnait la chair de poule. Raphaël et moi savions que notre secret ne serait plus gardé très longtemps et nos regards pleins de tristesse en disaient long.

    Pourtant je ne voulais plus quitter mon vampire. Sans cette légende je savais que je ne pouvais plus me passer de lui, que ma vie n’était rien comparée à ce qu’il m’offrait. Lorsque je lui disais le fond de ma pensée ses prunelles prenaient une couleur sombre à me faire glacer le sang si je ne le connais pas si bien.

    Calum était au courant maintenant et s’agenouillant devant Raphaël lui a déclaré qu’il le soutiendrait jusqu’à la mort. Raphaël ne voulait pas de tous ses éloges, pour lui Calum était son ami et voulait que les choses restent à sa place. Calum s’était donné pour mission de nous protéger et n’en démordait pas.

    A mon réveil, Raphaël n’était plus à côté de moi. Je me suis assise brusquement sur le lit regardant dans la chambre. Il n’était pas parti bien loin, il était devant la fenêtre, le regard dans le vague.

    Je me suis levée et me suis approchée de lui, posant ma tête sur son dos et l’entourant de mes bras. Mes mains caressaient son ventre, sa peau était si douce. Je sentais sous mes doigts ses muscles se contracter et ses mains ont rejoints les miennes.

    - Tu es d’une humeur câline ce matin, me dit-il.

    - Ça fait longtemps que je me retiens.

    - Je sais !

    - Alors pourquoi ?

    - Je ne veux pas précipiter les choses. Si nous avions du temps devant nous pour essayer de trouver une solution. Je ne veux pas t’imposer cette vie.

    - Tu as peur de ne plus m’aimer autant, lui dis-je tristement en le lâchant.

    - Léna, je ne suis plus rien sans toi. Et même après, tu seras mienne. Ne doute pas de mon amour pour toi.

    - J’ai peur. Seulement je préfère que ce soit toi qui me transforme plutôt qu’Hector où un autre qui voudrait ta perte. Je ne veux pas devenir comme cette femme, je veux garder mon libre arbitre, je veux faire mes propres choix.

    - Mais tu me supporteras pendant de très très longues années.

    - Vivre sans toi, ses derniers mois, a été un enfer alors plus d’hésitations. Vivons notre amour au grand jour.

    - Il y a un autre problème.

    - Lequel ?

    - Hector doit mourir. Je dois le tuer pour me libérer de son emprise. Il est mon créateur.

    - Viens !

    Je l’emmenais avec moi sur le lit, embrassant son torse imberbe. Mes doigts couraient le long de son dos souriant sous les grondements de mon vampire. Je le sentais fébrile, je n’avais pas l’habitude. Avant c’était lui qui avait le pouvoir, maintenant les rôles étaient inversés et j’en profitais pour le soumettre à ma volonté d’humaine, une dernière fois.

    Plus rien ne pouvait m’arrêter. J’attendais ce moment depuis si longtemps. Sentir son corps contre le mien, son odeur, ses caresses, ses baisers. Il résistait encore mais ce n’était qu’illusion, si il le voulait il pouvait partir à la vitesse de l’éclair afin de ne pas succomber. Mais il avait envie de moi autant que moi j’avais envie de lui. Ses derniers efforts se sont envolés et j’ai senti cette chaleur qui m’avait tant manqué m’entourer avec douceur. Je ressentais enfin ses désirs.

    Je le caressais délicatement descendant jusqu’en dessous son ventre ferme.

    - Non ! Pas cette fois. Je veux voir tes yeux tout le long.

    Je retournais dans ses bras, le fixant jusqu’à ce que nos lèvres se joignent et que nos langues s’enroulent pour un ballet langoureux et sensuel. Ses mains descendaient doucement jusqu’à ma poitrine. Mon souffle devenait court puis rapide. Je l’effleurais de mes doigts, qui lui a permis de lâcher quelques râles. J’aimais l’entendre gémir lorsque nous faisions l’amour, j’aimais savoir qu’il était tout à moi, que cet être si puissant pouvait succomber à une humaine comme moi.

    Nos baisers accompagnaient nos caresses, jamais nos préliminaires ne furent aussi longs et aussi bon. Sa main descendait me faisant frissonner. Il me caressait sachant déjà l’endroit qui me donnait le plus de sensation. Je lâchais quelques cris me cabrant de plaisir. Je m’accrochais à lui alors que ses lèvres parcouraient mon cou.

    Je n’ai pas eu le temps de m’apercevoir que nous avions bougé que lorsque je me suis retrouvée assise sur lui. Il entrait en moi avec tact et délicatesse. Je prenais mes cheveux pour les rassembler d’un seul côté montrant à mon vampire la veine palpitante de mon cou. Je savais que son plaisir serait décuplé lorsqu’il se nourrirait de mon sang. Il m’a regardé avant de s’ouvrir légèrement le poignet. Mes pupilles ont fixés son sang alors que ma main approchait son poignet de ma bouche. Je ne trouvais pas ça répugnant au contraire le goût me rappelait qu’il m’avait déjà donné de son sang quelques jours plus tôt. La chaleur de cet élixir s’est répandue dans chacun de mes pores et j’ai senti ses crocs s’enfoncer dans mon cou. Il était encore en moi, je ne savais comment il pouvait arriver à gérer son plaisir et le mien, comment il pouvait bouger aussi bien afin de me faire perdre la tête. Mon désir montait en puissance mais je continuais à boire son sang. Jamais je n’avais ressenti ça ! Jamais il ne m’avait fait l’amour comme cela. La phrase qui disait que nous ne faisions plus qu’un avait enfin un sens à mes yeux. Notre extase est venue comme un feu d’artifice. Tout explosait en moi, je ressentais que c’était la même chose pour lui. Il entrait dans ma tête pour me dire combien il m’aimait, combien il me chérissait. Sa chaleur m’enveloppait comme dans un écrin de protection, comme si pour lui j’étais le plus précieux des trésors.

    Mon cœur battait très vite. Je n’arrivais pas à le calmer. J’étais allongé à côté de Raphaël, mon corps encore brulant de plaisir. Je me nichais contre son cou et je regardais son poignet qui cicatrisait déjà.

    - Tu as fini ? me dit-il en riant.

    - C’est stupéfiant ! lui répondis-je.

    - C’est toi qui es stupéfiante. Tu as réussi à faire d’un vampire ton objet personnel.

    - Non. J’ai fait de toi mon mari aux yeux des vampires pas un serviteur à mon service. Bien qu’en objet sexuel tu ne t’en sors pas si mal, lui dis-je d’un air espiègle.

    - Je t’aime Léna. Plus que je ne l’avais imaginé. Tu es mienne à présent, tu es ma femme.

    - Mon amour, si tu savais combien je t’aime également.

    - Tu vas bien ? me demanda-t-il après un petit moment de silence.

    - Oui admirablement bien. Mais je me pose une question.

    - Est-ce qu’il faut que tu meures pour devenir un vampire ? Non. Comme je te l’ai dit notre histoire est une légende. Comment être sûr de ce qui va se passer. Tout ce que je sais c’est qu’il vient de se passer quelque chose de puissant. Tu l’as ressenti toi aussi ?

    - Oui. Une puissance qui parcourait tout mon corps, je ressentais encore plus tes pensées, tes désirs. Quelque chose à changer c’est certain.

    - Une autre chose à changer ! Hector sait que l’on s’est retrouvé, il est mon créateur ne l’oublie pas. Il a dû ressentir le changement. Maintenant je ne lui appartiens plus, il ne peut plus me soumettre à sa volonté, il va vouloir se venger.

    - Alors prépare-toi à le recevoir. Tu es fort mon amour, plus fort que lui. Il est temps de se débarrasser de ce monstre.

    - C’est vraiment ce que tu veux ?

    - Oui. Mais seulement lui. Ensuite tu ne tueras que pour te défendre. Ce n’est pas dans ma nature mais je veux qu’il paie pour avoir fait du mal à ceux que j’aime.

    - Ce sera fait selon tes désirs !

    - Je ne désire la mort de personne, je veux juste que justice soit faite.

    J’avais besoin de le sentir encore en moi et j’ai repris les choses en main mais cette fois à ma manière comme je l’avais prévu auparavant. Je voulais avoir le pouvoir de rendre mon mari heureux et comblé. J’avais besoin de son amour, de cette chaleur qui m’avait manqué plus que je ne l’avais imaginé.

