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    Chapitre 10

     

    J’étais dans ma chambre et le jour était levé. J’avais le cœur en fête et les yeux pleins d’étoiles. Je pensais à Zakhiel, j’espérais le revoir bientôt, pas au lycée, ailleurs, dans un endroit où nous pourrions être ensemble sans craindre les autres. Il nous fallait un endroit à nous, un endroit secret où l’on pourrait s’aimer sans avoir peur d’être découvert  par l’un ou l’autre clan.

    Je regardais mon bureau et je me suis concentrée. Avec ma main tout doucement j’ai réussi à déplacer des objets qui s’y trouvaient. Oh des petits bien sûr mais j’étais assez fière de moi. Je n’avais pas parlé à mon grand-père que je pouvais lire dans les pensées si je touchais la personne car j’aurais été obligé de parler de mon amoureux vampire. Et je sentais déjà les ennuies que l’on aurait lui et moi.

    Aujourd’hui je reçois mes amis. J’essaierai sur eux pour voir si ça fonctionne et après j’en parlerais. Oui, voilà , je ferais comme ça ! C’est plus prudent !

    J’ai regardé dans mon armoire pour voir ce que je pouvais mettre. Je voulais quelque chose de simple mais pas trop, une tenue dans laquelle je serais à l’aise. Il faisait déjà chaud alors j’ai choisi un short blanc avec un joli haut en dentelle de couleur rouge qui dégageait mes épaules. Pour la coiffure une queue de cheval assez haute fera l’affaire. Je me regardais une dernière fois dans le miroir. Humm ça me convenait tout à fait et puis ça rendait mon collier assez éclatant. Je n’aimais pas me maquiller, je ne sais pas pourquoi.  Enfin si c’était une perte de temps ! Pour aujourd’hui je me suis juste mis un peu de gloss histoire de faire briller mes lèvres.

    -          - Tu aurais pu mettre une robe !

    -          - Grand-père on n’est plus à ton époque. Je ne vais pas me déguiser en gâteau à la chantilly à chaque fois que l’on reçoit du monde.

    -          - Gâteau à la Chantilly ?

    -          - Oui c’est une expression, une blague, lui dis-je en soufflant.

    Carla, Lucy et Nathan arrivèrent ensemble. Ils avaient les bras chargés de cadeaux. J’étais émue car en fin de compte nous ne nous connaissions pas depuis si longtemps. J’avais demandé à Megane de venir aujourd’hui mais elle ne pouvait pas. On ne se parle presque plus, l’amitié est une drôle de chose. Dès que l’on s’éloigne de ceux que l’on aime les gens passent à autres choses et vous oublie. Elle avait ses amis à Minneapolis et moi j’en avais maintenant ici à Roseville. J’avais autre chose ici, un petit ami. Enfin je crois.

    -          - Tu es sublime, me dit Nathan.

    -          - Merci c’est gentil.

    -          - Tu sais il était pressé d’arriver, il a failli nous semer plusieurs fois, dit Carla en riant.

    -          - Je ne voulais pas être en retard c’est tout, leur dit-il d’un air boudeur.

    Je ne voulais pas que Nathan tombe amoureux de moi. Il fallait que je lui fasse comprendre gentiment qu’il ne m’intéressait pas.

    Mon grand-père est venu leur dire bonjour et se présenter à mes amis. Il était charmant comme à son habitude et avait très fière allure. Puis il s’est retiré en nous demandant de bien nous amuser. Ensuite il est allé s’enfermer dans le salon où se trouvaient déjà ses amis.

    -          - Ton grand-père à l’air super, me dit Lucy. Qu’est-ce qu’il fait ?

    -          - Euh ….. et bien il étudie de vieux livres pour ses recherches.

    -          - Quelles recherches, demanda à son tour Carla.

    -          - Sur les conséquences des légendes sur la société actuelle.

    -          - Waouh ! Intéressant ! dit Nathan.

    Ça m’était venu comme ça. En tout cas mon histoire était crédible et c’était le principal.

    Les filles m’avaient offert des vêtements et un très joli bracelet. Nathan avait pris les boucles d’oreilles et de jolies guirlandes de lumières pour mettre dans ma chambre. Je les fixerai sur le lit ça fera un super effet. Je me doutais que mes trois amis avaient dû faire leurs achats ensemble. Il y avait également  deux CD et un sac à main. Je ne savais pas quoi dire. Ils m’avaient vraiment gâtés. Je me suis approchée d’eux pour leur faire un énorme calin collectif. Les filles avaient préparés des jeux plus drôles les uns que les autres. J’avais l’impression de retomber en enfance mais en même temps je n’avais pas été aussi heureuse depuis longtemps enfin à part les moments que je passe avec Zakhiel.

    J’essayais de ne pas trop pensé à lui mais il me manquait. J’aurais tellement voulu qu’il soit là avec nous. Mais est-ce qu’un vampire s’amuse ? Le mien a 150 ans et ne trouverait-il pas que l’on soit puéril ?

    Et puis je me suis rappelée que je devais vérifier si mon don fonctionnait avec des gens normaux. Nous avions mis  mes nouveaux CD et je pris la main de Carla comme pour danser un rock. J’ai ressenti une chaleur parcourir mon corps et j’ai vu ses pensées. Elle était heureuse de passer une bonne journée en notre compagnie et me trouvait super sympa. C’était très agréable à entendre. Ah ! Elle était très intéressée à Nathan. J’arrêtais là notre danse car je ne voulais pas entrer plus en avant dans la tête de mon amie. J’ai fait la même chose avec Lucy mais cette fois c’était différent. Elle avait un secret. Devais-je aller plus loin ? Elle savait qui j’étais ? Je cherchais quelques réponses pouvant être enfouie dans un coin de sa tête et j’ai compris, elle était une sorcière. Elle n’était pas sincère avec Carla et n’était avec elle que par intérêt. J’étais gênée d’avoir appris toutes ces choses et je ne savais pas comment faire maintenant. J’ai décidé que finalement je devais laisser le destin choisir pour moi et attendre. Nathan m’a facilité les choses, car il voulait absolument faire une danse avec moi. Il avait des doutes sur moi. Pas sur ce que j’étais mais il se demandait si je l’aimais bien. Tout d’un coup j’ai vu dans ses pensées le visage de Zakhiel, il le connaissait ! Je ne voulais pas savoir et j’ai laché sa main. J’ai senti son trouble, je ne voulais pas lui faire de peine.

    -          - Aller au tour de Carla de danser avec toi, lui dis-je en souriant.

    La journée s’achevait et j’avais remercié chaleureusement mes amis pour tout ce qu’ils avaient fait pour moi aujourd’hui.

    J’ai rangé le jardin et j’ai tout nettoyé avant d’aller rejoindre mon grand-père dans son salon.

    -          - Je te dérange ?

    -          - Non, entre. Ça fait plus de deux heures que je suis seul. Tu as passé une bonne journée ?

    -          - Oui. Super !

    -          - Tu vois il ne s’est rien passé.

    -          - Rien de voyant du moins.

    Mon grand-père me regardait d’un air étonné.

    -          - Tu veux m’en parler ?

    -          - J’ai lu dans les pensées de mes amis cet après-midi. J’ai pu le faire en les touchant. Ça s’est passé lorsque nous dansions.

    -          - Oui c’est un don qu’ont la plupart des enchanteurs, mais pas tous. Moi par exemple je ne l’ai pas.

    -          - C’est assez déroutant tu sais. J’ai l’impression de les espionner, rentrer dans leur tête sans leur permission n’est pas très correcte, je viole leur intimité. Est-ce que je peux contrôler ce don ?

    -          - Oui. Tu peux choisir de ne pas entrer dans leur esprit c’est toi qui décide. Tu dois te concentrer et imaginer que tu battis un mur dans ta tête et que pour entrer il te faudra une porte et demander la permission.

    -          - Est-ce que tu savais que Lucy est une sorcière ?

    -          - Oui je connais sa famille. Mais même si je ne désire pas que tu en deviennes une je n’ai rien contre elle.

    -          - Est-ce qu’il y a des personnes dont on ne peut pas entrer dans leur tête ?

    -          - Oui. Bien sûr. Toutes les créatures du mal.

    -          - Aucune exception ?

    -          - Aucune. Pourquoi me demandes-tu cela ?

    -          - Pour rien je m’instruis !

    J’espère avoir été assez convaincante pour que mon grand-père ne cherche pas à savoir ce que je cachais.

    -          - Quels sont les autres dons des enchanteurs ?

    -          - Il y en a énormément tu sais. Sans compter tous les sorts que nous apprenons au fil du temps. Les enchanteurs peuvent lire dans les pensées, déplacer des objets, avoir des prémonitions, arrêter le temps, accélérer le temps, il y en a même qui arrive à se déplacer dans le temps. Nous pouvons soigner les humains comme les animaux. Mais tu as lu tout ça dans les récits de tes ancêtres alors pourquoi ces questions ?

    -          - J’avais besoin de les entendre, tu comprends ? J’ai encore beaucoup de mal à savoir qui je suis vraiment. J’ai l’impression d’être à la recherche de mon identité. Je ne sais pas qui je suis et je ne sais pas ce que vous attendez de moi. Je suis à la fois excitée et apeurée.

    -          - Mais c’est tout à fait normal. Moi j’ai su dès ma naissance qui j’étais et j’ai eu le temps de m’y habituer toi tu viens tout juste de l’apprendre et tu avais une autre vie avant, une vie loin du monde fantastique auquel tu appartiens maintenant.

    -          - Pourquoi personne n’a remonté le temps pour empêcher la mort de mes parents ?

    -          - On peut remonter le temps mais pas changer notre destin. Il y aurait de graves conséquences sur le monde si nous le faisions. Ça nous est interdit.

    -          - Comment ils savent que nous avons désobéis ?

    -          - C’est pour cela qu’il existe des surveillants. Ils doivent tout surveiller afin de réparer la moindre erreur avant  qu’un simple être humain ne s’en aperçoive.

    -          - Je les appelerais  plutôt des nettoyeurs.

    -          - C’est un peu sectaire comme nom. Ils ne sont pas que ça, ils veillent sur nous, sur notre monde mais également sur le monde normal. Il faut que tu comprennes que pour notre survie nous ne pouvons pas divulguer qui nous sommes. Je te demanderais d’être prudente ce n’est pas un jeu.

    -          - Qu’est-ce que vous attendez de moi ?

    -          - De sauver le monde.

    -          - Ben voyons ! J’arrive et hop le monde est sauvé ! Et je dois le sauver de quoi ?

    -          - Du mal. Ils prennent de plus en plus le pouvoir. Le monde change, les gens changent. Il y a plus de guerre, plus de violence, les humains ne se supportent plus et s’emportent facilement. Et ça prend de l’ampleur au fur et à mesure des années. Tu es capable d’arrêter tout ça, du moins tu le seras dans quelques temps. C’est de notre devoir de t’enseigner tout ce que l’on sait afin que tu sois prête le moment venu. Mais tu es en danger. Il faut que tu saches qu’ils chercheront à te tuer. Méfie-toi et reste prudente dans les choix de tes amis. Ils feront preuve de beaucoup de ruse pour que tu leur accordes leur confiance. Nous veillerons sur toi le plus possible mais nous savons aussi que nous ne pouvons pas te suivre partout. Tu as besoin d’intimité pour te construire.

    -          - J’ai une exigence.

    -          - Laquelle ?

