• L\'incroyable destin de June St John - Chapitre 33

     

     

    05.wir.skyrock.net1

     

    05.wir.skyrock.net6

     

    CHAPITRE 33

     

    Alistair avança vers nous. Personne d’autres ne bougeait. Il avait l’air en colère mais se contenait. Ses poings étaient fermés et sa machoire était crispé. Je commençais à trembler, j’avais peur que mes jambes me laissent tomber.

    Zakhiel caressait ma main de son pouce, il voulait me rassurer. Mais l’était-il lui-même ? Je n’osais pas regarder dans sa direction. De toute façon il fallait mieux que je garde un œil vers Alistair. Une chose m’inquiéta cependant où était mon grand-père.

    -          - Me voilà alors est-ce que je peux voir mon grand-père ?

    Il s’inclina et se retourna en faisant un signe vers les arbres. Là sortis deux personnes enfin deux vampires qui tenaient fermement mon grand-père. Il avait l’air épuisé. Mon dieu qu’avait-il fait de lui.

    -          - Rassure toi il est encore vivant. Du moins pour l’instant. Es-tu prête à prendre sa place ?

    -          - Ai-je le droit de plaider ma cause ?

    -          - Si ça t’amuse. Mais je ne vois pas ce que tu pourrais m’apprendre de nouveau. Alors ne gâchons pas un temps si précieux et viens me rejoindre.

    -          - Je souhaite m’exprimer avant et je vous demanderais de ne pas m’interrompre.

    -          - Ouhhhhh ! La petite enchanteresse me donne des ordres. Tu es qui pour te le permettre jeune insolente ?

    -          - Je suis la descendante de Merlin et vous devez en tant que telle me montrer un peu de respect. Etre vampire ne veut pas dire ne pas avoir de manière.

    -          - Passons. Vas-y parle.

    -          - Je vous que vous me promettiez de ne pas vous mettre en colère et de m’écouter jusqu’au bout. Vous n’avez rien à perdre.

    -          - Et pourquoi je me mettrais en colère ?

    -          - Parce que je vais vous parler de votre femme Cassandre, enchanteresse, vampire et mère de votre fils unique.

    -          - Je…

    -          - Ecoute-la ! Ecoute ce qu’elle a à te raconter. Si tu as aimé ma mère comme tu le prétends tu dois la laisser parler.

    -          - Alistair qu’est-ce que c’est que cette mascarade ? Finissons-en et partons nous avons tous mieux à faire.

    -          - Vous devez être Megane ? Justement cet histoire vous concerne, restez donc avec nous, lui cria Zakhiel.

    -          - Ha ha ha ! Qu’est-ce que tu sais sur moi ? Que je suis une sorcière ? Pauvre abruti.

    -          - Zakhiel n’est pas un abruti, c’est un grand magicien. Par sa mère il est à moitié vampire et à moitié enchanteur. Et oui Alistair, Zakhiel a été conçu avant la transformation de sa mère et donc il a reçu son côté enchanteur.

    -          - Tu le savais ? demanda Megane  à Alistair.

    -          - Je m’en suis toujours douté. Il était trop faible pour être un vampire à 100%. C’est pour cela qu’il me décevait chaque fois. J’espérais que s’il tuait il deviendrait un peu plus vampire mais non cet imbécile a préféré se rapprocher de ces maudits humains. Et maintenant il s’accouple avec cette …

    -          - Stop ! Je t’interdis de dire du mal de June, lui dit Zakhiel. Tu peux dire ce que tu veux sur moi mais pas sur celle qui fait partie de moi.

    -          - Pathétique ! Ecoeurant ! lança Alistair.

    -          - Je peux parler, leur demandais-je subitement.

    -          - Oui, dépêche-toi.

    -          - Grâce aux pouvoirs que votre fils a reçu de sa mère nous avons pu voyager dans le temps et nous avons été voir Cassandre quelques mois après la naissance de Zakhiel.

    -          - Mais ce n’est pas possible tu ne vas pas croire en ces infamies, dit Megane à Alistair.

    -          - Continue.

    -          - Nous l’avons prévenu qu’elle était en danger mais elle n’a pas voulu qu’on lui en dise plus car elle ne voulait pas que l’avenir soit changé. Nous avons cependant beaucoup parlé avec elle et il a été convenu qu’elle écrive un journal jusqu’au jour de sa mort et nous indiqua une cachette dans laquelle nous le trouverions à notre époque.

    -          - C’est pour le chercher que tu m’as demandé cette faveur ?

    -          - Oui. Nous l’avons trouvé.

    -          - Donne-le moi.

    -          - Tu ne vois pas qu’elle te ment pour gagner du temps. Comment peux-tu croire cette gamine ?

    -          - Père. J’ai vu ma mère. Elle m’a laissé une lettre pour vous. J’ai le journal sur moi.

    -          - Il te ment aussi. Il veut la protéger. Fais ce que tu devais faire, prends-la à la place du vieillard et fais ce que tu veux d’elle mais je ne crois pas que nos amis ou ennemis réunis ici ont envie de passer la nuit ici.