     

     

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    CHAPITRE 23
     

    Raphaël



    Je laissais Léna dormir paisiblement comme à chacune de nos nuits. Elle s’endormait dans mes bras et lorsque je sentais sa respiration devenir régulière je me levais.

    Calum m’avait fait part qu’Hector avait rassemblé ses troupes. Il revenait en Angleterre. Je ne ressentais plus ce lien qui m’emprisonnait. J’étais enfin libre. Mais quel était le prix de cette liberté ? Devais-je perdre Léna ? Non ! Elle devait vivre. J’avais pu voir que la légende était vraie me concernant car mon groupe ne réagissait plus comme par le passé. J’avais l’impression d’être quelqu’un d’important à leur yeux, ils tournaient autour de nous comme si nous étions devenu leur soleil, ce qui leur permettait de vivre. C’était étrange et délirant.
    Calum m’avait dit que les vampires avaient déjà senti le changement et certains avaient déjà demandé une audience. Mais je ne voulais pas tout ça ! Qu’avais-je à leur dire ? Je n’étais pas prêt et pourtant je savais qu’il me faudrait un jour me montrer à la hauteur de ma nouvelle fonction. Ma priorité pour le moment était la protection de Léna, elle seule comptait.

    Beaucoup de questions la concernant me trottaient dans la tête. Pourquoi n’était-elle pas encore devenue un vampire ? Comment achèvera-t-elle sa transformation ? Il me fallait des réponses. Je devais me libérer l’esprit pour affronter la colère d’Hector.

    Je prenais mon téléphone portable et après avoir trouvé dans mon répertoire la bonne personne j’appuyais sur la touche d’appel.

    - Claire ? C’est Raphaël ! Je t’envoie une adresse, peux-tu venir le plus rapidement possible ?

    Après quelques banalités j’ai raccroché. Si mes calculs étaient bons elle serait là à l’aube.
    Je remettais mon portable dans la poche de mon pantalon posé sur la chaise de la chambre. Léna a bougé, je l’avais réveillé ? Non. Elle fait juste un rêve ! Je ne me lassais pas de la regarder. Je l’avais laissé et pourtant elle m’aimait toujours. Tout comme pour moi notre séparation n’a été que douleur. Je me rends compte maintenant que je n’aurais pas dû la laisser au moment où elle avait le plus besoin de moi. Comment ne pas s’enfuir devant un tel être. Je me sentais si faible à ses côtés, si vulnérable. Et pourtant maintenant je comprends que c’est elle qui fait ma force.

    Je croyais avoir au fil des années créé un monde qui m’appartenait. La musique avait été un échappatoire sur le monde auquel j’appartenais. En y songeant mes concerts étaient sans vie, et c’est ce côté mystérieux qui avait fait notre succès. Je comprenais maintenant pourquoi j’avais ressenti ce vide immense. Il me manquait quelque chose de précieux, il me manquait Léna.

    Je me sentais vivre enfin. Mais c’était à quel prix ?

    Je regardais sur le bureau de Léna et m’y installais. Elle était légèrement brouillon mais ça ne me gênait pas. Il y avait des stylos, des papiers, des factures. Sur une étagère la photo de ses parents. Un livre attirait mon attention et je le pris l’ouvrant machinalement. Une photo tombait sur mes genoux. C’était une photo de moi. Elle m’avait toujours gardé dans un coin de son cœur.

    Je me suis levé et je me suis assis sur le lit pour retirer mes vêtements. Je m’allongeais près d’elle, me blottissant dans son dos et passant mon bras autour de son corps. Elle gémissait tout en touchant ma main. Je sentais son odeur, je vibrais au son de son sang qui chantait à mes oreilles.

    Pourquoi mon âme sœur devait être cet être si fragile.

    Ça faisait quelques heures que je n’avais pas bougé d’un pouce sans fatiguer le moins du monde. Je pouvais rester des heures dans la même position comme une statue. C’était un exercice très facile pour moi, pour ce que j’étais.

    Quelqu’un était de l’autre côté de la porte, je l’ai entendu me dire que mon invité était arrivée.
    Elle était assise dans le salon, souriante.

    - Bonjour Raph, tu as une de ces têtes !

    - Très drôle ! J’ai des questions à te poser.

    - Et moi je t’ai dit bonjour !

    - Excuse-moi ! Bonjour Claire, tu as fait bon voyage ?

    - Disons que j’aurais aimé venir passer des vacances. Passons aux choses sérieuses. Si tu m’as fait venir c’est que tu as des problèmes, tu veux que je jette un sort à une bande d’humains ?

    - Non. J’arrive à maitriser sur ce plan là. A force de nous côtoyer as-tu entendu parler d’une légende entre un vampire et une humaine ?

    - Oui comme tout le monde ! C’est bizarre que tu m’en parles car j’ai fait des rêves étranges.

    - Lesquels ?

    - Un vampire se nourrissait d’une humaine qui enfantait des êtres exceptionnels. Je n’ai pas vu le visage du vampire mais la femme oui je l’ai très bien vu. Est-ce dont réel ?

    - J’en ai bien peur ! La jeune fille que tu as vu est juste dans la chambre à côté et le vampire …

    - C’est toi !

    - Exact !

    - Je savais que tu étais spécial. Tu n’avais pas le même aura que les autres de ton espèce, j’aurais dû faire le lien. Quel est le problème alors ?

    - Attends une minute ! Tu m’as dit que dans tes rêves tu voyais Léna enceinte ?

    - Ohhh elle s’appelle donc Léna. Très jolie prénom. Oui je pense, mais je n’en suis pas certaine, qu’elle aura des jumeaux, un garçon et une fille, bien évidemment. Ils seront mi-humain, mi-vampire.

    - Mais les vampires ne peuvent pas procréer ensemble.

    - Et je me doute que c’est pour ça que tu avais besoin de mes services. Vas-y pose-moi ta question.

    - Et bien nous avons fait … enfin bref je ne vais pas te faire un dessin mais notre échange de sang aurait dû la transformer mais le processus n’a toujours pas commencé. Je me demandais si tu pouvais m’aider à y voir plus clair.

    - Tu veux que je lise en elle c’est ça ?

    - Oui.

    - Alors il va falloir que tu lui parles, que tu lui expliques ce que je suis et pourquoi je suis là. Je ne peux voir en elle que si elle est éveillée tu comprends ? Il faut qu’elle m’aide à ouvrir son esprit. Si elle est dans son sommeil, c’est de ses rêves que j’aurais accès.

    - Tu es sûre ?

    - Raphaêl j’ai du mal à te reconnaitre. Tu étais si combattif, si impétueux et orgueilleux. Et te voilà en amoureux transis près à mourir pour celle qu’il aime. Waouh ! Si je ne le voyais pas de mes yeux j’aurais eu du mal à le croire.

    - Arrête ! Ce n’est pas le moment Claire. Soit tu m’aides, soit tu pars.

    - Ok ! ok ! Ne t’énerve pas ! Je reste mais mes conditions restent les mêmes.

    - C’est d’accord, je vais réveiller Léna.

     

     

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    iris
     
     
    CHAPITRE 24




    - Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi veux-tu que je m’habille aussi tôt ? demandais-je un peu affolée d’être réveillée si tôt.

    - J’ai quelqu’un à te présenter et nous devons parler.

    Il avait déjà dans ses mains des vêtements qu’il me passait à la hâte signe d’une réelle impatience. Je me demandais pourquoi je n’avais pas entendu de bruit surtout si nous avions des invités. Moi aussi j’avais des choses à dire, il était temps qu’on prenne certaines mesures.

    Je l’accompagnais, après un léger coup de peigne, vers le salon. Un doux parfum fleuri est venu me chatouiller les narines, une femme ? Comment pouvais-je savoir sans entrer dans la pièce que j’avais à faire à la gente féminine ?

    Raphaël me tenait par la taille tout contre lui. Il voulait faire passer un message c’était certain.

    La jeune femme s’est levée à notre entrée et m’a sourie.

    - Bonjour Léna, je suis Claire. Contente de faire ta connaissance. Hummm je comprends pourquoi Raphaël a craqué.

    - Bonjour, lui dis-je baissant les yeux, gênée.

    Raphaël m’entrainait déjà sur le canapé alors que j’osais enfin regarder les traits de la jeune femme. Je n’arrivais pas à savoir ce qu’elle était. Mais de toute évidence elle n’était pas un vampire.

    - Tu as raison je ne suis pas un vampire, me dit-elle me faisant rougir d’avoir été pris en faute. Je suis humaine mais j’ai des dons de clairvoyance, je suis médium et autres choses aussi mais c’est assez complexe.

    - C’est pour cette raison que je lui ai dit de venir, me dit Raphaël. Je t’ai raconté notre légende et je ne comprends pas certaines choses.

    - Pourquoi je ne me suis pas encore transformée ?

    - Elle est perspicace, dit Claire.

    - Oui. Ce n’est pas normal. Chaque transformation se passe toujours de la même manière et pour nous c’est un peu plus fort, un peu plus compliqué. Je n’ai jamais voulu prendre la responsabilité de transformer quelqu’un et en fait je ne sais pas si j’en suis capable. Je voudrais que Claire puisse lire en toi, tu comprends je dois savoir ce qui se passe pour pouvoir agir en conséquence. En restant humaine tu es en danger, tu es plus vulnérable.

    - Oui. Mais moi aussi je me les suis posée ces questions. Je ne voulais pas t’en parler, j’avais peur de ta réaction.

    - Tu avais peur que je me mette en colère ou que je te rejette ?

    - Les deux, mais la deuxième est plus proche de la vérité.

    - Mes sentiments pour toi ne changeront pas ! Je sais ce que tu représentes pour moi, je sais que tu es celle qui m’est destinée. N’ai aucun doute à ce sujet, me dit-il en mettant sa main sous mon menton afin que je puisse le regarder dans les yeux.

    - On arrête les enfantillages ! Raphaël tient-toi tranquille ! Léna parle-moi de ce que tu ressens. Pas en ce qui concerne Raph mais en ce qui te concerne toi.

    - Je ne sais pas c’est assez curieux. J’ai ressenti une douce chaleur lorsque j’ai bu le sang de Raphaël, c’était comme si il se mélangeait au mien. Je me suis sentie plus forte, enfin juste une impression. Et puis tout à l’heure j’ai senti votre parfum, je savais que vous étiez une femme bien avant d’entrer dans la pièce.

    - Intéressant ! Maintenant tu vas me donner ta main.

    C’est ce que j’ai fait sous le regard attendri de mon vampire. Elle fermait les yeux, se concentrant.

    - Raphaël, retire ta main de celle de Léna.

    Le visage de Claire s’est alors illuminé, pas au sens du terme évidemment mais de l’inquiétude et de la concentration elle est passée à la joie et à la détente.

    - Incroyable ! C’est inimaginable !

    - Quoi ? demandais impatiemment Raphaël.

    Elle m’a alors lâché et s’est assise un peu plus confortablement sur le fauteuil. Elle nous souriait.

    - Et bien ! Vous n’êtes pas un couple ordinaire. Lorsque vous étiez connectés par vos mains c’était comme si je n’avais à l’esprit qu’une seule et même personne. Je n’arrivais pas à vous distinguer l’un de l’autre. C’était comme si vous étiez chaque moitié d’un corps. Je cherchais l’esprit de Léna mais rien à faire, votre amour m’éclatait en plein visage. Il y a des choses que je ne m’explique pas alors Raphaël il va falloir que tu me dises exactement cette légende. Ensuite lorsque tu as lâché Léna, j’ai pu avoir accès à son esprit. Elle n’est pas tout à fait humaine.

    - Quoi ? dis-je en même temps que Raphaël.

    - Elle n’est pas non plus tout à fait vampire. Je m’explique ! Elle est toujours elle, toujours humaine. Mais elle a pris quelques unes de tes facultés, comme un odorat plus développé, une force incroyable et certainement une ouïe super développée. Mais elle a le corps d’une humaine, elle mange normalement et …

    - Et quoi ? lui demandait inquiet mon vampire.

    - Elle achèvera sa formation que lorsqu’elle t’aura donné des enfants.

    - Mais je croyais qu’un vampire ne pouvait pas procréer, lui dis-je un peu affolée.

    - Je le croyais aussi très chère. Mais vous êtes ceux qui changeront le monde. Je… Raphaël je peux lui dire ce que je t’ai dit tout à l’heure ?

    - Oui. Elle est ma femme elle doit tout savoir.

    - Léna. Ça fait déjà un moment que je rêve de toi. J’ai eu la vision de tes enfants.
    Je voulais dire quelque chose mais ça n’arrivait pas à sortir tellement j’étais stupéfaite de ce que j’entendais.

    - Tu auras deux enfants, un garçon et une fille, plus précisément des jumeaux. Ils seront le fruit de votre amour bien sûr mais aussi le fruit d’un changement dans le monde qui existe actuellement. Ils seront mi-vampire mi-humain. A quelle dose ? Je n’en sais rien. Est-ce que leurs deux parties seront égales ou bien seront-ils plus vampire ou plus humain ? Je ne pourrais répondre à cette question qu’à leur naissance.

    - Mais je ne suis pas prête à avoir des enfants ? dis-je en me levant brusquement.

    - C’est vrai, tu as raison. Vous avez encore du chemin à parcourir avant que cela n’arrive et surtout vous devez être hors de danger.

    - Et ce n’est pas demain la veille. Mais comment vais-je protéger Léna ?

    - Elle est forte maintenant. Il faut juste que tu lui apprennes certaines choses pour se défendre. Mais la priorité c’est Hector c’est ça ?

    - Oui. Il va vouloir tuer Léna car c’est elle la source de ma survie.

    C’est alors que Raphaël a parlé de la légende, des faits réels, et des choses que nous avions vécu depuis notre rencontre.

    - Pourquoi l’as-tu abandonnée, lui demandait Claire.

    - Je voulais qu’elle vive une vie normale. Je ne voulais pas qu’elle souffre à cause de moi.

    - Et pourtant elle a souffert. Beaucoup plus qu’elle ne veut bien te le dire.

    - Je le sais maintenant.

    - Alors tu ne peux vraiment plus te nourrir sur quelqu’un d’autre ?

    - Non. Même les animaux, les poches que Calum me ramenait de l’hôpital, rien n’y faisait.

    - Incroyable !

    Elle restait là sans rien dire, nous regardant comme si nous étions des personnages de foire. Je commençais à bouger sur le canapé, signe que j’étais un peu irritée.

    - Désolée Léna ! Je ne voulais pas paraitre mal poli.

    - Qu’est-ce qu’il y a ? demandait Raphaël.

    - Ta …… femme était légèrement en colère après moi.

    - Pourquoi ?

    - Parce que nous ne sommes pas des bêtes de foire, dis-je d’une voix assez aiguë.

    - Calme-toi ! Elle ne le pensait pas. Il faut que tu t’habitues à cela, nous serons amenés à rencontrer des gens qui essayeront de percer notre mystère.

    - Je sais ! Excuse-moi Claire !

    - C’est tout nouveau pour toi. Tu ne t’imaginais pas les conséquences ?

    - Tu as raison. Mais j’ai choisi cette vie, j’ai choisi Raphaël contre mon humanité.

    - Je comprends. Mais tu seras humaine encore un moment.

    - Oui, malheureusement.

    - Tu ne veux pas avoir d’enfants ? me dit Raphaël.

    - Disons que je ne m’étais pas préparée à cette éventualité. Maintenant c’est à moi de prendre la parole. Raphaël nous ne pouvons pas rester ici. Mon appartement est beaucoup trop petit, nous n’avons plus d’intimité avec Calum et le groupe qui squatte toutes les nuits. Je me doute qu’avec cette légende nous allons avoir bientôt beaucoup d’autres visites et …. En fait je pensais aux gens qui vivaient dans ce quartier, ils vont commencer à se poser des questions.

    - Qu’est-ce que tu veux ? me demandait mon amoureux.

    - Je veux qu’on s’installe chez toi. Premièrement il y a énormément de place, deuxièmement tu as un système de sécurité beaucoup plus perfectionné qu’ici. Cela te permettrait d’être un peu plus toi-même, un peu moins protecteur à mon égard.

    - C’est d’accord ! Nous partirons ce soir. Me dit-il en m’embrassant tendrement. Mais ne crois pas que je serais moins protecteur.

     

     

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    CHAPITRE 25




    Je terminais de m’installer dans la chambre de Raphaël, enfin dans ce qui était maintenant notre chambre. Je vidais mes bagages, mettais sur les étagères ce qui me tenait à chœur. Je faisais de la place dans la salle de bain et trouvais de la place sur une commode pour me faire un semblant de coiffeuse.

    Sur la table de nuit je déposais l’album photo de ma vie d’avant. Je le feuilletais encore lorsque Raphaël est entré dans la pièce.

    - Tu as trouvé de la place pour tes affaires ? me demandait-il en se penchant pour m’embrasser dans le cou.

    - Oui. Tu es un amour.

    Il me regardait d’un air triste et me caressait la joue.

    - Ils te manquent ?

    - Bien sûr, ce sont mes parents. Je …. Enfin j’aurais tellement voulu que ça se passe autrement.

    - Tu aurais voulu ne jamais me rencontrer.

    - Non ! Je t’aime ! Seulement l’histoire de mes parents, juste cette partie là aurait dû être différente. Ils ne se souviennent même plus avoir eu une fille, finis-je par dire en pleurant.

    - C’est beaucoup trop pour toi tout ça ? Il n’y a pas que tes parents. Dis-moi la vérité. Je ressens ta peur, tes inquiétudes aussi. C’est pour tout ce que tu viens d’apprendre ?

    - Un peu c’est vrai. Je suis quoi moi ? Je ne suis plus humaine, je ne suis pas encore un vampire. Je ne sais pas à quoi j’appartiens. Je suis un peu perdue.

    - Tu es ma femme ne l’oublie pas. Donc tu es quelqu’un et quelqu’un d’important à mes yeux. Tu veux qu’on parle d’autres choses ? Des enfants peut-être ?

    - Comment ça peut être possible ? Je croyais que les vampires ne pouvaient pas faire des enfants à des humaines. Je m’étais fait à ce fait. Et maintenant on me dit que je vais bientôt être mère, de jumeaux en plus. Comment je dois prendre les choses. Tu sais ce que ça implique. Bien sûr si nous sommes tous les deux des vampires nous pourront les protéger mais que seront-ils exactement. Est-ce qu’on doit s’inquiéter de ce qu’ils pourraient faire ?

    - Chut ! Nos enfants ne sont pas encore nés. Chaque chose en son temps. Je te promets de réfléchir à tout ça et nous en reparlerons. Tu sais je n’avais pas envisagé cette vie là pour moi. J’étais libre, j’avais mes concerts, ma musique. Et maintenant je dois combattre contre les vampires, je suis à la tête d’un monde qui jusqu’à présent me faisait horreur et j’ai des responsabilités que je n’avais pas demandé.

    - Tu es marié et tu vas être père !

    - Je suis mariée à la femme que j’aime et même si je ne l’avais pas envisagé je suis heureux d’apprendre que tu vas me donner ce que je croyais perdu à jamais.

    - Tu es prêt à tout ça ?

    - Non, mais nous allons y faire face ensemble, tous les deux. Mes sentiments sont toujours aussi fort. Notre histoire est peut-être écrite mais notre destin c’est nous qui le contrôlons. Viens-là ! me dit-il en s’allongeant sur le lit.

    Je me blottissais dans ses bras. Je n’avais jamais envisagé Raphaël comme un être froid. Nous étions tellement fait l’un pour l’autre que je n’avais jamais ressenti cette différence. Mais depuis quelques jours j’avais eu l’impression que sa peau était plus chaude, à moins que ce ne soit la mienne qui devenait plus froide.

    Je serais restée des heures comme cela contre son corps mais c’était sans compter Calum qui frappait comme à son habitude à notre porte.

    - Raphaël ! Réunion d’urgence dans le salon dans cinq minutes.

    - J’arrive !

    - Qu’y-a-t-il ? demandais-je en me redressant.

    - Rien ! Reste là ! Plusieurs personnes doivent venir ce soir. J’espère avoir des nouvelles d’Hector. Promets-moi de ne pas te montrer. Je ne veux pas te mettre à l’écart de ce qui se passe mais je ne veux pas que tu sois inutilement en danger. Ces personnes je ne les connais pas, ils sont peut-être envoyé par Hector tu comprends ?

    - Oui. Vas ne sois pas en retard. Je te promets de rester sage.

    Il m’embrassait fougueusement avant de partir rejoindre ses amis.

    Je m’apprêtais à aller prendre une douche avant d’aller me coucher, la journée avait été longue et la fatigue commençait à se manifester. Claire a passé sa tête à la porte me demandant si elle pouvait me tenir compagnie. Je n’avais pas trop envie de me retrouver seule avec elle mais je me doutais qu’elle avait été congédié elle aussi.

    - La réunion ? demandais-je.

    - Pas le droit d’y assister.

    - Bienvenue au club !

    - Tu t’apprêtais à te coucher ? Je suis désolée, je peux partir si tu veux.

    - Non ça va aller. Du moins pour le moment.

    - Tu n’es pas très ravie de ma présence on dirait ?

    - Disons que je suis devenue méfiante ces derniers temps.

    - Tu as des questions me concernant n’est-ce pas ?

    - Puisque c’est toi qui en parle, oui. Je voudrais savoir ce qu’il y a eu entre toi et Raphaël.

    - Rien. Absolument rien. Oh si il n’y avait eu que moi bien sûr que oui mais il était déjà à cette époque réticent à vivre une histoire d’amour.

    - Tu es amoureuse de lui ?

    - Je l’ai été, mais c’est terminé depuis quelques années déjà. J’étais jeune, il m’éblouissait.

    - Tu peux me raconter votre histoire ?

    - Tu ne vas pas m’arracher les yeux, me demanda-t-elle dans un sourire.

    - Non ! Enfin ça dépend de ce que je vais apprendre, lui répondis-je dans le même état d’esprit.

    Nous nous sommes installés sur le sol prenant les oreillers et les coussins que l’on pouvait trouver. Je ne voulais pas la voir sur le lit que je partageais avec Raphaël. Elle me laissait faire sans poser de questions. J’étais sûre qu’elle avait compris.

    Raphaël et elle, se sont connus il y a maintenant une dizaine d’années. Elle m’apprit qu’elle avait 16 ans lorsqu’elle le rencontra pour la première fois. Elle en est tombée amoureuse immédiatement. Il ne faisait pas encore de concert mais allait de pub en pub pour jouer de la musique. Il n’avait pas encore ce look mais plutôt un style plus discret, plus romantique.

    Elle avait déjà quelques dons et en général on la prenait pour une sorcière. C’est pour cela qu’elle avait choisi un style entre le gothique du moment et la new wave des années 80. Ils avaient sympathisé immédiatement, parlant surtout de musique. Claire allait le voir dès qu’ils se produisaient aux alentours. Ils passaient des soirées ensemble et lorsqu’elle s’était enfuie de chez elle, il l’avait pris sous sa coupe jusqu’à ce qu’il arrive à la convaincre de rentrer chez elle. Elle, elle voulait vivre avec lui, elle lui avait dit qu’elle l’aimait mais lorsque pour le retenir elle lui a prit la main elle a eu les visions de ce qu’il était vraiment. Elle aurait dû avoir peur, se sauver, appeler à l’aide mais au contraire elle est restée et lui a fait promettre de tout lui raconter si elle acceptait de rentrer chez ses parents. Chacun a tenu sa promesse et une profonde amitié a pris la place à une amourette de jeune fille. Du moins elle s’est transformée au fil des années. Elle savait tout de Raphaël et elle l’aidait quelquefois lorsqu’il avait besoin de savoir s’il pouvait faire confiance aux bonnes personnes. La dernière fois qu’elle lui avait parlé c’était le soir où il m’avait vu dans cette discothèque avec mon amie. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. C’était comme si je l’avais attiré comme un aimant. Mais Claire lui avait répondu qu’elle n’avait rien vu pour le moment, qu’elle l’appellerait dès qu’elle aurait du nouveau. Et si il ne l’avait pas fait c’est elle qui aurait repris contact à cause de ses rêves.

    - C’est vraiment moi que tu as vu dans tes rêves ?

    - Une vraie copie conforme.

    - Est-ce qu’il y a des choses que tu ne nous a pas encore appris ?

    - Oui.

    - Est-ce important ?

    - Pour toi oui. Quel est le prix à payer pour Raphaël ?

    - Quoi ? Je ne comprends pas.

    - Tu le comprendras bien assez tôt. C’est une proposition, et c’est la seule que tu auras.

    - C’est toi ou Raphaël ? Soit tu te sacrifies pour le sauver, soit c’est lui qui mourra pour te laisser la vie sauve.

    - Mais même si je meurs il mourra également.

    - Bien sûr que oui mais la souffrance que ça lui procurera sera ma récompense.

    - Je croyais que tu ….

    - Que j’étais une amie ? Non ! Je ne laisserais jamais Raphaël à quelqu’un comme toi. Comme il ne veut pas de moi, il n’appartiendra à personne.

    - Mais ce que tu as dit ?

    - Que vous alliez être parents ? C’est la vérité ! Je l’ai vu et c’est ce qui me fait agir.

    - Tu ne t’en sortiras pas ! Raphaël a dû entendre notre conversation, il va arriver.

    - Non ma chère il ne viendra pas à ton secours. J’ai oublié de te dire que les vampires qu’il reçoit sont des hommes d’Hector.

    - Tu mens ! lui dis-je en la poussant pour aller rejoindre Raphaël.

    - Où vas-tu comme ça ? Je n’en ai pas terminé avec toi. Je dois encore te dire une chose.

    Elle s’approchait de moi, m’agrippait les cheveux et me dit à l’oreille.

    - Ce n’est pas moi qui vais te faire la peau, c’est Hector.

    Elle riait quand elle a ouvert la fenêtre. J’ai voulu crier à l’aide mais elle m’a assommé avant que j’en ai eu le temps.

     

     

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    CHAPITRE 26
     

    Raphaël




    J’arrivais dans le salon avec Calum où quatre hommes nous attendaient. Je les regardais sans les voir et leur fit signe de s’assoir.

    Je me demandais si je ne les avais pas déjà vus quelque part. Mais restais de marbre pour ne pas éveiller leurs soupçons.

    - Que me vaut le plaisir de votre visite ? leur demandais-je.

    - Vous savez très bien que cela allait arriver. Vous êtes celui de la légende et nous venons nous présenter à vous comme il se doit dans de pareilles circonstances.

    - Venez en au but, dis-je en faisant signe à Calum de se retirer.

    - Nous avons à parler de vos nouvelles obligations. Vous vous doutez que vous ne pouvez plus rester dans cette modeste demeure. Vous devez revenir en Ecosse, là où est votre place.

    - Non ma place est ici, avec ma femme et mes amis. Que les choses soient claires, je suis peut-être pour vous quelqu’un d’important mais je n’ai rien demandé. Je veux vivre une vie normale, pas une vie de reclus.

    - Très bien ! Mais ne vous attendez pas à ce que la communauté vampirique vous suive sur ce terrain. Vous n’arriverez à rien dans ces conditions.

    - Et bien tant mieux ! Maintenant si vous n’avez pas d’autres questions je vous demanderais de quitter cette maison le plus rapidement possible.

    Tout le monde s’est levé et alors que nous nous dirigions vers la porte ils se sont tous les quatre arrêtés pour me faire face. Leur regard avait changé, leurs yeux étaient noirs et un sourire ironique se pointait au coin de leurs lèvres.

    - Vous aviez un dernier message à me dire ? Ah oui ! Un message important d’Hector c’est ça ?

    - Comment avez-vous su ? me dit l’un d’eux en essayant de me prendre à la gorge.

    Je m’éclipsais rapidement espérant que Calum avait protégé Léna. Je savais que ça devait arriver et qu’Hector enverrait des pions afin de jauger la situation.

    - Disons que j’ai une bonne mémoire et qu’un d’entre vous était au manoir d’Hector lors de sa petite fête.

    - Rien ne prouve que nous soyons avec lui, me dit celui qui avait été en retrait depuis le début.

    - Maintenant si !

    Je reprenais l’avantage et enfonçant une lame en argent en plein cœur de mon agresseur. Puis deux de mes amis en on fait autant avec deux autres. Ils attendaient depuis le début dans la pièce que je leur donne un signal. Il n’en restait plus qu’un, il était pour moi. Il fallait que je me presse, je savais que Léna était en danger, je l’avais senti depuis un moment déjà. J’avais entendu des bribes de la conversation qu’elle avait avec Claire. Il fallait que ce soit moi qui m’en occupe.

    Pendant que les autres membres de mon groupe s’occupait de se débarrasser des corps je filais comme l’éclair dans notre chambre. Calum avait décapité deux individus qui avaient essayé de rentrer par la fenêtre. Et tenait fermement Claire alors que je voyais le corps de Léna sur le sol.

    Je jetais un regard qui aurait pu la tuer sur place à la traitresse et prenais Léna dans mes bras. Je l’ai déposé sur notre lit et regardait sa blessure. Elle avait juste une égratignure à la tête, ce n’était pas grave. Elle était juste évanouie. Je sentais sa respiration régulière.

    - Pourquoi Claire ? dis-je d’une voix que je ne me connaissais pas.

    - Tu n’as toujours pas compris ? Vous êtes pathétiques tous les deux. Je l’ai fait pour toi, pour moi.

    - Tu sais les conséquences si Léna mourrait. C’était idiot de ta part !

    - Non ! Ce qui était idiot c’était d’avoir pactisé avec Hector. Seule je serais parvenue à mes fins et ta chère petite protégée serait déjà morte.

    - Elle a du sang de vampire dans les veines, cela n’aurait peut-être pas fonctionné.

    - Mais j’étais prête à lui enlever sa sale tête de son corps.

    - Tu es devenue quelqu’un d’autres Claire. Je ne te reconnais plus.

    - Je t’avais prévenu pourtant. Si tu ne voulais pas de moi, tu n’appartiendrais jamais à une autre.

    - Je ne pourrais jamais t’aimer. Je ne t’ai d’ailleurs jamais aimé. Pour moi tu es comme une petite sœur que je devais protéger.

    - Mais moi je t’aime Raphaël, criait-elle.

    - Alors tu as voulu te venger. Tu nous as raconté toute cette histoire pour pouvoir nous approcher.

    - Non ! Tout ce que je t’ai dit est vrai. Mes rêves envahissaient ma tête à longueur de temps et cette petite garce revenait encore et encore. Elle était avec toi et tu étais heureux. Et puis ce rêve avec des enfants je n’ai pas pu le supporter. Je savais qu’il fallait que je vous détruise, c’était écrit. Je suis donc allée voir Hector et je lui ai tout raconté. Apparemment il était arrivé aux mêmes conclusions. J’étais avec lui lorsque votre lien s’est brisé. Il a su ce qui était arrivé. Nous avons mis au point ce plan machiavélique mais tu as été le plus fort, du moins pour cette fois.

    - Pour toi il n’y aura pas de prochaines fois. Je ne peux pas te laisser vivre en sachant que ton seul but c’est de tuer ma femme. Je ne peux pas te pardonner pour ce que tu lui as fait. Tu as osé poser tes sales pattes sur elle, la sentence sera sans pitié.

    - Tu reviendras vers moi un jour. Même si tu me bannis, même si tu m’enfermes dans un donjon ou que tu me jettes dans des oubliettes, je reviendrais pour me venger.

    - Non je ne crois pas !

    Sur ces derniers mots, je me suis approchée d’elle, je l’ai regardé dans les yeux en lui enfonçant mon poignard dans le cœur. Je voulais la regarder rendre son dernier souffle alors que la peur se lisait sur son visage.

    - Calum fait en sorte qu’il n’y ait plus de traces d’eux, s’il te plait. Et puis pour Claire brûle là. Je n’ai pas envie que son fantôme vienne nous hanter.

    Calum s’exécuta aussitôt alors que je retournais au chevet de Léna afin d’être le premier qu’elle verrait à son réveil.

    - Calum ?

    - Oui ?

    - Merci.

     

     

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    CHAPITRE 27




    J’ouvrais les yeux me demandant où j’étais. Je cherchais du regard quelque chose qui pourrait me rassurer. Il était là ! Raphaël était près de moi.

    Je reprenais mon souffle avant de pouvoir parler.

    - Où est-elle ? Raphaël, Claire a voulu me faire du mal. Lui dis-je d’une traite.

    - Elle ne t’en fera plus je te le jure.

    - Qu’est-ce que tu me caches ?

    - Tu es sûre de vouloir l’entendre ?

    Je lui ai fait un signe de la tête.

    - Elle ne pouvait pas être impunie. Ce n’est pas dans notre nature. Elle ne viendra plus t’ennuyer.

    - Elle est ….

    - Morte ? oui. Et de ma main.

    - Quoi ? Tu l’as tué ?

    - Il le fallait, elle était devenue incontrôlable, elle aurait réussi à te tuer un jour ou l’autre.

    - Pourquoi tu n’as pas laissé cette tache à quelqu’un d’autre ?

    - Parce que tu es mienne, et c’est à moi que revient de te protéger ou de te venger.

    - Ohhh ! J’ai mal à la tête.

    - Elle t’a assommé pour te livrer aux hommes d’Hector. Mais tu cicatrises super vite, il n’y a plus rien.

    - Je voudrais prendre une douche. Tu m’attends ?

    - Je vais faire mieux que ça, je t’accompagne, me dit-il en m’embrassant le lobe de l’oreille puis le cou, descendant légèrement sur mon épaule.

    J’avais besoin de sa présence, j’avais besoin qu’il s’occupe de moi. Je voulais qu’il me fasse oublier ce que je venais de vivre.

    Sa chaleur m’entourait comme à chaque fois. Grace à ça je savais ce qu’il pensait, je savais les sentiments qu’il avait à mon égard.

    Il m’a pris délicatement dans ses bras. Ma tête s’est posée contre son cou. Je respirais son odeur et l’embrassais.

    Je me suis rendue compte que son tee-shirt était couvert de sang, le sang de ses victimes, le sang de Claire. Etonnamment je ne m’en préoccupais pas, tout ça faisait parti de lui, je l’avais déjà accepté. Je l’avais laissé se nourrir de mon sang et j’avais moi-même bu le sien. J’allais moi aussi dans quelque temps lui ressembler.

    Nous nous sommes très vite retrouvés nus. Nos caresses nous électrisaient incontestablement. Je frissonnais de plaisir et mon désir pour lui augmentait de plus en plus. L’eau était chaude et bienfaitrice. Il a mis du gel douche dans le creux de sa main et il a commencé à me masser avec douceur. C’était si bon. Ses mains parcouraient mon cou, descendaient sur mes épaules pour finir par mes bras. Je n’aurais jamais pensé que de se laisser laver par un homme pouvait être aussi intense en sensation. Mon dos était contre son torse alors qu’il me caressait le ventre.

    Nous explorions nos corps jusqu’à ce que nous ne faisions plus qu’un. Nos désirs étaient intenses et nous vivions des moments vraiment magiques.

    Nos cris se faisaient de plus en plus entendre. Je sentais mon désir monter, je savais que le feu d’artifice n’était plus très loin.

    - Vas-y mon amour, lui dis-je dans un souffle.

    Il enfonça alors ses crocs dans mon cou se délectant de mon sang. Puis il a enfoncé ses crocs sur son poignet afin que je puisse à mon tour boire son nectar fruité.

    Nous nous sommes séchés et il m’a transporté jusque sur notre lit.

    - Tu es belle, me dit-il en m’embrassant.

    - Toi tu es toujours aussi envoutant.

    - Envoutant ? Rien que ça !

    - Non. C’est même plus que ça.

    - Tu as le teint plus rose mon amour.

    - Oh… c’est ton sang qui fait ça ! Rien de bien exceptionnel !

    - Mais si ! Grâce à toi je vis.

    - Ah oui ! Je ne suis qu’un repas pour toi ? dis-je d’un air boudeur.

    - Non ! Viens là mon amour !

    J’étais sereine maintenant et je me délectais de nos instants d’intimité. Je savais que le pire était à venir.

     

     

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    iris
     
     
     
    CHAPITRE 28




    Une agréable odeur que je n’avais pas sentie depuis quelques temps est venue me chatouiller les narines et mes yeux se sont ouverts. J’étais encore toute endormie mais la première chose que j’ai vu c’est cette fleur qui me caressait la joue, le bras.

    - Un iris noir ! dis-je en souriant.

    - Bonjour mon amour. Je savais que ça te ferait plaisir. Ça fait trop longtemps que je ne t’ai pas fait de cadeaux. J’ai cherché toute la nuit et j’ai repensé au moment où tu es arrivée dans ma vie.

    - Merci, dis-je en prenant la fleur, respirant son odeur avant de donner le plus sensuel des baisers à mon vampire.

    - Hummm….. Si j’avais su ce qui m’attendait je t’aurais couvert de ces fleurs chaque jour.

    - Je ne demande que ça !

    - Nous n’allons pas rentrer dans cette routine. Mais je te promets que les iris noirs seront une de mes priorités.

    Nous nous embrassâmes longuement jusqu’à ce qu’il me repousse légèrement en prenant un air grave.

    - Qu’est-ce qu’il y a ? lui demandais-je.

    - Hector a déclaré ouvertement son intension de nous tuer.

    - Mais… comment… il n’a pas le droit de décider comme ça de nous éliminer.

    - Laisse-moi parler ! Il a certain droit par rapport à moi, il est mon « père » en quelque sorte. C’est lui qui a fait de moi ce que je suis et il veut sa part.

    - Sa part ?

    - Il veut diriger la moitié de ce qui m’appartiendra quand officiellement nous serons reconnus comme ceux dont la légende parle. Il sait ce que ça représente pour le monde des vampires, nos lois sont assez compliquées et ce serait vraiment trop long pour les énumérer.
    Et il a demandé autre chose.

    - Quoi ?

    - Toi ! Il te veut. Il sait que tu peux procréer et ….

    - Ne me dis pas qu’il veut que lui et moi nous ayons des enfants ? Claire m’a vu avec tes enfants, tu n’as pas oublié ?

    - Calme-toi ! Je n’ai pas oublié, mais il nous tient. Je n’ai pas d’autres choix.

    - Tu veux me donner à lui, dis-je en sanglotant.

    - Non mon amour ! Je dois ouvertement le provoquer en duel.

    - Vous voulez me gagner en duel ?

    - Non ! Tu n’as pas compris ! Léna ce n’est pas un jeu. Chez les vampires les duels ont lieu devant un grand nombre d’entre eux et un seul en ressortira vivant.

    - Non ! Non ! Je ne veux pas ! Partons loin d’ici. Je me moque de la légende, je veux être avec toi, je n’appartiens qu’à toi. Plutôt mourir que d’appartenir à Hector et te perdre à jamais.

    - Alors je ferais en sorte de ne pas perdre.

    Je le regardais avec des yeux ronds et un air ahuri. Je n’arrivais pas à réagir.

    Je me levais et allais m’enfermer dans la salle de bain. Je glissais le long du mur et lorsque je me suis retrouvée assise sur le sol je me suis mise à pleurer.

    Raphaël était de l’autre côté de la porte, il m’entourait de sa chaleur, de son amour. Il aurait pu éclater la porte en mille morceaux mais il a eu la délicatesse de ne pas le faire. Je savais qu’il me laissait un peu de temps pour reprendre mes esprits. Il avait compris que je devais être seule pour évacuer ce que je venais d’apprendre.

    Je ne sais pas combien de temps il s’est passé avant que je ne retourne dans la chambre.

    Raphaël était assis sur le sol devant la porte. Il était si triste à cet instant qu’il me bouleversait.

    - Pourquoi as-tu accepté ? lui demandais-je en me mettant à genoux à côté de lui.

    - Je ne veux plus que tu es à avoir peur de lui. Jamais je n’accepterais de te partager, je t’aime plus que tu ne peux l’imaginer. Pendant des dizaines et des dizaines d’années je me suis trouvé si seul.

    - Mais et tes conquêtes ?

    - Comme tu le dis des conquêtes ! Toi tu es entrée dans ma vie comme dans un rêve. Tu es dans toutes mes pensées, ton odeur me poursuit et fait parti de moi. Et maintenant ton sang me fait vivre. Mais c’est plus que cela. C’est indescriptible, c’est comme tu pourrais le dire toi-même magique.

    - Alors fait ce que je t’ai demandé, fuyons !

    - J’ai déjà parlé à Hector et on s’est mis d’accord sur une date.

    J’avais du mal à avaler ma salive, mon cœur était au bord d’exploser et j’avais la nausée. Mais je tenais bon le fixant du regard.

    - Et c’est pour quand, dis-je fébrilement.

    - Dans une semaine exactement.

    - C’est court !

    - Oui mais je te promets une semaine que tu n’oublieras jamais.

    - Je me fous de cette semaine.