    -          - Qu’on me laisse faire mes propre choix, mes propres erreurs. Si il y a des choses qui ne me conviennent pas je veux qu’on prenne le temps de discuter afin de trouver la meilleure solution. Je ne veux pas être sous vos ordres. Je ne suis pas une marionnette qui dit oui à tout et qui obéis à ses maitres. Je suis une jeune fille qui veut vivre avant tout une vie normale avec des amis et pourquoi pas un petit ami. J’apprendrais ce que je dois savoir comme une bonne élève mais sans contrainte. Il faut que vous ayez confiance en moi.

    -          - Ça me parait correct. Cependant il faut que j’en parle avec les autres conseillers. Nous te laisserons juger par toi-même tes actes mais jusqu’à un certain point. Tu ne devras pas mettre des vies en danger par des caprices de jeune fille, est-ce clair ?

    -          - Tout à fait.

    J’allais quitter la pièce lorsque mon grand-père me rappela.

    -          - June ? Tu as parlé de petit ami tout à l’heure. Tu as quelque chose à me dire ? Peut-être sur ce garçon Nathan ?

    -          - Nathan n’est pas mon petit copain. C’est juste un ami. Mais je voulais que les choses soient claires au cas où ! lui dis-je en souriant.

     

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    Chapitre 9

     

     

    Mon grand-père m’avait autorisé à inviter mes amis pour mon anniversaire. Bien sûr nous essayerons d’éviter le salon mais il allait faire beau et on serait très bien sur la terrasse derrière la maison sous la pergola. Il m’avait dit qu’il serait là avec ses amis au cas où il faudrait faire oublier à mes invités que je n’étais pas quelqu’un d’ordinaire. J’ai 18 ans demain et tout le monde est un peu sous pression. Mais j’ai deux jours avant de recevoir mes amis et mon grand-père a bon espoir pour qu’il n’arrive rien.

    C’est au petit déjeuner que ça s’est manifesté. J’étais en train d’avaler mon croissant lorsqu’en montrant du doigt le journal à mon grand-père qu’il cherchait depuis cinq minutes, nous l’avons vu se jeter contre le mur plus loin.

    -          - Et bien, ma petite fille, au moins on sait le premier de tes dons, me dit-il fièrement.

    Moi je me retrouvais avec plein de chocolat sur mon pyjama tellement j’avais été surprise de ce qui était arrivé. J’étais rouge de honte et effrayée.

    -          - Je crois qu’il ne faut mieux pas que tu montres quoi que ce soit du doigt à quelqu’un tant que tu n’auras pas maitriser ta force.

    -          - Mais si je le fais inconsciemment et que je fasse du mal à quelqu’un. Oh ! Grand-père je ne veux plus jamais sortir d’ici.

    -          - Tout se passera bien, je te le promets. Tu arriveras à te contrôler. Nous sommes tous passés par là. Je pense que l’on vient de voir le plus visible de tes pouvoirs enfin jusqu’à tes 20 ans. Les autres seront plus subtils. Tu me feras part de tout changement, soit attentive et retiens ce qui te parait bizarre. Aller va te préparer , me dit-il en me regardant pleine de chocolat, je crois que tu en as besoin !

    Je ne voulais pas aller au lycée. J’avais peur de ce que je pouvais faire. Mais ça ne me ressemblait pas non plus. J’ai toujours fait face aux situations. Je devais me montrer forte et mature.

    Devant le lycée, je pris une longue inspiration et je me suis avancée vers mes amis qui m’attendaient.

    -          - Joyeux anniversaire, me dirent-ils en chœur.

    -          - Merci. Alors vous êtes prêt pour venir chez moi dimanche.

    -          - Bien sûr on ne louperait ça pour rien au monde, me dit Nathan.

    -          - Oui on va bien s’amuser, avec Lucy on a prévu plein de choses, tu verras ! me dit à son tour Carla.

    Et c’est en les questionnant pour essayer de savoir ce qui m’attendait que nous avons pris le chemin des cours. Toute la journée j’ai été tendu espérant qu’il n’arrive rien. Cependant, j’avais très mal à la tête et ça m’inquiétait. J’entendais des brouhahas par moment et tout redevenait normal l’instant suivant. J’avais eu une impression bizarre toute la journée et c’est seulement lorsque je suis arrivée sur le parking que j’ai compris Zakhiel n’était pas venu au lycée.

    J’espérais qu’il ne lui était rien arrivé, j’avais peur pour lui. Je me demandais si il n’était pas parti définitivement maintenant que j’avais des pouvoirs. Est-ce qu’il pensait que maintenant que je pouvais me défendre seule je n’aurais plus besoin qu’il me protège ? Si il savait que c’était lui, son odeur, ses bras m’entourant de réconfort qui me manquaient.

    Mon grand-père avait invité Mr Gram’s, Melle Pedington et deux autres de ses amis pour le repas. Lorsque je suis montée me préparer j’ai trouvé une merveilleuse robe pendue à ma porte. Elle sortait tout droit du Moyen-Age. Elle était un peu dans les tons prûnes avec des fils et des broderies couleur or. En général ce n’était pas mon style mais je l’ai mis quand même pour faire honneur à mon grand-père qui avait vu sa vie chamboulée par mon arrivée.

    Lorsque je suis arrivée dans la salle à manger, ils se sont tous levés et se sont inclinés devant moi. Je n’en croyais pas mes yeux. J’avais l’impression d’être la personne la plus importante de la terre et j’en fus troublée. Les deux autres personnes que je ne connaissais pas étaient en fait ceux qui devaient évaluer mes pouvoirs dans les mois à venir. Ils avaient deux ou trois ans de plus que moi enfin je le supposais. La jeune fille se prénommait Bérénice et ressemblait à une poupée avec ses anglaises autour de son visage de porcelaine. Le jeune homme était très beau mais avait un visage fermé et dur, il s’appelait Célian. Je n’aimais pas du tout la façon dont ce dernier me regardait, ses yeux parlaient avec envie et il en faisait un peu trop avec mon grand-père.

    Cette soirée avait été d’un ennui et j’étais contente de retrouver le calme de ma chambre. Je voulais profiter de cette douce nuit pour m’installer sur mes coussins la fenêtre ouverte. Quelque chose brillait sur le montant. Je me suis approchée et j’ai trouvé une jolie chaine avec au bout une toute petite pierre bordeau. Il était magnifique. Je regardais à l’horizon pour essayer d’apercevoir quelque chose ou quelqu’un. Mon cœur battait fort, j’espérais que ce cadeau soit de la part de celui qui hantait mes rêves les plus fous.

    Je me pressais pour aller à la bibliothèque dans l’espoir qu’il serait là. J’étais déçue et triste de voir qu’au bout d’une heure il n’était toujours pas apparu. Les enfants s’impatientaient et me tiraient  pour que je leur lise leur histoire. J’allais retourner au comptoir lorsque l’on me tendit un livre. J’ai regardé celui qui se trouvait devant moi et mon visage s’est éclairé. Il était enfin devant moi. Il a jeté un regard à mon cou, il a vu que je portais le collier. Lorsque je remplissais sa fiche j’ai eu l’idée de lui mettre un mot dans son livre pour lui donner rendez-vous l’après-midi même à l’entrée de Minneapolis, il reconnaitra ma voiture.

    Je n’étais pas sûr qu’il soit là. Et puis j’avais eu du mal à convaincre mon grand-père que je voulais aller sur la tombe des mes parents seule, mais il a cependant cèdé en me demandant d’être prudente et de ne pas rentrer trop tard. J’espérais qu’il n’apprendrait pas mon mensonge mais je voulais tellement revoir Zakhiel. Il y avait beaucoup de chances pour qu’il ne soit pas au rendez-vous il m’avait fait comprendre qu’il ne devait plus jamais me revoir mais j’espérais qu’un peu de lui le pousse vers moi .

    Ça faisait maintenant trois quart d’heure que j’attendais et toujours personne. Je tournais comme une âme en peine non loin de ma voiture. Il était trop tard il ne viendra pas. Je remontais dans ma voiture lorsque la portière s’est ouverte et qu’il s’est installé à côté de moi. Il était venu et j’en étais heureuse. Je savais maintenant qu’il tenait un peu à moi.

    -          - Bonjour, me dit-il d’une voix douce.

    -          - Bonjour, je ne t’attendais plus !

    -          - J’hésitais à venir.

    -          - Je sais. Mais tu es là !

    -          - Oui. Je suis là ! Mais c’est mal June.

    -          - Est-ce vrai, es-tu un vampire ?

    -          - Oui, l’être le plus abominable et le plus dangereux au monde. Comprends-tu que tu es en danger avec moi ?

    -          - Je ne le crois pas ! Si tu voulais me faire du mal tu l’aurais fait depuis longtemps. Je peux te poser une autre question.

    -          - Puisque tu y tiens !

    -          - Est-ce toi qui m’a sauvé la nuit de l’incendie.

    Il ne répondait pas et tournait la tête de l’autre côté. Il ne voulait pas que je le regarde. J’ai approché tout doucement ma main afin de le toucher. Sa main était froide, sa peau frissonnait à mon contact mais je ne me doutais pas de ce qui allait arriver. Lorsque j’ai posé ma main sur la sienne, j’ai entendu sa voix. Il était torturé, il m’avait sauvé je voyais les flammes, la fumée dans ma chambre, moi en train de dormir et lui qui me soulevait et me portait vers l’extérieur. C’était comme si je revoyais la scène.

    Il m’a regardé, les larmes coulaient le long de mes joues.

    -          - Je savais que c’était toi qui m’avait sauvé, je le sentais.

    -          - Mais…

    -          - Je viens de revivre la scène Zakhiel, je ne sais pas comment c’est possible mais je l’ai vu lorsque je t’ai touché.

    -          - C’est un de tes pouvoirs ? Tu peux lire en moi ?

    -          - Je ne sais pas. C’est la première fois que ça arrive.

    -          - Est-ce que tu peux recommencer ?

    -          - Je vais essayer.

    J’ai repris sa main, nous nous regardions intensément et là j’ai su qu’il m’aimait d’un amour véritable qui lui faisait peur. Je voyais les autres autour de lui si cruels. Il ne se sentait pas à sa place parmi eux mais il savait qu’il devait y rester.

    Je me suis approchée encore. J’ai posé ma main sur son visage et j’ai tout doucement déposé un baiser sur ses lèvres. Il a reculé se retrouvant coincé contre la portière.

    -          - Non June on ne doit pas ! Je peux te faire du mal !

    -          - J’ai vu que tu m’aimais.

    -          - Tu ne comprends pas ce que l’on risque si on apprend pour nous. Pour ton monde nous sommes les ennemis, pour le mien vous êtes nos ennemis. Comment peut-on y arriver en étant entre les deux ?

    -          - J’ai besoin de te voir, tu comprends.  Et puis pour quelqu’un qui ne veut plus penser à moi tu m’as bien offert ce collier.

    -          - C’est pour ton anniversaire. C’est la première fois en 150 ans que j’offre un cadeau à quelqu’un.

    -          - En quoi ? 150 ans ?

    -          - Oui.

    -          - Qui t’a transformé ?

    -          - Personne, je suis un vampire né de vampire originel.

    Je réfléchissais et je cherchais dans mes souvenirs ce que je savais des vampires originels. Je me rappelais qu’une naissance entre deux vampires originels était très rare et souvent leur progéniture était exceptionnelle.

    -          - Pourquoi on veut me tuer ?

    -          - Parce qu’avec tes pouvoirs tu peux tous nous anéantir. Par ta naissance il y a de grandes chances pour que tu deviennes aussi puissante que l’était Merlin.

    -          - Et c’est mal ?

    -          - Disons que le monde ne peut pas tourner correctement si il n’y a que le bien mais c’est pareil pour le mal. Il faut un équilibre. Mais ceux qui sont dans la forêt veulent le pouvoir. Le pouvoir est le plus grand mal qui existe. Il pourrit tout.

    -          - Je commence à comprendre pourquoi mon grand-père n’aimerait pas trop que je devienne une sorcière.

    -          - Il a raison ce ne serait pas bien je préfère t’imaginer en echanteresse.

    -          - Pourquoi ?

    -          - Parce qu’une enchanteresse a le cœur pur et c’est comme ça que je t’apprécie.

    -          - Mais tu ne me connais pas.

    -          - Et si, plus que tu ne le crois. Je veille sur toi depuis que l’on m’a envoyé tué une famille à Minneapolis. Nous étions quatre. On m’a chargé de vérifier que vous étiez tous morts mais lorsque je t’ai vu endormi mon cœur a repris vie. Quelque chose en moi me poussait à te sauver la vie. Je leur ai dit que je n’avais pas pu vérifier pour toi car les pompiers arrivaient et ils ne comprennent pas non plus pourquoi tu t’es retrouvée inconsciente dans ton jardin.

    -          - Mes parents ?

    -          - Je te jure je n’y suis pour rien. Lorsque je suis arrivée la maison était en flammes et tes parents étaient déjà morts. Je suis désolé. Je pense qu’on a voulu m’envoyer là-bas pour me mettre à l’épreuve.

    -          - A l’épreuve ?

    -          - Je t’expliquerais une autre fois.

    -          - Ça veut dire que tu veux bien me revoir ?

    -          - Ça veut dire que je ne peux plus me passer de toi.

    Cette fois-ci c’est lui qui s’est approché et m’a embrassé longuement, très longuement.

     

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    Chapitre 8

     

     

    Lorsque je suis rentrée la maison était encore vide. J’en ai profité pour aller prendre ma douche et redescendre dans le salon. Je voulais trouver une piste sur les créatures de la forêt. J’ai feuilleté beaucoup d’ouvrages mais il n’y avait rien. Je continuais dans mes recherches lorsque mon grand-père est entré.

    -          - Tu cherches quelque chose en particulier ?

    -          - Oui. Je cherche des réponses.

    -          - Des réponses à quel genre de questions ?

    -          - Des questions auxquelles tu ne voudras pas me répondre.

    Il s’est approché et m’a obligé à le regarder.

    -          - Dis-moi ce que tu cherches June. Je t’ai déjà dit qu’il ne fallait pas s’amuser avec les sorts. Cela peut être dangereux. Je te croyais beaucoup plus mûre que ça.

    -          - Je ne cherche pas des sorts, je cherche à savoir ce qui se cache dans la forêt.

    Il m’a relaché et s’est assis dans le fauteuil le plus proche de lui. J’ai senti qu’il était fatigué, épuisé par quelque chose. Il leva la tête.

    -          - Comment sais-tu qu’il y a quelque chose dans la forêt ? Est-ce que tu y es allée ?

    -          - Oui. J’avais envie de marcher et j’ai trouvé un super plan d’eau. Alors je m’y suis arrêtée pour réfléchir et penser à ma vie d’avant.

    Je ne voulais surtout pas lui dire que j’étais à la recherche d’un garçon.

    -          - Et ?

    -          - Et quelqu’un m’a attaqué. C’était en apparence un homme mais il était bizarre et il connaissait mon nom. Il m’a dit que les créatures de cette forêt ne voulait pas de moi, ils ne voulaient pas me savoir en vie.

    -          - Comment tu t’en es sorti ?

    Là il fallait que je trouve quelque chose de plausible, je ne voulais pas que Zakhiel ait des ennuis à cause de moi.

    -          - Je ne sais pas ça s’est passé si vite. Quelqu’un s’est battu avec lui, il était rapide et je n’ai pas pu voir à quoi il ressemblait. Alors je me suis enfuie jusqu’à la voiture, j’ai démarré et je ne me suis arrêtée que lorsque je suis arrivée à la maison.

    -          - Tu as eu du sang froid ! C’est bien ! Mais promets-moi de ne plus jamais y retourner.

    -          - Pourquoi ? Je veux savoir.

    -          - Dans cette forêt habitent plusieurs créatures. Elles sont connues comme étant des humains se transformant en loup-garou, des Gobelins, sans doute quelques lutins et des vampires.

    -          - Tout ce petit monde existe vraiment ?

    -          - Oui, June . Ils existent et ils sont très dangereux.

    -          - Est-ce qu’il y en a qui peuvent  se montrer gentil ? Je dis ça car il y a bien quelqu’un qui m’a sauvé dans cette forêt.

    -          - Oui. Tu as raison et c’est très curieux. Car tout ce qu’il y a dans cet endroit n’est que le mal et rien d’autre. Je ne comprends pas ce qui a pu t’arriver. Je vais me renseigner pour savoir si il y avait un des surveillants dans le coin.

    -          - Grand-père est-il possible que ce soit eux qui ont tués mes parents ?

    -          - Je le crains. Ils savent ce que tu représentes et aussi que tu pourrais les détruire c’est pourquoi je suis sûr qu’ils t’ont enfin trouvé et ont voulu te détruire. Ils ont voulu le faire avant que tu es des pouvoirs. Ils te savent vulnérable.

     

    Je ne voulais pas croire que Zakhiel soit un être aussi cruel que les autres créatures de cette forêt. Cependant je ne croyais pas non plus qu’il était un surveillant. Il sait qu’il est dangereux et il a voulu me mettre en garde. Mais qui est-il ? Un Gobelin ? Non je les voyais plutôt très laids. Un lutin ? C’est vrai qu’il sentait la forêt mais je n’y croyais pas non plus. Je penchais entre le loup et ….. le vampire.

    Deux fois j’avais été dans ses bras et j’étais incapable de savoir ce qu’il était, je n’avais rien remarqué. C’est vrai qu’à chaque fois c’était dans des circonstances particulières.  Il fallait que je sache, je voulais savoir. Pourquoi étais-je attirée par lui si il faisait parti de ceux qui voulaient me voir morte. Etre dans ses bras m’avait réchauffé le cœur et avait fermé le trou béant qui s’y trouvait depuis la perte de mes parents. J’avais besoin de lui, je ne pouvais pas l’expliquer mais c’est ce que je ressentais.

    C’était dur de le voir chaque jour et de ne pas pouvoir lui parler. J’en mourrais d’envie et je me demandais souvent s’il pensait la même chose. Il me toisait toujours du regard et riait toujours avec  ses groupies. J’essayais de ne pas trop lui montrer que je souffrais de cette situation mais moi aussi j’étais liée par le secret me concernant alors je comprenais un peu pourquoi il m’évitait. Je faisais plus attention à Mr Gram’s et c’est vrai qu’il m’espionnait souvent. Disons qu’il me surveillait souvent. A chaque fois que je faisais un pas il n’était pas loin. Il va falloir que j’ai encore une conversation avec mon grand-père pour éclaircir la situation.

    A la bibliothèque, toujours pareil, on commence à me sourire un peu plus, maintenant lorsqu’un habitué rentre il me dit « bonjour, June ». En plus le samedi matin je lis un livre aux enfants, c’est une nouveauté. Et oui, c’est moi qui en ai eu l’idée. Melle Pedington a trouvé l’idée charmante et m’a autorisé à aménager un petit coin sympa un peu à l’écart avec des coussins. Les enfants sont ravis. Bien sûr au début j’ai eu les ronchons qui n’étaient pas très content que je ne sois pas à leur disposition pendant à peu près une heure mais à la force ils s’y sont habitués. Zakhiel est toujours à la bibliothèque le samedi matin et je sais qu’il ne s’installe jamais trop loin de mon petit coin lecture, je me demande même si ce n’est pas pour écouter  les histoires de princesses, de chevalier, de dragons et autres héros.

    Ce samedi là je pensais à Zakhiel et je me suis demandée ce qu’il pouvait lire. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Cela m’indiquerait peut-être ce qu’il était. Lorsque je me suis retrouvée seule j’ai consulté sa fiche. J’ai noté les derniers ouvrages qu’il avait consulté et je me suis mise en quête de les étudier. J’ai eu du mal à les trouver il était tout au fond de la bibliothèque avec de très très vieux livres, la plupart était remplis de poussière preuve que plus personne ne les consultait. Je me suis installée par terre et j’ai ouvert le premier. Il parlait des sorciers et enchanteurs dans la culture populaire. Il faisait des recherches sur moi ? Le deuxième portait sur les créatures surnaturelles à travers des contes et des légendes d’autrefois. Au fil des pages on parlait des loups-garous, des Gobelins, des lutins, des fées, des elfes, des licornes et des vampires. Au moment où je tournais la page sur ce sujet un petit bout de papier est tombé par terre.

     

    Tu sais maintenant pourquoi nous ne devons plus jamais nous revoir.

    Je suis un monstre pour toi, un réel danger.

     

    Et sur l’illustration il y avait un homme avec des crocs qui vidaient de son sang une jeune fille. La scène était absolument atroce, la peur se lisait dans les yeux de la demoiselle.

    Je n’arrivais pas à y croire. Zakhiel serait un vampire ! Mais si c’était le cas pourquoi prend-t-il soin de moi lorsque je suis en détresse ? D’après mon grand-père tout ceux qui vivent dans la forêt ne font que le mal. Et si il y avait une exception !

     

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    Chapitre 7

     

     

    Cela fait maintenant plusieurs semaines que je suis ici à Roseville. Je passe mon temps entre le lycée et mes nouveaux amis, Nathan, Carla et Lucy, et la bibliothèque. Tout se passe à merveilles lorsque Melle Pedington s’absente. A part une chose peut-être, Zakhiel. Il vient très régulièrement et emmène que très rarement des livres et à chaque fois c’est lorsque je suis seule.

    Je ne comprends pas son comportement. Je ne lui ai jamais reparlé depuis le jour où je me suis laissée aller à pleurer contre lui. Au lycée il est toujours aussi arrogant et il ricane à chaque fois qu’il passe à côté de moi. Je me sens humiliée, je n’aime pas ça.

    Avec mon grand-père tout se passe très bien. J’ai déjà lu pratiquement toutes les histoires de mes ancêtres. J’en suis encore stupéfaite de tout ce qu’ils étaient capables de faire. Il essaie maintenant de m’apprendre les différentes constellations, pourquoi la lune peut avoir un certain pouvoir sur nos actes, mais j’ai un peu de mal, les étoiles ce n’est pas trop mon truc. Mais j’essaie d’être bon élève, apparemment c’est important.

    J’ai des craintes car dans un mois j’ai 18 ans. Comment je vais remarqué que j’ai des pouvoirs ? Mon grand-père me dit que je le saurais tout simplement. Il me faudra juste être prudente par rapport à certains signes, certains gestes. Et si je faisais quelque chose en plein cours ! Ou bien à la bibliothèque ! Je me pose beaucoup de questions sur l’avenir. Que va-t-il m’arriver ? Mais à chaque fois que je pose la question, il reste vague et me dit que je l’apprendrais bien assez tôt. Mais je n’aime pas ne rien savoir, ne rien prévoir. Je n’aime pas trop les études et je préfèrerais trouver un travail plutôt que d’aller plus loin dans ma scolarité mais maintenant avec ce que j’ai appris où est ma place ?

    Nous étions dimanche et mon grand-père était parti à une réunion importante. Apparemment nous ne sommes pas les seuls comme nous. Il y a beaucoup plus de mondes que l’on pense et que l’on ne remarque jamais. Ils sont comme tout le monde. Ils ont un travail, des enfants, une maison, des voisins. Je devais aller voir mes amis à Minneapolis mais j’ai annulé au dernier moment. Je n’avais pas envie de faire deux heures de route, pas aujourd’hui. Depuis que je suis ici, je ne les ai revu que deux fois. Je m’entends toujours aussi bien avec Megane mais avec les autres il y a comme une cassure. Et puis il faut le plus souvent que je passe devant mon ancienne maison. Il n’y a plus de trace de l’incendie, elle a été détruite et une autre est en train de se monter tout doucement. La dernière fois je suis allée voir mes parents et la douleur est toujours aussi vive. Les fleurs étaient fraiches, quelqu’un s’occupait d’eux, mon grand-père sans doute !

    Je ne voulais pas rester seule dans la maison. J’ai téléphoné à Carla mais elle n’était pas là, c’est vrai j’avais oublié qu’elle partait en weekend et Lucy était avec elle. Nathan ? Non je l’aimais bien mais j’avais peur qu’il se fasse des illusions si je lui demandais que l’on se voit sans les filles. Je ne le connaissais pas encore assez pour me permettre ce genre de chose. Tant pis j’irais me promener seul. Je roulais sur les chemins aux alentours de Roseville. J’ai reconnu au loin l’endroit où je m’étais arrêtée le jour où je m’étais rendu ridicule devant Zakhiel. Un besoin d’y retourner me poussait là-bas. Je me demandais si je pourrais le rencontrer. Il me haïssait alors pourquoi vouloir le voir.

    Je me suis garée et je suis descendue de la voiture. Il n’y avait personne à part un 4X4 vert au fond du parking. J’ai pris un petit chemin qui me conduisait au cœur de la forêt. Je respirais profondément, c’était vraiment la même odeur. Celle qui me faisait penser à lui.

    J’avançais encore et encore jusqu’à ce que je tombe sur un magnifique petit plan d’eau. De l’autre côté un banc. J’allais m’y installer. Le soleil perçait délicatement entre les arbres et  brillait par éclat sur l’eau un peu comme si on avait éparpillé des petits diamants. Je me suis allongée sur le banc. Le calme de l’endroit m’apaisait et je finis par m’endormir.

    Je me réveillais en sursaut, quelqu’un s’approchait. Je me suis redressée, je ne connaissais pas cet homme. Je frissonnais, mes sens étaient en alerte. J’étais en danger, j’en étais persuadée.  Il y avait de la folie dans son regard et je n’aimais pas la façon dont il me regardait. Je ne savais pas si je devais rester là ou m’enfuir en courant. J’ai voulu jouer la prudence.

    -          - Oh ! Excusez-moi. Je vous laisse la place. Je dois m’en aller.

    -          - Non, jeune fille. Tu ne vas aller nulle part. J’ai besoin de compagnie.

    -          - Une prochaine fois peut-être, on m’attends.

    -          - Je sais qui tu es June St John. Quand je te dis que tu vas rester avec moi ce n’est pas une invitation, c’est un ordre.

    -          - Vous savez peut-être qui je suis mais moi je ne vous connais pas.

    -          - Ne fais pas ta mijorée. Je sais ce que tu es jeune enchanteresse.

    -          - Comment ….

    -          - Comme je le sais ? Mais je sais tout, apparemment Mayeul ne t’a pas tout dit sur notre monde, et sur les êtres qui peuplent ces bois.

    -          - Non. Mais vous allez m’aiguiller c’est ça ?

    -          - Tout ce que tu dois savoir c’est que nous ne voulons pas de toi dans ce monde.

    Il s’avança encore plus vers moi. Cette fois-ci je savais qu’en s’en était fini pour moi. Peut importe j’allais retrouver mes parents. La mort ne me faisait pas peur, et enfin de compte je l’attendais comme une délivrance.

    Il m’agrippait d’une main et me projeta plus loin. Il voulait jouer avec moi avant de me tuer. Pourquoi il fallait que je souffre. Je pensais que tout serait fini en une seconde, que je n’aurais pas le temps de comprendre ce qui m’arrivait.

    Il revenait vers moi riant de bon cœur lorsqu’il se retrouva lui-même projeter le plus loin possible de moi. Je n’avais pas eu le temps de voir ce qui s’était passé. J’entendais des grognements sourds, comme un animal. Deux personnes se battaient mais c’était tellement rapide que je ne distinguais pas réellement de qui il s’agissait. Je savais qu’il y avait mon agresseur mais je ne pouvais pas voir si c’est  lui qui avait le dessus ou l’autre.

    Je voulais m’enfuir. Je sentais qu’il fallait que je le fasse mais je n’y arrivais pas. Je restais là regardant ce combat étrange. Jusqu’au moment où il y eu le silence. Plus rien, plus personne. Je me suis levée difficilement j’avais mal à ma cheville. Je me suis assise sur le banc pour voir si mon pied n’était pas enflé avant de reprendre le chemin jusqu’à ma voiture.

     

    -          - Pourquoi n’es-tu pas parti ?

    Cette voix je la reconnaissais. Je l’avais tellement espérer aujourd’hui.

    -          - Zakhiel !

    -          - Tu es suicidaire ou quoi ?

    -          - Non pas spécialement.

    -          - Alors pourquoi  tu t’aventure seule dans cette forêt ?

    -          - Je voulais savoir si je pouvais te trouver ici.

    -          - Mais…

    Je rougissais, pourquoi lui donner encore l’occasion de m’humilier ? Je savais qu’il pouvait se montrer attentionné si il le voulait mais son comportement me faisait peur. Et pourtant il m’attirait à un point que j’étais prête à tout supporter pour le voir.

    -          - Est-ce toi qui a chassé cet homme, lui dis-je en montrant l’endroit où ils se trouvaient tous les deux quelques instants plus tôt.

    -          - Qu’est-ce que ça peut te faire ?

    -          - Réponds-moi !

    -          - Oui. Voilà tu es contente !

    Il était en colère. Il était si compliqué.

    -          - Tu le connaissais, n’est-ce pas ?

    Il soupirait.

    -          - Oui. C’est vrai ton grand-père ne t’a rien dit sur ce qui se passait dans cette forêt ?

    -          - Non. Il ne m’a rien dit. Mais …. Alors tu as entendu tout ce qu’il m’a dit ?

    -          - Oui je n’étais pas très loin.

    -          - Tu as entendu ce qu’il a dit sur moi ? Sur qui j’étais ?

    -          - Mais je sais depuis longtemps qui tu es June.

    -          - Alors pourquoi te montres-tu cruel avec moi ?

    -          - Je ne dois pas te parler, ni t’approcher. Je risque de gros ennuis s’ils savent ce qui vient de se passer avec cette créature.

    -          - Cette créature ?

    -          - Oui. Nous sommes tous des créatures.

    -          - Je ne comprends pas. Qui était cet homme ? Et toi, qui es-tu ?

    -          - Je ne peux pas te le dire. Je n’ai pas le droit de le divulguer. Si tu veux savoir il te faudra questionner Mayeul ou bien trouver la solution toute seule.

    -          - Pourquoi m’as-tu sauver ?

    -          - Je ….. Je ne veux pas qu’on te fasse de mal.

    -          - Je ne comprends pas Zakhiel. Un jour tu es arrogant et prétencieux et un autre jour tu es doux et prévenant. Pourquoi joues-tu avec moi comme ça ?

    -          - Je ne joues pas avec toi. J’essaie seulement de m’éloigner de toi. L’être que je suis ne doit pas t’approcher. Je risque l’exil si on me voyait en ta compagnie. Il y a des regards et des oreilles partout en ville et au lycée. Et puis tu es surveillée par Mr Gram’s et nous aurions tous les deux beaucoup d’ennuis.

    -          - Et à la bibliothèque je suis surveillée par Melle Pedington c’est ça ?

    -          - Oui.

    -          - Et ici ?

    -          - Non ici il n’y a jamais personne. A part des exceptions comme aujourd’hui. Nous devons partir. Je ne sais pas si il ne va pas revenir avec du renfort. On ne doit pas te trouver ici. Tu es en grand danger June.

    -          - Mais j’ai mal à ma cheville et le chemin est long jusqu’à ma voiture. Elle n’a pas l’air gonflé, je pense que demain ça ira mieux.

    Alors il me prit dans ses bras et se mit en route vers le parking. J’avais l’impression d’être une plume tellement il n’avait pas l’air de souffrir en me portant sur une si longue distance. Son odeur m’envoutait et je posais ma tête dans le creux de son cou. Je l’ai senti frissonner comme lorsque je me suis blottie contre son torse l’autre jour dans la voiture.

    Lorsqu’il me déposa, je l’ai regardé dans les yeux intensément. Son regard était doux et étrange à la fois.  Il me prit les clefs des mains, et m’installa au volant.

    -          - Ferme la portière et rentre directement. D’accord ?

    -          - Oui.

    J’ai mis le contact et alors qu’il repartait vers la forêt j’ai baissé ma vitre.

    -          - Zakhiel !

    -          - Oui.

    -          - Merci pour aujourd’hui.

    -          - C’était un plaisir.

    -          - Je suppose que tu ne changeras pas de comportement au lycée ou à la bibliothèque.

    -          - Non.

    -          - Et si je veux te revoir ?

    -          - On ne doit plus se revoir June. Plus jamais ! Je ne suis pas quelqu’un de bien crois-moi.

    Je n’ai pas eu le temps de lui répondre, il avait déjà disparu comme happer par la forêt.

     

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    Chapitre 6

     

     

    J’étais sur le parking du lycée, mon grand-père m’avait encore une fois prêté sa voiture en attendant la mienne qui devait arriver dans la journée.

    Je n’étais pas de nature timide mais me retrouver dans un nouvel environnement me perturbait un peu. C’est vrai que c’était la première fois que j’étais confrontée à cette situation. La plupart de mes amis je les connaissais depuis le jardin d’enfants. Nous habitions tous dans le même quartier ce qui était plus facile pour nous rencontrer en dehors des cours.

    Mon premier cours était les mathématiques. Il restait une place à côté d’un garçon qui me souriait à mon approche. Je lui rendais son sourire et m’installa tranquillement en attendant le professeur. L’heure passa très vite et Nathan, c’était mon voisin de table, s’est proposé pour m’accompagner à mon prochain cours de français. Oui je sais je faisais du français ce n’était pas très courant par ici mais j’aimais cette langue et surtout le pays. Nous y sommes allés il y a deux ans avec mes parents. Paris, les champs Elysées. J’étais encore dans mes pensées lorsque j’ai levé la tête pour me trouver une place de libre. Justement il y avait une table vers le fond de la classe où il n’y avait personne. J’allais m’y installer lorsque j’ai remarqué que le garçon de la bibliothèque me fixait. Cela faisait la deuxième coincidence le concernant il aimait le français comme moi. La table où j’allais m’installer se trouvait juste devant la sienne. Je me suis installée juste devant lui, je ne voulais pas qu’il puisse me fixer pendant le cours. Une jeune fille a pris place à côté de moi à ce moment là.

    -          - Oh ! Excuse-moi, j’ai pris ta place ? lui demandais-je.

    -          - Non ! Pas de problèmes cette place était libre. Tu es nouvelle ?

    -          - Oui, je viens de Minneapolis.

    -          - Et tu as déménagé à Roseville ? Oh ! Pas cool !

    -          - Non pas cool ! Je m’appelle June.

    -          - Et moi Carla.

    Nous en sommes restés là car Melle Genevrier venait d’entrer et demandait le silence. 

    Pendant tout le cours j’ai eu un mauvais pressentiment. Le garçon derrière moi me regardait je le savais, je le sentais. Je sentais son souffle chaud dans mon cou et j’en frémissais. Etait-ce de la peur ou de l’attirance ? Je ne le savais pas.

    A la fin du cours j’étais ravie d’apprendre que Carla avait comme moi Histoire Géo. Nous avons fait le chemin ensemble et nous parlions comme si ça faisait déjà un long moment que je la connaissais. Elle avait l’air facile à vivre et elle s’intéressait à tout. Je crois que si je voulais avoir des renseignements sur le lycée je sais à qui je devrais m’adresser. Carla était assez populaire mais pas non plus dans l’extrême. Tout le monde lui disait bonjour ou lui faisait quelques sourires. Si je deviens son amie je n’aurais pas de problèmes d’intégration.

    Dans le couloir j’ai aperçu le garçon, il était entouré de filles toutes plus belles les unes que les autres, gloussant de joie parce qu’il s’intéressait à elles. Il riait et il draguait tout en me regardant de haut. Je ne comprenais pas les réactions qu’il avait à mon égard. Nous ne nous connaissions pas, pourquoi il était comme ça en ma présence. J’arrivais à en être blessée. Je ne trouvais pas son petit jeu très drôle.

    -          - Tu connais ce garçon ? demandais-je à Carla.

    -          - Non. Il est nouveau également ça fait presque deux semaines qu’il est ici. Mais il est entouré de toutes les garces du lycée. Il est pourtant super mignon et il est très intelligent je suis en cours d’anglais avec lui. C’est un très bon élève.

    -          - Il s’appelle comment ?

    -          - Zakhiel Diggory.

    -          - Pas courant comme nom !

    -          - Ouais peut-être. Aller viens on va être en retard.

    Je la suivais vers le cours suivant tout en me demandant ce qu’il pouvait trouver à toutes ces filles. Mais je ne devais pas m’en soucier, ce n’était pas le genre de garçon qui m’intéressait d’habitudes, je n’aimais pas les prétencieux, les arrogants comme lui. Cependant j’étais attirée par son côté mystérieux que je voyais lorsqu’il était à la bibliothèque. Et puis il était nouveau lui aussi et il est arrivé ici il y a presque deux semaines. Cela fait aussi presque deux semaines que mes parents…

    La journée se passa tranquillement et j’étais soulagée de me retrouver sur le chemin de la maison. J’avais réussi à me faire deux nouveaux amis Nathan et Carla. Ils étaient sympas et nous comptions nous attendre demain devant le lycée. Carla avait une autre amie  Lucy mais elle n’était pas là aujourd’hui et elle me ferait les présentations demain. Mon cercle n’était pas aussi grand qu’à Minneapolis mais ça n’était pas si mal pour une première journée.

    Lorsque je suis arrivée chez mon grand-père une surprise m’attendait. La voiture de ma mère était arrivée. J’avais le cœur qui battait, j’avais cru juste une seconde que j’allais la voir en descendre. Mais je me suis très vite ressaisi. Je suis allée à la rencontre de mon grand-mère qui me secouait les clefs de la New Beetle blanche. La seule des deux véhicules de mes parents qui avait été épargné par l’incendie. Heureusement je me voyais mal dans la grosse familiale de mon père.

    Quand j’ai eu les clefs en main une envie irrésistible de faire un tour m’a pris. J’ai demandé à mon père si je pouvais le laisser seul afin de prendre mes marques avec la voiture. Il m’a souri et a fait un signe de la tête. Il n’a pas proposé de m’accompagner, il savait que je voulais être seule.

    Je roulais sans but précis et me suis retrouvée sur un parking en lisière de forêt. J’étais là pleurant à chaudes larmes, agrippant le volant de toutes mes forces. Je n’arrivais pas à me calmer, la douleur était trop forte.

    J’ai sursauté lorsque j’ai vu Zakhiel s’installer à côté de moi sur le siège passager. Mais comment avait-il fait pour ne pas se faire entendre.

    -          - Mais…. Qui t’a permis de rentrer dans ma voiture ?

    -          - Je ne pouvais plus te voir pleurer, me dit-il doucement.

    -          - Quuu…. Quoi ?

    -          - Tu es si triste, explique-moi.

    -          - Cette voiture, lui dis-je entre deux sanglots. Elle appartenait à ma mère et son odeur y est tellement présente que ça me fait souffrir.

    -          - Pourquoi ?

    -          - Elle est morte il y a deux semaines voilà pourquoi.

    -          - Je sais.

    -          - Comment ça tu le sais ?

    Il a haussé les épaules mais n’a pas répondu à ma question. Je n’arrivais pas à me calmer et j’avais honte que l’on me voit comme ça si faible. Je l’ai regardé, il avait l’air aussi malheureux que moi. Si différent des jours derniers, ça le rendait encore plus beau. Je ne sais pas ce qui m’a pris à ce moment là, je me suis jetée sur lui pour sangloter contre son torse. Il ne savait pas quoi faire, il frissonnait de ce contact et a fini par me prendre dans ses bras.

    Pendant tout ce temps nous n’avons pas dit un mot. Nous sommes restés comme ça un moment, enfin juste le temps que je me calme. Ensuite il a ouvert la portière et il est parti vers la forêt. J’ai regardé dans sa direction un moment et je suis partie. Il fallait que je rentre.

    Dans ma chambre, au moment de m’endormir, je ne pouvais pas penser à autre chose qu’à ce garçon. Zakhiel. Je n’oublierais jamais son odeur. Il sentait la forêt. Je ne comprenais pas ce qu’il était aussi arrogant en société et tellement sensible dans la voiture. Il savait pour ma mère et pourtant je n’en ai  parlé à personne. Je ne pense pas que mon grand-père a crié cela sur les toits.

    Les derniers mots auxquels j’ai pensé avant de m’endormir était les mots que Zakhiel avait prononcé, je ne pouvais plus te voir pleurer. J’ai regardé les étoiles à travers les fenêtres de ma chambre et pour la première fois ce n’est pas le visage de mes parents que j’ai vu mais celui de ce garçon.

     

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    Chapitre 5

     

     

    Mon grand-père regardait dans le vague. Il devait prendre son temps afin de m’expliquer les choses correctement. Il  a tendu la main afin que je lui donne le livre, il a passé la main dessus comme pour le caresser avant de l’ouvrir.

    -          - Comme tu as pu le comprendre c’est l’arbre généalogique de notre famille. Je te demanderais de ne pas m’interrompre s’il te plait.

    -          - D’accord mais est-ce que je peux poser des questions ?

    -          - Pas pour l’instant. Dès que j’aurais terminé tu pourras me poser les questions que tu veux.

    Il respira profondément et me regarda.

    -          - Ma petite fille tu es une descendante directe du plus grand enchanteur de tous les temps Merlin. Tout ce que tu as lu est exacte et encore tu n’as que de petites annotations à côté de chaque nom, pour les détails tu trouveras tout ce que tu veux dans cette pièce. La vie de tous tes ancêtres sont écrits dans ces livres. Mais nous y reviendrons plus tard. Tu es la dernière enchanteresse de tous les temps. D’après les constellations, la date et l’heure de ta naissance tu as reçu les dons de Merlin et cela n’était plus jamais arrivé. Tu es précieuse et dangereuse en même temps. Beaucoup de personnes convoitent ton pouvoir c’est pourquoi le jour de ta naissance j’ai fait en sorte de bloquer tes pouvoirs. Ta mère m’avait supplié de le faire, elle voulait que tu aies une vie normale. Mais le sort que j’ai jeté s’arrêtera le jour de tes 20 ans.

    -          - Je t’ai entendu parler de mes 18 ans.

    -          - Tu m’avais promis de ne pas m’interrompre jeune fille !

    -          - Excuse-moi !

    -          - Oui à tes 18 ans tu recevras une partie de tes pouvoirs mais pas en totalité. Juste un aperçu afin de pouvoir t’adapter à ta nouvelle vie. Tes parents savaient tout et nous avions décidé de ne plus nous revoir afin que nos ennemies ne puissent pas te retrouver. Vous m’avez beaucoup manqué mais j’ai fait ce que je devais faire. Seulement je ne suis plus aussi sûr que l’incendie de ta maison soit un accident. J’ai des doutes comme la police d’ailleurs mais nous ne nous dirigeons pas dans les mêmes directions. Je te jure je trouverais ce qui s’est passé. J’aimais ma fille plus que tu ne peux l’imaginer et je n’aurais jamais voulu lui faire du mal. La seule chose que je ne comprends pas c’est qu’on t’a retrouvé à l’extérieur de la maison. On voulait vous tuer tous les trois mais quelqu’un t’a sauvé et ce n’est pas un des nôtres, je l’aurais su immédiatement.

    -          - Je n’y comprends rien ! Ton histoire ! Comment veux-tu que j’y crois ?

    J’allais me lever lorsque j’ai vu le livre que tenait mon grand-père venir à moi tout seul. Il se baladait dans les airs pour atterrir juste entre mes mains.

    -          - Et là tu y crois ?

    Pendant tout ce temps j’avais gardé la bouche grande ouverte. J’étais stupéfaite, comment était-ce possible ?

    -          - Tu fais beaucoup de choses comme celle-là ?

    -          - Oui beaucoup, me dit-il d’un air espiègle.

    -          - Et tu dis que je vais être capable de faire tout ça !

    -          - Oui et même plus ! June tu vas devenir la plus grande enchanteresse que le monde attend depuis des siècles.

    -          - Mais quelque chose me perturbe.

    -          - Dis-moi !

    -          - Tu as dis que j’étais dangereuse.

    -          - Tu es dangereuse à cause de tes pouvoirs et je te raconterais ce qui est arrivée à Mildred.

    -          - Mildred ?

    -          - Une sorcière.

    -          - Quel est la différence entre une sorcière et une enchanteresse ?

    -          - Il n’y a pas beaucoup de différences une sorcière peu faire le bien comme le mal, une enchanteresse ne fait que le bien. Elles ont à peu près les mêmes pouvoirs.

    -          - Mais si je suis une enchanteresse je ne ferai que le bien !

    -          - Tout dépendra de ta force et ton ambition. Malheureusement nous ne pouvons pas encore savoir si tes capacités te feront perdre la tête. Il te faudra être forte pour ne pas devenir assoiffer de pouvoirs. Je serais là pour t’aider.

    -          - Est-ce mal d’être une sorcière ?

    -          - Non mais tu peux te perdre. Faire le bien comme le mal est difficile à gérer et au fil du temps on ne sait plus trop la différence.

    -          - J’ai du mal à tout comprendre.

    -          - Je sais. Nous allons y aller par étape. Tout d’abord tu liras tout les écrits concernant tes ancêtres. Ensuite je t’apprendrais à déchiffrer les constellations et pour finir tu devras savoir les bases pour reconnaitre les plantes dont tu auras besoin pour certains sorts ou certains remèdes. Mais je veux aussi que tu vives normalement comme toutes les jeunes filles de ton âge. Tu dois aller au lycée, te faire des amis et t’amuser. Maintenant  si nous allions manger ?

    J’ai remis le livre à sa place et j’ai rejoint mon grand-père à la cuisine. Pendant que je mettais la table il réchauffait  le repas. Je suis ensuite allée me coucher car je commençais mon travail à la bibliothèque le lendemain matin.

    Dans la nuit je me suis réveillée en sursaut. J’avais eu une impression que l’on me surveillait. Je me suis levée, ma fenêtre était fermée et le verrou était en place. Ma porte était également fermée, j’avais dû rêver.