    -          - Zakhiel as-tu vraiment voyager dans le temps ?

    -          - Oui père !

    -          - Vas-y lis ce papier. J’en terminerais avec tout ceci après.

    Zakhiel et moi nous nous sommes penchés sur le petit bout de papier qu’il me tendait et toujours main dans la main nous avons lu à voix haute et claire ce qu’il y avait écrit. A cette instant nous avons senti une douce chaleur sur notre poitrine. Les pierres que nous avions au cou ont luis tout d’un coup et dans un éclair quelqu’un est apparu entre nous et Alistair.

    Cassandre !

    Je n’en revenais pas, Zakhiel non plus. Elle était là devant nous, elle nous tournait le dos mais était dans une position de protection face à celui qui était son mari. Elle était habillée d’une magnifique robe blanche qui pouvait ressembler à une robe de mariée.

    -          - Ce n’est pas possible. Qu’est-ce que c’est que ce tour de passe passe ?

    -          - Alistair ce n’est pas un tour de passe passe c’est vraiment moi. Je viens du monde des morts. Comme tu as pu le comprendre je peux voyager dans le temps mais aussi d’un royaume à un autre. j’ai toujours fermé les yeux sur ce que tu faisais mais là je ne peux pas te laisser faire. June explique lui s’il te plait.

    -          - M’expliquer quoi ? demanda Alistair levant une main vers Cassandre mais n’osant pas la toucher.

    -          - Que votre femme a bien été assassiné mais pas par les enchanteurs. C’était ce qu’ils voulaient vous faire croire.

    -          - Mais j’ai vu les indices qu’ils ont laissé. Je sais que c’est cette race infame qui a tué ma chère femme.

    -          - Non. C’est un vampire.

    Après un léger silence le temps que tout le monde prenne conscience de mes paroles j’entendis un gros brouhaha de la foule. Les vampires commençaient à avancer vers moi de colère. Alistair leva une main afin que tous reprennent leur place et garde leur calme.

    -          - En as-tu la preuve ? Est-ce que je peux savoir son nom ?

    -          - Oui j’en ai la preuve de la main même de Cassandre et son nom est Ulrich votre ancien bras droit.

    -          - C’est impossible ! Il aimait beaucoup ma famille et restait toujours à l’arrière afin de prendre soin d’eux. Il a fait beaucoup de sacrifice et il avait toute ma confiance.

    -          - Nooooooooooooooooooooonnnnnn ! criait Zakhiel. C’était un monstre. S’il n’était pas déjà mort je l’aurais tué de mes propres mains. Je ne peux pas June c’est au-dessus de mes forces.

    -          - Ce que veux dire votre fils c’est que votre bras droit à violer votre femme.

    -          - Qu…. Quoi ? Mais…

    Il regardait Cassandre qui baissait la tête n’osant regarder son mari.

    -          - Cassandre ? Dis-moi que ce n’est pas vrai.

    -          - Alistair, je suis désolée. Je te jure que je n’ai pas voulu que ça arrive. Ça s’est passé lors de ton dernier voyage avant ma ….

    Elle n’arrivait pas à dire sa mort  et pourtant elle était morte mais le temps était s’en doute différent d’où elle venait et son histoire devait encore être très réelle.

    -          - Mais il n’a pas agi seul, annonçais-je.

    -          - Alistair arrête cette mascarade, suplia Megane. Tu ne vois pas que ce qu’ils essaient de faire ?

    -          - Auriez-vous quelque chose à vous reprocher pour essayer de faire taire June ? rajouta Zakhiel.

    -          - Non, rien.

    -          - Et pourtant c’est vous qui avez aidé Ulrich, criais-je. Vous étiez amants et vous avez tout manigancé car vous saviez qu’en faisant accuser les enchanteurs Alistair ferait tout pour les anéantir et mènerait une guerre contre eux laissant la place à la communauté de sorciers dont vous avez pris la tête à la place de votre belle-sœur à qui ça revenait de droit.

    -          - Megane est-ce la vérité ? lui demanda Alistair.

    -          - Bien sûr que non. Ce n’est que la parole de deux gamins et d’une morte. Ils n’ont aucune preuve.

    -          - J’ai le journal de Cassandre, lui dis-je. Chaque jour elle remplissait les pages de ce cahier. Elle y a mis tout ce qu’elle a vu, entendu. Ses peurs, son agression.

    -          - Est-ce que je peux le voir ? me demanda Megane.

    -          - Non. C’est à moi qu’il revient, lui dit Alistair en s’approchant pour que je puisse lui donner le cahier.

    -          - Je ne vois pas ce que je fais encore ici. J’ai autre chose à faire que d’entendre de telles accusations.

    Il fit signe à quelques vampires qui s’emparèrent de Megane.

    -          - Tu n’iras nulle part pour l’instant très chère.

    -          - Tu n’as aucun droit sur moi.