    - Je ne m’en moque pas moi. J’ai demandé à Hector de nous laisser vivre au grand jour pendant les jours qui nous restent avant le duel. Il a accepté. Nous avons une trève, nous pouvons faire ce que l’on veut et aller où l’on veut pendant cette période. Accorde-moi ce bonheur comme si c’était le dernier.

    - Tu te vois déjà mourir ?

    - Non ! J’ai confiance en mon destin, mais c’est juste au cas où ! C’est un peu comme si nous allions en lune de miel. Dis oui mon amour.

    Ma tête voulait être en colère après lui mais mon cœur lui disait déjà oui.

    Je me jetais à son cou et l’embrassait fougueusement.

    C’est un peu essoufflé que nous avons repris là où nous en étions.

    - Et quel est le programme ? demandais-je me délectant encore du goût sucré de ses lèvres.

    - Oh mon cœur ! Notre destination est ….

    - Allez !

    - C’est à toi de choisir mon amour. Ce sera tout ce que tu veux.

    - Oh ! Et bien je ne sais pas, je n’y ai pas réfléchi. J’aurais aimé voir une dernière fois mes parents mais je ne pourrais plus me concentrer sur nous. Paris ! La France me tente bien mais je serais perturbée par toutes ses boutiques.

    - Tu aimes faire les boutiques maintenant ?

    - Tu as raison ce n’est pas moi !

    - D’autres idées ?

    - En fait oui. Je voudrais que tu nous trouves un endroit isolé, rien qu’à nous. Un endroit où nous pourrions vivre notre amour.

    - D’autres exigences ?

    - Si possible avec du soleil. Mais c’est peut-être un problème pour toi ?

    - Je te l’ai déjà dit ce n’est que des mythes. Prépare les bagages, nous partons ce soir.

    - Où ?

    - Et bien laisse-moi le temps de tout organiser.

    Nous savions tous les deux que notre bonheur n’était qu’une façade à cet instant. La dure réalité nous frapperait au visage rapidement mais si je devais perdre Raphaël il me fallait faire en sorte que nos derniers jours soient les plus beaux de notre vie.

     

     

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    iris
     
     
     
    CHAPITRE 29




    Nous étions dans un avion privé en direction des Seychelles. Je n’arrivais pas à y croire. Raphaël avait loué une villa sur la petite île de Frégate.

    J’étais aux anges et je me lovais dans les bras de mon vampire les yeux pétillants de bonheur.

    Mais le plus magique n’avait pas été de savoir où nous allions passer nos vacances mais plutôt de le vivre à bord du petit bateau qui nous menait sur l’île.

    Nous nous sommes dirigés vers un ponton qui menait à une superbe villa. Raphaël est descendu du bateau en premier, prenant en charge les bagages. Puis il m’a aidé à me hisser sur la terre ferme. J’étais émerveillée, je n’arrivais pas réagir. Pour l’instant j’avais l’impression que ce n’était qu’un rêve.

    L’eau était turquoise et transparente, la plage était de sable blanc nous appelaient à venir en profiter. Mais nous verrons ça plus tard, peut-être ce soir à la tombée de la nuit. Je savais que pour Raphaël le soleil n’était pas un problème mais à petites doses cependant.

    Je le suivais en regardant à droite et à gauche ne sachant où poser mon regard. La villa avait une structure en bois qui se fondait agréablement dans le paysage. La végétation était luxuriante et abondante. C’était magique. A l’intérieur tout était si beau, il y avait une telle luminosité grâce à toutes les baies vitrées qu’on avait l’impression de ne faire qu’un avec la nature.

    Les meubles étaient en bois, un peu dans le style colonial. C’était peut-être un peu trop fastueux pour moi mais j’appréciais les belles choses. Les pièces n’étaient pas meublées en abondance ce qui rendait les pièces immenses.

    - Ça te plait ?

    - C’est sublime !

    - Normalement il y a du personnel mais j’ai demandé exceptionnellement qu’on nous laisse tranquille. Le frigo est plein et j’ai donné un petit supplément pour que le ménage soit fait à fond que lorsque l’on partira. Alors évitons de ne pas trop salir ! me dit-il en me souriant.

    - Tu as peur que l’on sache qui tu es ?

    - Oui, un peu mais surtout je veux qu’on soit seul. Je te veux pour moi mon amour.

    - Mon cœur tu as vraiment pensé à tout.

    - Et si nous allions voir notre chambre ?

    - Et si nous allions prendre une douche ? répondis-je d’un air coquin.

    - Ah oui très intéressant, me dit-il en embrassant mon cou et mes épaules, commençant à me déshabiller par la même occasion.

    - J’espère que l’on ne va pas se perdre en chemin, lui répondis-je dans un souffle.

    - J’ai un instinct pour ne pas me perdre, aie confiance.

    Nous marchions doucement, nous touchant du bout des doigts, nous effeuillant petit à petit. A chaque vêtement qu’il arrivait à m’ôter j’avais le droit à des baisers légers me faisant frémir.

    J’avais plus de mal que lui à enlever ses vêtements mais avec ma force toute nouvelle j’arrivais à mes fins. Nos caresses étaient délicates et douces. Le fait de nous frôler ne faisait qu’accroitre notre désir déjà si intense.

    Après cette douche coquine, la fatigue du voyage aurait dû se ressentir mais je me sentais bien. J’étais même en pleine forme. Etait-ce le fait que je commençais doucement à me transformer ? Je n’avais pas envie de poser la question à Raphaël. J’avais envie de lui tout le temps. Je me sentais envahie d’un désir permanent pour cet homme qui était le plus souvent dénudé.

    Je n’avais jamais fait l’expérience du naturisme mais ici, à l’abri des regards sauf de celui qui comptait le plus pour moi je me laissais aller.

    Les conséquences étaient que je ne me sentais jamais rassasié de son corps. Dès que nous nous frôlions, dès que nous nous touchions ou que nous nous embrassions cela se terminait toujours par la même chose et j’en étais ravie.

    Comment être à ce point avide de ce vice qu’est l’amour ?

    Au début nous avions décidé d’explorer les environs mais chaque jour qui passait nous le remettions au lendemain. Nager dans une mer transparente, d’une température plus que chaude et totalement nu se montrait une expérience intéressante. Mon amoureux avait un goût de sel.

    Nos corps étaient plus légers et c’était bien sûr plus passionnant d’un certain point de vue.
    J’étais allongée sur un transat à l’abri du soleil sous des palmiers me couvant de leur feuille. Raphaël était à côté de moi comme à son habitude mais depuis ce matin son teint était pâle et il avait faim.

    - Viens te nourrir mon cœur. Lui dis-je pour la cinquième fois.

    - Non ! Je ne veux pas t’affaiblir.

    - Mais tu en as besoin pour combattre Hector. S’il te plait !

    - Est-ce qu’on peut éviter d’en parler pour l’instant ?

    - A une condition !

    - Laquelle ?

    - Viens, lui dis-je en mettant mes cheveux sur le côté en lui présentant le côté le plus vulnérable de mon cou.

    J’ai vu à ses pupilles qu’il avait changés d’avis mais je n’ai pas eu le temps de réfléchir à autre chose car il était déjà assis derrière moi à cheval sur le transat prenant la bonne position pour enfoncer ses crocs dans mon cou. Un frisson a parcouru ma colonne vertébrale alors qu’il commençait à aspirer doucement le liquide chaud qu’était mon sang et je me laissais aller contre lui.

    - Merci mon amour, me dit-il.

    - De rien mon cœur, ce fut un plaisir.

    - Je me demande bien d’où te vient ce petit air coquin que tu as depuis que nous sommes ici ?

    - Mais parce que dans un tel environnement tu es irrésistible.

    - Parce que toi tu ne l’es pas ? Tu te promènes nue devant moi à longueur de journée, tu l’oublies peut-être. Mais au-delà d’être un vampire je suis un homme.

    Evidemment que pour moi il était avant tout un homme. Je ne l’avais jamais considéré comme autre chose.

    La nuit dans ses bras mon esprits vagabondaient sur notre rencontre, notre première conversation, nos premiers gestes tendres, nos premiers baisers. Mais dans la nuit avec juste le bruit doux des vagues qui me berçait la perte de ceux que j’avais aimés venait me frapper comme si les vagues s’échouaient avec brutalité contre des rochers. Je songeais à la mort tragique et horrible de mon amie Ashley, mes parents qui ne savaient même plus qu’ils avaient eu une fille et surtout qu’il ne me restait que quelques jours de bonheur.

    - Tu pleures encore mon amour ? me dit Raphaël.

    - Je suis désolée c’est plus fort que moi. Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment. Trop de choses me trottent dans la tête. J’ai tout le temps envie de toi ou j’ai envie de pleurer.

    - Je sais ce que tu ressens. Tu voudrais que nous vivions des années ensemble concentré en une seule semaine. Dès que le soleil se couche tu sais qu’un autre jour va bientôt commencé et ça t’angoisse.

    - Pourquoi c’est toi qui me remonte le moral ?

    - Parce que je t’aime et je veux que tu sois heureuse.

    - Si tu veux que je sois heureuse, alors jure-moi que tu seras auprès de moi la semaine prochaine.

    - D’une manière ou d’une autre je serais auprès de toi, je n’ai pas à jurer.

    - Tu sais très bien ce que je veux dire, ce n’est pas le moment de jouer avec les mots. Alors je vais être plus directe, jure-moi que tu vas tuer Hector une bonne fois pour toute, revenir auprès de moi et me donner deux beaux enfants.

    Il me regardait intensément, a mis sa main sous mon menton et a déposé délicatement ses lèvres sur les miennes.

    - Je te le jure, dit-il tout bas d’une voix douce.

    La semaine se terminait et mon cœur souffrait déjà. Il avait été convenu que je ne les accompagne pas pour le combat mais Hector en avait exigé autrement. Tout ce que je savais c’est que le combat aurait lieu en extérieur, dans un endroit à l’abri des regards. Je devais m’attendre à une véritable boucherie, les deux vampires ne feraient pas semblant, cela promettait d’être violent et sanglant.

    Deux fois par jour, Raphaël se nourrissait de moi, dans tous les sens du terme. La perte d’une quantité non négligeable de sang m’avait donné un appétit d’ogre.

    Je préparais à contre cœur nos bagages pendant que Raphaël était debout devant la baie ouverte regardant sans doute une dernière fois cet endroit.

    C’est en silence que nous avons repris le petit bateau nous ramenant sur un continent moins désertique afin de prendre notre avion.

    Pendant tout le vol je me suis blottie dans ses bras, respirant son odeur afin que pour toujours elle soit imprimée dans mon esprit. Je sentais cette chaleur qui m’entourait encore et encore depuis notre première rencontre et qui me calmait. A cet instant je me sentais bien et en sécurité.

    Nous n’allions pas chez nous, nous allions directement au point de rencontre. Nous devions passer la nuit sur place, Calum et les autres membres du groupe nous y attendaient. Eux aussi avaient le droit de profiter de Raphaël alors que je l’avais eu toute la semaine pour moi seule.

    Avant de descendre de l’avion je m’arrêtais à la porte, respirant et soufflant un grand coup pour me faire revenir à la dure réalité et surtout me donner du courage.

     

     

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    iris
     
     
     
    CHAPITRE 30



    J’avais décidé de ne pas aller me coucher je voulais rester avec Raphaël et ses amis. Je me suis allongée sur le canapé alors que le son des guitares me berçait quand même un peu. Je luttais contre le sommeil et j’appréciais chacune de leurs chansons.

    En les voyant comme cela je me les imaginais en train de préparer un nouvel album. Ils discutaient, prenaient des notes, se disputaient légèrement pour un accord plutôt qu’un autre, bref une soirée comme ils en avaient sans doute déjà vécu bien d’autres.

    Mes yeux papillonnaient et j’ai fini par m’endormir.

     

     

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    Raphaël



    Je passais une agréable soirée et je jetais un œil de temps en temps sur Léna qui s’était enfin endormie sur le canapé du salon. Elle paraissait si calme que j’en étais bouleversée. Mais je me retournais vers mes amis je leur avais promis cette dernière nuit.

    Il me restait que quelques heures. Il n’y avait plus que Calum et notre discussion avait pris un autre chemin que celui de la musique.

    - Beaucoup de monde est déjà arrivé, me dit Calum.

    - Je m’en doute. Hector a dû fanfaronner afin d’attirer un maximum de curieux.

    - Je ne crois pas que ce soit ça. Tu as redonné de l’espoir Raph. Il y a cette légende.

    - Oui je sais, dis-je tristement.

    - Tu vas le détruire hein ?

    - Je vais essayer.

    - Non ! Tu vas y arriver. Si ce n’est pas pour nous, fais le pour elle, me dit-il en se tournant vers Léna.

    - Tu l’aimes bien n’est-ce pas ? lui demandais-je.

    - Oui. J’ai appris à l’apprécier. Elle est si fragile et si forte en même temps. Elle s’est mise en danger pour te sauver. Elle n’a pas peur de notre monde.

    - Pourtant il y a quelques temps tu ne sortais avec des humaines que pour assouvir ta soif et tes pulsions.

    - J’aurais pu être comme toi. Tu sais je ne te l’ai jamais dit mais j’aurais pu changer avec une humaine comme cette jeune fille Ashley.

    - L’amie de Léna ?

    - Oui. Nous aurions pu avoir une vie différente tous les quatre.

    - Tu as raison, nous aurions pu avoir une vie différente. Promets-moi de la protéger malgré Hector.

    - Je te le promets mais qui mieux que toi peut la protéger ?

    Je n’avais pas envie de répondre à cette question et je repris ma guitare afin de me libérer l’esprit quelque peu.

    A l’aube je me suis retrouvé seul dans la pièce avec Léna toujours endormie. Je me suis assis par terre à ses côtés. Je l’ai regardé dormir en lui caressant du dos de ma main sa joue, ses cheveux. Elle était si belle. Il fallait que je sois fort pour elle. Je ne devais pas me laisser envahir par la peur, mon instinct de survie et de prédateur devait reprendre sa place si je voulais avoir une chance de battre Hector.

    Je savais que je pouvais y arriver mais je savais qu’Hector pouvait s’en prendre à Léna pour arriver à ses fins. Il avait juré d’un combat loyal mais je savais depuis les années qu’il gagnait ses batailles par la ruse et la fourberie.

    Je suis resté là jusqu’à son réveil ma tête tout contre son corps. Je ne savais pas si elle avait senti ma présence mais sa main est venue à ma rencontre comme si comme moi elle avait besoin de me sentir près d’elle.

    Il fallait que je la réveille si nous ne voulions pas être en retard. Le soleil brillait un peu et essayait de percer les quelques nuages.

    J’ai mis ma main sur son ventre espérant que je verrais le jour béni où elle me donnerait des enfants. Je n’avais pas voulu avoir cette conversation avec elle au cas où. Je ne lui avais pas dit que plus que tout au monde l’avoir à mes côtés pour l’éternité était ce que j’avais rêvé depuis mon premier regard sur elle.

    Elle était déjà un peu trop attachée à moi pour que je lui fasse part de mes rêves les plus fous. Elle ne devait pas savoir qu’elle était ma plus grande faiblesse.

    Je lui caressais les cheveux, déposant des baisers sur le coin de ses lèvres.

    - Léna ! Mon amour ! Il est l’heure ! Réveille-toi !

    Elle a ouvert les yeux doucement et a cherché à accrocher mon regard, légèrement affolée.

    - Il faut nous préparer, lui dis-je d’une voix douce et pleine de tendresse.

    - Déjà ?

    - Oui.

    C’est sans un mot qu’elle est allée dans notre chambre pour se préparer.

    Je l’ai rejoint quelques temps plus tard, lui laissant un peu de temps. Elle était là assise sur le lit, éblouissante de beauté. Elle avait mis ses cheveux sur le côté, je savais ce qu’elle attendait de moi.

    Je me suis approchée, mes yeux brillaient d’envie. Son odeur emplissait la pièce, rendant le moment plus électrique. Elle paraissait si fragile à cet instant mais son regard disait le contraire. Elle savait ce qu’elle voulait et ce qu’elle était prête à faire.

    Mes lèvres ont frôlé ses joues, son menton, ses lèvres. Je la sentais fondre dans mes bras, elle était fébrile et son corps en disait long sur ce qu’elle ressentait. J’ai continué mon petit manège le long de ses épaules et puis je suis remonté doucement le long de son cou jusqu’à ce que je trouve ce que je cherchais et mes crocs ont percé sa peau laissant échapper le doux nectar qu’était son sang.

     

     

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