    Nous étions jeudi et je reprenais les cours dans cinq jours. Travailler à la bibliothèque était agréable, j’aimais ce calme. Mes amis de Minneapolis ne comprenaient pas ce que je pouvais trouver de bien dans un tel endroit. Et puis ils disaient que ça ne me ressemblait pas, j’étais de nature joyeuse et j’aimais que l’on me remarque. Ici je ne ressentais pas la même chose, j’aimais être dans la bibliothèque mais pour d’autres raisons. Ici il y avait une atmosphère qui me troublait, qui m’envoutait, un peu comme dans le salon de mon grand-père. Melle Pedington était très gentille. Elle m’a expliqué ce que j’avais à faire, ce qui me paru facile à première vue. J’ai commencé à ranger une pile de livres qu’on venait de rendre. Je connaissais bien les lieux enfin elles avaient toutes la même organisation et c’était plus facile pour moi. Ensuite je suis passée de l’autre côté du comptoir pour apprendre à remplir les nouvelles fiches et apprendre à entrer et sortir les livres sur l’ordinateur. J’étais d’ailleurs très surprise de trouver une organisation aussi moderne dans cette ville.

    Le samedi qui a suivi, Melle Pedington m’a laissé pour la première fois seule à la bibliothèque. Il y avait beaucoup de monde surtout des enfants avec leurs mamans. J’avais beaucoup de mal à les regarder, l’absence de mes parents étaient encore trop présent. Depuis que je travaille ici, je vois tous les jours cet étrange garçon, il s’installe à une table et lit de vieux livres. Nous avons apparemment une passion commune. Il ne s’approchait jamais du comptoir et n’emportais aucun ouvrage. Mais ce jour je l’ai vu faire la queue pour  emprunter un livre. Lorsque cela a été son tour il m’a donné sa carte de membre ainsi que ce qu’il voulait emporter. C’était un vieux livre de légendes, j’étais étonné qu’un garçon comme lui puisse s’intéresser à des choses comme ça ! Il me fixait toujours sans dire un mot, alors en lui redonnant sa carte je l’ai moi aussi toisé du regard, je ne voulais pas lui faire croire que j’étais une faible fille. Il est parti comme la première fois en riant comme si il était content de l’effet qu’il avait pu me faire. J’avais raison dès notre première rencontre il était trop arrogant à mon goût.

    Mais je le trouvais cependant très beau et très mystérieux.

     

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    Chapitre 4

     

    Je me suis dirigée vers la cuisine pour prendre du jus d’orange et quelques biscuits avant de partir à la recherche d’un petit boulot. Je ne connaissais pas encore la ville mais j’avais bon espoir de trouver quelque chose. Sur la table il y avait une note de mon grand-père.

     

     

    "Je suis partie pour la journée.

    Il y a tout ce qu'il faut dans le frigo pour ce midi.

    Ah ! J'oubliais ! Pour ton petit boulot va du côté de la bibliothèque municipal.

    Je crois que Mrs Pedington a besoin d'aide.

    A ce soir.

    Mayeul."

     

    A côté ses clefs de voiture. Super je n’aurais pas à prendre le bus au risque de me perdre pour me rendre en ville. Je lui en étais reconnaissant d’y avoir pensé vu que la voiture de ma mère n’arriverait que la semaine prochaine.

    Je trouvais facilement la bibliothèque. J’avais décidé d’y aller en premier car je sentais que ce boulot était pour moi et j’allais adorer  cet univers.

    Une charmante vieille dame se trouvait au comptoir et remplissait une carte de membre pour un jeune garçon. De dos il avait belle allure, grand, brun, les cheveux ni trop long, ni trop court, juste ce qu’il fallait. Ses vêtements étaient sombres et de bonne qualité. Je continuais d’admirer le spectacle lorsqu’il se retourna brusquement me regardant fixement. J’étais gênée d’avoir été prise en faute et baissais les yeux. Il prit sa carte de membre et parti vers la sortie en ricanant ! ça m’avait refroidi, il était très beau mais très arrogant.

    Je m’approchais du comptoir afin de me présenter.

    -          - Bonjour vous êtes Melle Pedington ?

    -          - Oui et toi tu dois être June, ton grand-père m’a dit que tu passerais.

    -          - Ah bon ?

    -          - Oui je connais très bien ton grand-père et il m’a dit que tu cherchais un  travail pour te faire un petit peu d’argent de poche. J’ai justement besoin de quelqu’un pour m’aider. Comme tu peux le voir je ne suis plus aussi jeune et j’ai du mal à ranger les livres sur les étagères du haut. Sans compter que le mercredi après-midi et le samedi matin je dois m’absenter et je ne voudrais pas être obligée de fermer la bibliothèque. Est-ce que ça t’intéresse ?

    -          - Oui Mademoiselle.

    -          - Appelle-moi Suzie ! Tu seras payer à la semaine et nous verrons plus tard pour les détails. Tu peux commencer quand ?

    -          - Dès demain, je ne reprends les cours que lundi prochain.

    -          - Bien ! Demain 9 heures ?

    -          - D’accord, à demain.

    -          - A demain.

    J’étais heureuse d’avoir trouvé aussi facilement quelque chose. Je me doutais que mon grand-père y était certainement pour quelque chose mais je ne lui en voulais pas. Un petit coup de pouce dans une ville inconnue n’était pas désagréable. Bon nous n’avions pas encore parlé salaire mais j’en rediscuterai avant la fin de la semaine.

    Je me suis décidé à aller vers le lycée histoire de voir les lieux avant lundi. Je n’aimais passer pour une godiche aux yeux des autres et encore moins lorsque l’on est nouvelle. Je trouvais le lycée après m’être trompée deux fois de routes. Le lycée était grand et ancien. Pfff ! il date de la préhistoire cet établissement. J’étais habituée à celui de Minneapolis tout récent et avec du matériel dernier cri. Là devant moi se trouvait un vieux machin et je m’imaginais déjà l’intérieur.

    -          - Bonjour. Je peux vous aider ?

    -          - Euh…. Non merci. Je venais juste repérer les lieux. Je fais ma rentrer dans ce lycée la semaine prochaine.

    -          - Melle St John je suppose ! Je suis Mr Gram’s le directeur. Votre grand-père est venu vous inscrire, j’espère que vous vous plairez ici. Voulez-vous me suivre, je sais que c’est les vacances mais je pourrais vous donner vos livres et votre emploi du temps pour que vous ne perdiez pas de temps lundi ?

    -          - Oui merci mais je ne veux pas vous déranger.

    Je suivais Mr Gram’s vers l’administration. Quelque chose clochait, une impression que je le connaissais déjà mais son visage ne me disait rien. J’ai trouvé enfin c’était lui qui discutait hier soir avec mon grand-père dans sa bibliothèque.  Que voulait dire toute cette histoire ? Je commençais à flipper littéralement mais me concentrais sur ces explications.

    Je suis repartie en direction de la maison en me demandant si je devais être franche avec mon grand-père et lui dire que je l’avais entendu hier soir.

    J’étais seule et j’avais grignoté  dans la cuisine. Je laissais pour ce soir ce qu’il m’avait préparé. J’étais décidé à aller à la découverte de cette bibliothèque familiale. La porte n’était pas fermée à clefs ce qui était bon signe. J’ai effleuré de mes doigts les différents livres, ils étaient rangés de drôle de manière. D’habitude les gens les rangeaient soit par auteur soit par thème mais là rien de tout ça. De plus la plupart de ces livres m’étaient inconnus.

    J’en pris plusieurs et curieusement ils avaient très très anciens. Le premier que j’ai ouvert comportait des recettes à base de plantes, sans doute de vieux remèdes de grand-mère. Le second était plutôt lié aux constellations, le troisième était étrange. Lorsque je l’ai ouvert j’ai encore une fois ressenti cette chaleur m’envahir, j’ai lu la première page « Les secrets de la Sorcellerie ». Mon grand-père utilisait la sorcellerie ? J’avais du mal à y croire il n’avait rien d’un sorcier que l’on voyait à Halloween et surtout à l’idée que je me faisais d’un jeteur de sort. Mais peut-être qu’il étudiait les mythes et légendes et avait besoin de tout ces ouvrages dans ses recherches. Mais curieusement je n’y croyais pas. J’ai reposé les livres à leur place et j’ai continué à chercher ce qui pourrait m’éclairer sur mon grand-père. Je me suis aperçue que la plupart des livres portaient des signes particuliers un peu comme un langage secret, des genres de hiéroglyphes. Ma main passait sur les vieux bouquins quand tout à coup j’ai senti qu’il y en avait un qui bougeait à mon passage. Je me suis décidée à le prendre comme si il était aimanté à ma main.

    Je me suis installée sur le fauteuil et je l’ai ouvert. C’était un livre de généalogie. C’était fascinant tous ses noms, au plus haut Merlin. Merlin ? Comme Merlin l’enchanteur ? Impossible ce n’était qu’une légende, la légende du roi Arthur et de la table ronde. Le livre était fascinant et avait passé de main en main au fur et à mesure des différentes générations. Un passionné d’histoire aurait trouvé son bonheur dans ce document. A la fin plusieurs pages vierges comme pour ajouter des nouveaux descendants mais là sur cette page je ne pouvais pas ignorer ce que je lisais. Tout d’abord le nom de mon grand-père, le nom de mes parents et juste en dernier, mon nom y était inscrit. Je ne pouvais pas être une descendante d’une telle famille. On se jouait de moi. J’avais besoin d’explication et j’attendais avec impatience de savoir ce que mon grand-père allait me raconter comme histoire pour que j’y crois.

    Les heures passaient et je feuilletais encore et encore toutes les pages du livre que j’avais entre les mains. Je lisais les petites notes sur chaque nom un peu comme un bref résumé de leur vie. Je ne savais pas quoi faire. Etais-je la descendante d’un fou qui s’était inventé une histoire pour échapper à la solitude.

    Lorsque j’ai entendu la porte d’entrée s’ouvrir je n’ai pas bougé. J’ai attendu recroquevillée dans le fauteuil avec le livre dans les mains. Il m’a appelé je n’ai pas répondu. Il s’est avancé jusqu’au salon où je me trouvais et il a su que j’attendais des réponses.

    Il s’est assis dans l’autre fauteuil me faisant face et j’ai vu de la tristesse dans son regard.

    -          - Comment as-tu trouvé ce livre ?

    -          - Bizarrement c’est lui qui m’a trouvé.

    -          - Ah ! J’aurais dû y penser, il a senti ta présence.

    -          - Com… Peux-tu m’expliquer ? J’ai un peu de mal à comprendre ce qui se passe.

    -          - Je voulais prendre le temps de tout t’expliquer mais surtout je voulais attendre que tu te sentes bien dans cette maison.

    -          - J’ai entendu un bout de ta conversation avec Mr Gram’s hier soir. J’ai fait le lien cet après-midi lorsque je l’ai vu au lycée. J’ai reconnu sa voix.

    -          - Et qu’as-tu entendu ? me demanda-t-il en levant un sourcil.

    -          - On te demandait de me dire qui j’étais ! Je veux tout savoir depuis le début !

    -          - Tu en es sûre ?

    -          - Oui. Même si j’ai l’impression que ton histoire est assez délirante.

     

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    Chapitre 3

    J’avais dit adieu à mon ancienne vie. J’étais dans la voiture de mon grand-père qui m’emmenait loin d’ici, loin de chez moi. La semaine était passée trop vite et j’avais l’impression d’avoir oublié quelque chose. Je me demandais à quoi pouvais ressembler ma nouvelle maison. Je n’avais rien appris de nouveau de la part de mon grand-père sur l’avenir que l’on avait ensemble. Je ne le connais pas plus qu’au début de la semaine lorsqu’il était venu me voir à l’hôpital. Il était souvent triste et silencieux. Je ne l’ai pas beaucoup vu ces derniers jours, il me disait qu’il préparait ma venue. Nous sommes allés à la banque et il avait été décidé que tout ce qui appartenait à mes parents serait mis sur un compte à mon nom. Il me fallait remplir des tonnes de papier, signer des tonnes de documents dont la plupart je ne savais pas trop ce que c’était.

    J’ai dit au revoir à mes amis. Il avait été convenu que je passe deux semaines aux prochaines vacances d’été chez ma meilleure amie Megane. Mais je pourrais aller voir mes amis les weekends lorsque la voiture de ma mère aura été rapatriée à Roseville.

    J’étais encore dans mes pensées lorsque la voiture s’est arrêtée. Je levais les yeux et regardait la maison toute blanche qui se trouvait devant moi. Elle était ni ancienne ni moderne. Je ne la trouvais pas si petite que je  l’avais imaginé. Je suis descendue et j’ai aidé mon grand-père pour les cartons et les bagages qui encombraient la voiture de toute part.

    L’intérieur était chaleureux. Dès que j’ai franchi la porte j’ai ressenti immédiatement un bien-être absolu, je me sentais déjà chez moi.

    -          - Monte. Ta chambre est celle au fond du couloir. Tu auras tout le temps de visiter la maison lorsque tu te seras un peu installée et puis j’aimerai savoir si il te manque quelque chose. Depuis une semaine je fais en sorte que tout soit prêt mais ça fait très longtemps que je n’ai pas eu de jeune fille à la maison.

    -          - Mais… tu rentrais chaque jour ici ?

    -          - Oui tous les après-midi. Deux heures de route ne me fait pas peur et puis c’est pour cela que malheureusement je rentrais bien tard à l’hôtel. Aller vas-y, ne te fais pas prier !

    Pour la première fois depuis longtemps je souriais sincèrement. J’avais hâte de voir ma chambre. Je suis arrivée devant la porte et j’ai ouvert tant bien que mal les bras chargés. Elle était magnifique et très grande. Il y avait de grandes fenêtres qui surplombait le jardin et au pied un banc rempli de coussin. L’endroit rêvé où je pourrais lire tout en regardant à l’extérieur. J’en avais toujours rêvé depuis que ma mère m’avait dit qu’elle avait cela dans sa chambre lorsqu’elle était plus jeune. Et là j’ai pris conscience que je me trouvais dans sa chambre. Je ne voulais pas pleurer encore une fois alors j’ai fait volte face pour regarder le reste. Il y avait un magnifique lit deux personnes à baldaquin mais pas de rideaux. De l’autre côté un bureau et une chaise. Je posais mon carton pour pouvoir bouger plus facilement. Lorsque je me suis approchée j’ai aperçu un ordinateur portable et juste à côté un téléphone portable. Je n’avais pas osé dire à mon grand-père que je n’avais pas pu les récupérer dans mon ancienne chambre mais il a du lire dans mes pensées ou bien il connait un peu plus les jeunes filles qu’il veut bien l’admettre.

    La salle de bain était simple et sobre. Juste une douche, un lavabo, un miroir et quelques étagères. Je verrais ce que je peux faire pour la rendre plus accueillante. Un peu de couleur serait la bienvenue.

    Après avoir rangé mes affaires je suis descendue pour faire le tour de la maison. Il y avait un salon qui était rempli de livres. Cette pièce était spéciale, je ne sais pas pourquoi mais je le sentais. Un canapé et deux fauteuils, une petite table de salon et des livres, des centaines de livres. Je me suis  avancée, j’étais très impressionnée. J’adorais les livres anciens et là il y en avait sur tous les murs de la pièce. Je n’osais pas les toucher et pourtant j’avais l’impression qu’ils m’appelaient. Je sentais une chaleur se répandre dans mon corps depuis que j’étais entrée.

    -          - Je vois que tu as trouvé mon antre secret ! me dit une voix derrière moi.

    -          - Je suis désolée grand-père, je n’aurais pas dû entrer sans ta permission.

    -          - Mais tu es chez toi maintenant et tu peux aller où bon te semble. Ta chambre te plait ?

    -          - Oui beaucoup ! Mais est-ce que je peux rajouter des petites touches personnelles ?

    -          - Bien sûr. J’ai fait en sorte qu’elle soit neutre pour que justement tu puisses la décorer à ton image. Si tu veux nous pouvons aller chercher ce qui te manque dans une heure si ça te convient.

    -          - Oui. Je serais prête. Je remonte faire la liste de ce que j’ai besoin et on pourra y aller. Mais je ne veux pas être une charge pour toi. Alors dès demain je chercherais un petit travail pour pouvoir te rembourser. Et puis j’oubliais merci pour l’ordinateur et le téléphone.

    -          - C’est rien j’ai remarqué qu’ils ne fonctionnaient plus dans ton ancienne chambre et ça me faisait plaisir de te les offrir comme cadeaux de bienvenue. Je sais combien c’est difficile pour toi de tout abandonner comme ça, je voulais que tu restes en contact avec tes amis.

    Je commençais à apprécier sincèrement mon grand-père. Il n’était surement pas facile pour lui de se retrouver avec moi. Il avait l’air d’être seul depuis très longtemps.

    En tout cas il n’avait pas dit non pour le boulot. Donc demain je me lèverais tôt et je chercherais quelque chose. Il faut bien que je m’occupe et puis je ne veux pas vivre sur ce que mes parents m’avaient laissés, je voulais apprendre à m’occuper de moi.

    Il était déjà très tard lorsque nous sommes rentrés. J’avais peur d’avoir un peu trop abusé de sa gentillesse en regardant tout ce qu’il y avait dans la voiture.

    Heureusement nous avions mangé dans un snack avant de rentrer et j’ai pu à loisir arranger ma chambre. J’avais acheté des rideaux en Organza Prune pour habiller mon baldaquin et j’avais pris deux parures dans les mêmes tons. J’étais contente du résultat, ça faisait un peu princesse des milles et une nuit. Mes petits pots de différentes couleurs faisaient de l’effet dans la salle de bain et mon bureau ressemblait maintenant à un bureau d’adolescente et non à un bureau de pensionnat. Mais je n’étais pas tout à fait satisfaite et l’envie de le repeindre en blanc me tentait bien. Je verrais si c’est possible.

    D’habitude après ma douche, je me jetais sur mon ordinateur pour parler à mes amis mais ce soir je n’en avais pas envie. Quelque chose me poussait vers la bibliothèque. Je descendais doucement pour ne pas déranger mon grand-père et regardait par la porte entre-ouverte. Il était là à faire les cents pas. Je n’osais pas bouger, j’avais peur qu’il ne s’aperçoive de ma présence. Il avait un livre à la main et semblait parler à quelqu’un. J’essayais de regarder un peu mieux dans la pièce et maintenant j’en étais sûre il y avait bien quelqu’un assis sur le fauteuil mais il me tournait le dos et je ne pouvais pas voir qui c’était. Mon grand-père avait l’air contrarié et cherchait quelque chose dans ses livres.

    -          - Je ne comprends pas. Je ne trouve aucune formule qui peut ôter celle qu’on a énoncé  à sa naissance, dit mon grand-père exaspéré.

    -          - Calme-toi Mayeul, il nous reste quatre mois.

    -          - Mais elle ne va pas comprendre ce qui lui arrive, elle n’a jamais vécu dans cet univers.

    -          - Elle est ici avec toi maintenant et tu dois lui apprendre qui elle est et le plus vite possible.

    -          - Je ne veux pas la perdre tu comprends. On m’a empêché de la voir pendant plus de 17 ans et je veux prendre le temps de lui dire les choses à ma manière.

    J’étais stupéfaite on parlait de moi, j’en étais sûre ! Qu’est-ce qu’il va m’arriver dans 4 mois ? Je vais avoir 18 ans c’est tout ! Pourquoi je ne vais pas comprendre ce qui m’arrive ? J’avais peur d’en apprendre plus et je suis remontée dans ma chambre sans faire de bruit. Je n’arrivais pas à dormir ce que j’avais entendu me perturbait. Qui avait empêché mon grand-père de me voir ? Mes parents ? Pourquoi ?

    Mais ce qui me perturbait le plus c’était qu’il fallait que j’apprenne qui j’étais le plus vite possible. Qu’est-ce que ça voulait dire ?

     

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    Chapitre 2

    Je sentais que l’on me regardait, mais la personne n’a dit aucun mot. Elle s’est dirigée vers le fauteuil je la savais là pas très loin de ce lit d’hôpital et qui était le mien jusqu’à demain. Enfin je l’espérais.

    Je me suis retournée tout doucement, les joues encore humides.

    Lorsque je l’ai regardé il me tendait un mouchoir propre et soigneusement plié. Je l’ai pris et j’ai essuyé mes larmes.

    -          - Bonjour June. Je m’appelle Mayeul et je suis ton grand-père.

    -          - Bonjour.

    Je trouvais qu’il n’avait pas tellement l’allure d’un grand-père. Il faisait encore assez jeune bien qu’il soit grisonnant mais avait fière allure. Ses vêtements n’étaient pas ringards et j’en fus très étonné. Je l’imaginais plutôt avec des chemises en flanelles à carreaux et un pantalon de velours sans compter une canne pour l’aider à se déplacer. Mais rien de tout ça. J’étais à la fois étonnée et déçue.

    -          - Je suis désolé pour tes parents. Si tu veux demain lorsque je viendrais te chercher la première chose que l’on fera c’est aller voir où ils reposent maintenant.

    -          - Merci. Je veux bien oui. Vous êtes le père de maman ?

    -          - Oui. Mais tu sais tu peux me tutoyer. Je pense que ce serait plus simple pour nous deux.

    -          - D’accord. Mais comment dois-je vous enfin t’appeler ?

    -          - C’est comme tu veux mais pas de monsieur. Ah oui et pas de Pépé non plus ! Beurk !

    J’ai réussi à sourire à ce qu’il venait de dire.

    -          - Je sais aussi que tu as beaucoup de questions mais laissons cela pour aujourd’hui. Le plus important maintenant c’est de préparer ton départ.

    -          - Mon départ ?

    -          - Oui. Je t’emmène chez moi.

    -          - Mais c’est impossible j’ai tous mes amis ici et puis je ne serais pas loin de papa et maman.

    -          - Mais je n’habite pas si loin que ça tu sais. Ma maison se situe à Roseville.

    -          - Roseville ? Mais comment cela se fait-il qu’on ne t’ a jamais vu ?

    -          - C’est une longue histoire. Mais je te promets de tout te raconter.

    Je ne savais pas quoi penser de tout ça. Cela allait trop vite. Je n’arrivais pas à réfléchir. Je n’avais pas envie de changer d’école, de maison…. Mais c’est vrai je n’avais plus de maison elle était partie en fumée.

    -          - Est-ce que tu sais si je peux récupérer des choses dans ma maison ?

    -          - Je crois oui. Il y a des pièces qui n’ont presque pas été touchées par les flammes mais elle est néanmoins inhabitable. Nous irons demain voir ce que l’on peut récupérer et ensuite nous verrons ce qui peut te manquer.

    -          - Oh ! Je n’ai besoin de rien. Je t’assure.

    -          - De toute façon nous avons encore beaucoup de choses à faire avant de partir. Ce sera à toi de voir.

    J’étais dans le hall de l’hôpital, j’attendais mon grand-père qui était parti signer les derniers papiers pour ma sortie.

    J’avais dit au revoir et merci au docteur Mac Cole qui me souhaita bonne chance pour l’avenir. Je n’avais plus d’avenir mais je me suis abstenue cependant de le lui dire. Je n’avais pas envie qu’il me garde encore ici plusieurs jours. Pourtant je me sens en sécurité dans cet hôpital. Dehors je n’ai plus de repères, je n’ai plus personne.

    Hier en fin d’après-midi un agent de police est venu me poser des questions mais je n’ai pas pu y répondre. Il me demandait si mes parents avaient des problèmes, si ils se disputaient, si je savais si ils avaient des problèmes d’argent ou s’ils avaient des ennemis. Mais pourquoi ces questions ? Ils ne croyaient quand même pas qu’ils avaient voulu se tuer en voulant m’emmener avec eux. C’était impossible. Mes parents étaient un couple solide et pour l’argent je crois que l’on n’avait pas à se plaindre. Des ennemis je ne crois pas mais maintenant que mon grand-père était entré dans ma vie je ne savais pas ce qu’ils avaient pu me cacher encore.

    Mon grand-père avait une voiture confortable et assez récente. Il m’emmena au cimetière. Je n’osais pas descendre de la voiture, enfin je ne m’en sentais pas capable. Il est venu ouvrir ma portière et m’a tendu la main avec un léger sourire pour me donner du courage. Je l’ai prise en tremblant. Nous avons marché à travers les allées jusqu’à un endroit où se trouvait deux monticules de terre recouverts de fleurs. J’ai levé les yeux et j’ai su que c’était là que dormaient paisiblement mes parents. Je me suis effondrée et me suis agenouillée sur le sol. Mes doigts agrippaient la terre alors que mes sanglots secouaient mon corps de toute part. Je souffrais de leur absence et l’incompréhension remplissait ma tête alors que la tristesse remplissait mon cœur.

    Mon grand-père a attendu patiemment que je me calme. Il savait que je devais faire mon deuil et que je fasse sortir ma douleur. Je lui en étais reconnaissant.

    Lorsque j’ai été prête nous avons pris le chemin de la maison. C’était terrible. Les fenêtres n’avaient plus de vitres et les flammes avaient léchées les murs en laissant de grandes trainées noires. Il ne restait plus rien de la cuisine, du garage et une partie de la salle à manger. Je n’ai pas pu entrer dans la chambre de mes parents qui étaient en partie brûlée. Ma chambre était intacte sauf que les murs étaient noirs par la fumée et non par les flammes. L’odeur de mort régnait dans la maison. J’ai pris conscience que même si je pouvais l’habiter je n’aurai pas pu rester dans cette maison où rodait le souvenir de mes parents. J’ai pris un sac et j’ai mis ce que je pouvais récupérer. Je verrais plus tard ce qui serait encore en état mais il fallait que je parte d’ici le plus vite possible. J’ai réussi à trouver les albums de ma mère au salon. Je voulais un petit quelque chose d’eux avec moi.

    Nous avons mis ce que nous avions récupéré dans le coffre de la voiture. J’ai pris conscience que je n’avais pas pu récupérer mes vêtements. Même si je les emmenais au pressing ils étaient irrécupérables. Pour aujourd’hui c’est ma meilleure amie Mégane qui m’avait prêté des vêtements.

    Nous avons été au centre commercial et mon grand-père a payé une partie d’une nouvelle garde-robe. Je ne voulais pas être à sa charge. Il me faudra un travail pour pouvoir me payer ce dont j’avais besoin. Je lui en parlerai plus tard. Pour l’instant le plus urgent était de faire connaissance.

    Nous étions installés dans un hôtel du centre ville en attendant la fin de semaine. Demain nous avions rendez-vous avec la banque et ensuite nous devions récupérer mes affaires et mon dossier scolaire au lycée.

    -          - Je peux te demander quelque chose ? lui dis-je.

    -          - Oui bien sûr.

    -          - Est-ce que je pourrais m’absenter demain après-midi je voudrais dire au revoir à mes amis et est-ce que je pourrais avoir ton adresse pour leur donner ?

    -          - Il n’y a pas de problèmes j’ai pas mal de choses à faire aussi de mon côté. Je te donnerai l’adresse demain.

    -          - Merci. Comment est ta maison ?

    -          - Assez grande pour te recevoir correctement ne t’inquiète pas ! Et puis tu auras une chambre pour toi et même ta propre salle de bain. Ça te va ?

    -          - Oui.

    Je me suis retirée dans la salle de bain pour pouvoir prendre une douche et aller me coucher. Cette journée avait été dure en émotion et je voulais me retrouver avec mon chagrin.

     

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  • June2

     

     

     

    CHAPITRE 1

     

    Lorsque j’ai ouvert les yeux, la première chose que j’ai vu c’est une énorme lumière blanche au dessus de ma tête. Je me demandais où j’étais, la seule chose que je me rappelle c’est que je me suis endormie dans mon lit.

    -          - Docteur ! Venez vite, elle s’est réveillée !

    Docteur ? Mais où étais-je ? Je commençais à m’agiter mais une main ferme m’a forcé à rester allongée.

    -          - Chut ! Mademoiselle St John calmez-vous. Je suis le docteur Mc Cole. Vous êtes au Fairview Southdale Hospital.

    -          - A l’hôpital ? Mais que m’est-il arrivé ?

    -          - Vous devez vous calmez, ensuite je vais voir si tout va bien et après nous prendrons le temps de discuter.

    Je ne comprenais rien à ce qui se passait, mais je me suis calmée. Je voulais savoir ce que je faisais ici. Je me suis laissée  ausculter et  le médecin a confirmé que tout allait bien. Je devais rester encore un jour en observation et ensuite quelqu’un viendra me chercher.

    -          - Où sont mes parents ?

    -          - Mademoiselle St John j’ai une terrible nouvelle à vous apprendre, me dit-il hésitant.  Quelle est la dernière chose dont vous vous rappelez ?

    -          - De mettre endormie dans ma chambre comme chaque soir. Pourquoi ? Où sont mes parents ?

    Je commençais à m’agiter et à m’énerver. Pourquoi ne voulait-il pas répondre à ma question ? Je ne voulais pas comprendre ce qui me trottait dans la tête.

    -          - Vos parents sont tous les deux décédés lors de l’incendie de votre maison.

    -          - NNNNNNNNNonnnnnnn !!!! criais-je !

    Ils se sont mis à deux pour me maitriser. J’ai senti une aiguille s’enfoncer dans mon bras et le sommeil est venu me surprendre peu après.

    Lorsque je me suis réveillée quelques heures plus tard il faisait nuit. Je ne savais pas quelle heure il était je n’avais pas de montre ni de réveil dans ma chambre. Je regardais cependant par la fenêtre et regardais les étoiles. Les larmes coulaient abondamment sur mes joues, j’avais pris conscience que maintenant j’étais seule, totalement seule. Mes parents étaient morts et moi j’étais en vie. Pourquoi cette injustice ?

    Le docteur a dit qu’ils étaient morts lors de l’incendie de la maison. Pourquoi je ne me souvenais de rien. Comment on a pu me sauver et pas eux ? Je ressentais le besoin de comprendre. Demain je poserais des questions au docteur Mc Cole. Je voulais savoir depuis combien de temps j’étais ici et qui s’était occupé de mes parents.

    Je ne m’imaginais pas vivre sans eux. Que vais-je devenir ? Je n’ai pas pu leur dire au revoir et ça me faisait si mal.

    Je m’endormais les yeux remplis de larmes et regardant parmi les étoiles les visages de mes parents que j’aimais tant.

    Il faisait jour lorsque j’ai senti la main de quelqu’un sur mon front. J’ai ouvert les yeux brusquement.

    -          - Maman ?

    -          - Non mademoiselle St John je m’appelle Stella et je suis infirmière. Comment vous sentez vous ce matin ?

    -          - Je suis désolée. J’ai encore un peu de mal à me faire à l’idée que … enfin vous savez !

    -          - Oui. Ne vous inquiètez pas je comprends. Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Tu veux manger un peu ?

    -          - Je n’ai pas très faim.

    -          - Juste un peu. Je vais demander qu’on t’apporte un plateau.

    -          - Attendez ! Est-ce que je pourrais voir le docteur Mc Cole s’il vous plait ? je voudrais lui parler.

    -          - Je vais voir ce que je peux faire.

    -          - Merci.

    Elle quitta la chambre en me souriant. Elle était grande, brune et un air jovial.

    Quelques instants plus tard une autre dame est venue m’apporter un plateau avec un bol de café, un croissant et un jus d’orange. Je me suis rendue compte que malgré ma peine j’avais faim. J’ai mangé mon croissant et bu mon jus d’orange. Pour le café je n’étais pas très fan.

    La porte s’est ouverte sur le médecin qui m’avait parlé la veille. J’ai pris le temps de le regarder, il avait la quarantaine, blond, les yeux bleus, assez mignon pour son âge.

    -          - Je vois que vous avez mangé un peu.  Stella m’a dit que vous vouliez me parler.  

    -          - Oui. J’aimerais savoir comment ça s’est passé pour mes parents.

    -          - Tu es sûre ?

    -          - Oui je suis prête à l’entendre.

    Il me regarda pour voir si j’étais vraiment prête. Je le fixais et  mon visage s’est crispé pour lui montrer que j’étais à l’écoute de ce qu’il allait m’apprendre.

    -          - Je sais seulement ce que la police m’a dit lorsqu’une ambulance vous a amenez ici. Vous ne vous souvenez vraiment de rien ?

    -          - Rien. Je m’endors chez moi et je me réveille dans cette chambre.

    -          - Tout ce que je sais c’est qu’en pleine nuit des voisins ont appelé les pompiers car votre maison était en flamme. Les pompiers n’ont rien pu faire pour vos parents s’étaient déjà trop tard. Et vous Mademoiselle on vous a retrouvé derrière votre maison sans connaissance, sans brulure. Lors de votre examen à l’hôpital nous avons vu que vous avez néanmoins respiré de la fumée mais nous ne savons pas comment vous êtes sortie de la maison. La police fait une enquête et passera vous interroger dans la journée, je devais les tenir au courant de votre réveil.

    -          - Est-ce que vous pouvez me dire depuis quand je suis ici ?

    -          - Cela fait 4 jours que vous êtes inconsciente.

    -          - Mes parents où sont-ils ?

    -          - Je suis désolé, l’enterrement a eu lieu hier matin. On ne pouvait pas les laisser comme ça plus longtemps et nous ne savions pas quand vous vous réveilleriez.

    -          - Qui s’est occupé d’eux ? Des amis ?

    -          - Non. Votre grand-père.

    -          - Mon quoi ? Mais je suis désolé mais je n’ai pas de grand-père ni aucun autre parent d’ailleurs.

    -          - Je peux vous assurer que vous avez un grand-père. Il nous a justifié son identité. C’est le père de votre maman.

    -          - Je ne comprends plus rien. Mes parents ne m’ont jamais parlé de lui. Ils m’ont dit que nous n’avions plus de famille.

    -          - Il pourra vous expliquer tout ça je lui ai téléphoné il est en chemin.

    -          - Mais….

    -          - Ne vous inquiétez pas tout ce passera bien. Je vous laisse maintenant il me faut aller voir mes autres patients. Je repasserai demain matin pour signer vos papiers de sortie.

    Un grand-père. J’avais un grand-père. Comment était-ce possible ? Pourquoi mes parents ne m’avaient-ils rien dit ?

    J’essayais de me remémorer les albums photos mais rien. Plus j’y pensais et plus je me disais que je n’avais jamais vu aucune personne de notre famille en photos.

    Je réfléchissais à mon avenir sans mes parents. Où irais-je vivre ? Je  n’aurais 18 ans que dans 4 mois mais en attendant où vais-je aller ?

    Une boule d’angoisse se trouvait coincer dans ma gorge. Mes yeux me piquaient une nouvelle fois. Pourquoi était-ce tombé sur nous ? Je ne savais plus où j’en étais. Je voulais voir ma mère, je voulais qu’elle me prenne dans ses bras, qu’elle m’embrasse tendrement et me berce doucement. Les larmes sont apparues encore, me brûlant les joues  tellement j’avais du chagrin.

    La porte s’est ouverte légèrement sans bruit. Je n’osais pas regarder, je n’avais pas envie de regarder.

     

     

     

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