    -          - Pas pour l’instant. Tu ne veux pas savoir la fin de cette histoire ?

    Megane se renfrogna mais ne dit plus un mot.

    Alistair prit le journal et le feuilleta lisant des passages ici ou là. Son visage changeait souvent d’expressions et je ne savais vraiment pas quelle décision il prendrait à mon sujet. Je le savais en colère mais bizarrement ça n’avait pas l’air d’être la même.

    -          - Cassandre, est-ce vraiment toi qui a écrit ce journal ? Est-ce que tu ressentais vraiment tout ce que je viens de lire ? Je savais que tu souffrais de mes absences mais je croyais que c’était nécessaire pour notre survie à tous. Et puis je croyais que l’on aurait l’éternité pour vivre notre amour. Malgré ça tu ne m’en a jamais voulu.

    -          - Oui. J’ai vraiment écrit ce journal. Je voulais faire quelque chose pour notre fils. Je ne voulais pas que tu le sépares de celle qu’il aime. Je n’ai pas pu être à ses côtés pour le voir grandir mais les sauver tu ne pouvais pas me l’enlever. Je dois partir on me rappelle. Sache que je t’ai toujours aimé, rattrape les choses avec ton fils car tu as tellement été cruel avec lui que je ne t’ai pas reconnu. La souffrance n’explique pas tout, la haine n’est pas une solution.

    Elle nous regarda une dernière fois avant de s’évaporer dans les airs. Alistair est tombé à genoux sur le sol serrant contre lui le journal de sa femme disparue. Il resta là un moment alors qu’un long silence pesait sur nous tous. Puis il se releva.

    -          - Megane je te condamne à mort pour ce que tu as fait à ma femme et à notre communauté. Tu seras exécutée sur le champ par moi-même.

    -          - Non. Je t’en supplie non ! Je suis désolée je ne voulais pas mais j’étais amoureuse, je faisais à cette époque tout ce qu’Ulrich me disait de faire, je…

    -          - Assez ! Tu as toujours été avide de pouvoirs et nous le savons tous les deux.

    Sur ces derniers mots il s’est jeté sur elle et lui arracha la tête devant la stupéfaction de tous ceux présents devant chez mon grand-père.

    -          - Noooonnnnn ! cria subitement une voix que je reconnaissais.

    Lucy écartait ceux qui l’entouraient et courait vers le corps de sa tante s’effondrant à ses pieds.

    -          - Vous n’aviez pas le droit. Vous êtes un animal.

    Et en me regardant.

    -          - Je me vengerais. Tout ça est de ta faute June St John.

    Sur ces mots qui me glacèrent le sang elle partit en courant. Je frémissais encore de ses paroles lorsque qu’une voix se fit entendre.

    -          - Lâchez le vieil homme, cria Alistair.

    Et en se tournant vers moi.

    -          - Jeune fille tu as un sacré cran pour t’être mis en travers de mon chemin. Tu as montré un grand courage digne de ton ancêtre. J’espère qu’un jour, bien sûr nous ne pourrons pas faire ami ami, nous pourrons avoir des relations moins mouvementées que celles-ci. Je te laisse libre de tes mouvements, tu n’es plus en danger je t’en fais le serment.

    -          - Merci, rajoutais dans un souffle. Merci de nous laisser libre, de nous avoir écouter, et d’avoir enfin fait justice.

    Il fit un signe et dans la minute qui suivait il ne restait seulement Alistair, mon grand-père, Zakhiel et moi.

    -          - Zakhiel pourras-tu me pardonner un jour pour tout ce que je t’ai fait subir ?

    -          - Franchement je ne sais pas. Pour l’instant je suis encore en colère pour se que tu as fait à June mais peut-être qu’avec le temps…

    -          - J’attendrais.

    Il allait s’en aller lorsque Zakhiel le rappela.

    -          - J’ai encore quelque chose pour toi. Il y avait avec le journal une lettre pour moi et une lettre pour toi. La voici, nous ne l’avons pas ouverte, j’espère qu’elle effacera un peu la douleur. Et… une dernière chose est-ce que je pourrais récupérer le cahier de ma mère ? Elle y met beaucoup de choses sur moi.

    -          - Oh oui ! Tiens. Garde le précieusement.

    Et en regardant nos mains jointes, il prit mon autre main toujours tremblante et regarda la bague.

    -          - Cassandre a eu raison de te laisser cette bague. C’est le seul bijou qu’elle gardait de ces ancêtres. Soyez heureux mes enfants et à bientôt j’espère.

    Nous n’arrivions pas à croire qu’il était enfin parti, que nous étions libre. Alors Zakhiel m’a pris dans ses bras et m’a fait tournoyé en m’embrassant avec fougue.

    -          - Hum Hum, toussa mon grand-père.

    -          - Oh désolée grand-père.

    Nous avons couru vers lui et nous l’avons aidé à rentrer dans la maison. Il avait l’air d’aller bien, il était seulement fatigué.

     

    3109038937_1_19_iDLPFjuA

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :