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    CHAPITRE 21

     

    Il était 20 heures lorsque nous avons entendu le carillon de la porte d’entrée. Je me suis précipitée pour aller ouvrir, Melle Pedington était accompagnée d’un étrange personnage qui portait un carton.

    -          - Je suis en retard mais j’attendais mon ami Grégoire pour qu’il puisse m’accompagner en voiture jusqu’ici.

    -          - Bonsoir, nous dit-il tout en nous regardant à tour de rôle.

    -          - Bonsoir, lui répondîmes en chœur.

    -          - June la réunion est fixée à demain soir 20 heures ça te va ? Elle se déroulera ici même car ton grand-père détient la plupart de nos documents officiels et nous en aurons peut-être besoin. Je viendrais avec six autres personnes et nous avons demandé à deux représentantes des sorcières de venir également. Je vous expliquerais demain j’arriverais en début d’après-midi. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, bonne recherche les enfants.

    -          - Merci et bonne nuit mademoiselle Pedington, lui dit Zakhiel avec un sourire.

    -          - Bonne nuit à toi aussi Zakhiel.

    Elle s’éloigna avec ce Grégoire jusqu’à une vieille voiture garée devant la maison. Une très belle voiture de collection d’ailleurs mais je ne m’y connais pas assez pour savoir de quelle marque il s’agissait.

    J’allais me retourner lorsque je sentis une présence. Je regardais tout autour de moi, je fixais chaque endroit sombre. Je savais que quelqu’un nous observait.

    -          - Zakhiel on nous surveille.

    -          - Oui, je les ai sentis. Ils sont plusieurs, ce sont des vampires. Ils ne nous feront rien ils viennent juste surveiller nos faits et gestes et rendre compte à mon père de chaque visite à ton domicile.

    -          - J’aurai dû y penser. En fait c’est de bonne guerre.

    -          - Rentrons.

    Après avoir vérifié toutes les portes et fenêtres, je me suis fait des sandwichs et nous nous sommes installés par terre dans la bibliothèque. J’étais allée chercher dans ma chambre un bloc note vierge afin d’écrire tout ce qu’on trouverait d’interessant. J’ai ouvert le carton et vidé son contenu. Nous ne savions pas trop par quoi commencer. En fin de compte nous nous sommes partagés les livres et nous avons travaillé chacun de notre côté.

    J’ai pris le premier dossier il concernait les parents de Cassandre. Toute leur vie y était inscrite. C’était fascinant. Même les livres d’histoire ne donnait pas autant de détail sur la vie des siècles passés. On aurait cru des livres de contes pour enfants. Si je ne savais pas ce que je sais sur ce monde je n’y aurais pas cru moi-même. Je sais c’est dur à expliquer et très long aussi. Le monde de la magie était déjà fascinant à cette époque mais ça avait l’air très dangereux aussi. Beaucoup avait peur des conséquences sur eux et sur leur famille. Dès que l’on s’apercevait que quelqu’un faisait de la magie il était éxécuté ou emprisonné ainsi que sa famille. Tout un monde de barbarie flottait autour des enchanteurs ou des sorciers. Bizarrement on ne parlait que très peu des autres créatures comme les lutins, les elfes, les vampires.

    Cela faisait 3 heures que nous étions plongés dans nos lectures. Dès que je trouvais quelque chose qui était lié à Cassandre je le notais mais surtout je montrais à Zakhiel tout ce que je trouvais sur sa mère. Elle était une jeune fille pleine de vie, qui pratiquait la magie avec beaucoup d’énergie et beaucoup de talent. Elle était la fierté de ses parents car elle était la meilleure des trois de leurs enfants, deux filles et un garçon. Meredith l’aînée, Bayron le deuxième et la petite dernière Cassandre. La mère de Zakhiel était décrite comme étant très belle. Je regardais dans le fond du carton car j’avais cru y voir un  vieil album photo. Je l’ouvris délicatement, j’avais peur de mettre cet ouvrage en miettes. Je regardais au fil des pages les différents visages. J’aurai aimé que mon grand-père soit là avec nous il m’aurait dit si il y avait quelqu’un de notre famille, il avait l’air d’être la bible de cet univers. En pensant à lui j’avais un pincement au cœur. Zakhiel s’est approché de moi il avait très envie de voir à quoi ressemblait sa famille. Nous regardions les visages et les inscriptions presque effacées. C’est comme ça que nous avons découvert les visages de ses grand-parents, de son oncle et de sa tante et contre toute attente le visage de sa mère. Elle était magnifique, et Zakhiel lui ressemblait étonnamment. C’était stupéfiant.

    Zakhiel m’a regardé, il a regardé la photo de sa mère et a passé délicatement ses doigts sur la photo comme pour caresser celle qu’il n’avait jamais connu. Il était ému et si triste. Je lui ai caressé les cheveux et il s’est enfoui son visage dans mon cou en me serrant dans ses bras. Je savais ce qu’il ressentait et à ce moment là mes parents aussi ont traversé mes pensées. Je pris conscience que si je perdais mon grand-père je resterais seule sans aucune famille. Il ne me resterait que mon grand amour, un vampire d’une beauté incroyable et d’une sensibilité qui n’était pas dans la nature de ce qu’il était.

    J’ai encore cherché quelque temps mais mes yeux commençaient à me piquer. Je me suis allongée sur des coussins près de Zakhiel et je pense que je me suis endormie.

    Il faisait jour et le soleil pointait à travers les volets de la bibliothèque. Je m’étirais doucement et j’ai levé les yeux vers Zakhiel qui n’avait semble-t-il pas changé de place. Il arrêta sa lecture afin de venir m’embrasser légèrement puis intensément. Oh ! J’aimais ce genre de réveil, bien meilleur que mon radio réveil qui faisait ce bruit si énervant.

    -          - Bonjour mon amour, tu as bien dormi ?

    -          - J’ai un peu la tête dans le pâté mais ça va ! Et toi ?

    -          - Tu sais bien que je ne suis pas obligé de dormir bien que je trouve cela très agréable. Te regarder suffit à mon bonheur.

    -          - Tu as trouvé quelque chose ?

    -          - Oui je crois. J’ai regardé tes notes aussi. Il y a quelque chose de pas très clair sur la mort de ma mère. Je ne suis pas sûr mais je crois que c’est un vampire qui l’a tué.

    -          - Un vampire ? Ton père ?

    -          - Non. Mais quelqu’un de très proche de lui c’est certain. Je ne sais pas encore pourquoi mais j’ai trouvé autre chose. Ce vampire était en cheville avec une sorcière. Il était impossible pour un vampire de tuer ma mère de cette façon et je crois qu’on a choisit ce procédé pour pouvoir accuser les enchanteurs. Il fallait quelqu’un qui connaisse la magie.

    -          - Mais pourquoi personne n’a trouvé cela auparavant ?

    -          - Parce que j’ai cherché aussi dans la bibliothèque de ton grand-père et avec les documents de Melle Pedington il fallait trouver un lien. Je crois que depuis des années les enchanteurs gardent précieusement les livres de leurs ancêtres mais jamais ils ne les mettent en commun. Je crois qu’ils ont peur de révéler certains secrets.

    -          - Mais mon grand-père a ici des documents officiels. Il connait beaucoup de choses sur ces familles.

    -          - Oui mais tu vois les enchanteurs ne disaient pas tout surtout sur leurs pouvoirs, ils en gardaient quelques uns en secret au cas où. Ils gardaient aussi des histoires de familles qui ne regardaient pas leurs voisins ou amis. Il y a des choses et des histoires que tu as lu dans cette bibliothèque qui ferait peut-être palir d’autres enchanteurs. Chaque famille a des secrets, regarde tes parents. Tu n’as su que très récemment qui tu étais, et cela aurait peut-être duré encore quelques années si tes parents avaient encore été en vie.

    -          - Oui tu as raison. Alors en combinant toutes ces histoires tu crois qu’on va trouver quelque chose qui pourrait sauver mon grand-père ?

    -          - Pour moi la seule chose qui peut le sauver c’est de prouver à mon père que les enchanteurs ne sont pour rien sur la mort de ma mère. Il faut que l’on trouve la sorcière ou une de ses descendantes. Je pense que dans leur milieu il existe aussi ce genre d’ouvrages. Mais par où commencer ?

    -          - Je ne connais qu’une seule sorcière mais elle ne sait pas que je suis au courant de ce qu’elle est.

    -          - Lucy ?

    -          - Oui. Tu le savais ?

    -          - Nous devons savoir qui se cache dans chaque ville où nous passons histoire de rester sur nos gardes.

    -          - Il faut absolument que je lui parle.

    -          - Si elle sait des choses sur sa famille il ne vaut mieux pas que tu la vois seule. Mais elle ne dira rien si je suis là. Il faut que tu la voies avec Nathan.

    -          - Mais …. Nathan sait aussi pour Lucy ?

    -          - Oui. Je lui en ai parlé un jour. Je lui demandais de se méfier car elle avait le béguin pour lui et j’avais peur qu’elle lui fasse je ne sais quel tour pour qu’il se jette à ses pieds.

    -          - Tu crois qu’il acceptera de venir avec moi ?

    -          - Ne t’inquiètes pas pour ça. Je crois qu’il t’apprécie beaucoup sinon il ne t’aurait pas parler de moi au lycée. Il savait que j’étais attirée par toi et lorsqu’il a vu que tu me regardais toujours aussi intensément lorsque j’étais en ta présence il ne lui a pas fallu chercher longtemps pour savoir qu’un jour ou l’autre nous serions inséparable.

    -          - Tu peux lui téléphoner pour lui expliquer et lui demander de venir me prendre dans une heure ?

    Il prit son portable et composa un numéro pendant que je grimpais quatre à quatre les escaliers afin de me préparer.

     

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    CHAPITRE 22

     

    Nathan est passé me prendre à l’heure. Je voulais qu’il m’emmène voir Lucy mais je ne voulais pas la voir chez elle. Il nous fallait trouver un endroit.

    Zakhiel nous avait indiqué un parc vers la sortie Nord de la ville, un coin assez fréquenté mais pas des créatures qui peuplaient les bois alentours. Il n’était pas très rassuré de me laisser y aller seule. Bien sûr il y avait Nathan mais il n’était ni vampire, ni enchanteur, et que pourrait-il faire pour me protéger.  Mais il n’avait pas le choix, si elle le voyait dans les parages, elle ne viendrait certainement pas. Maintenant il me fallait trouver un prétexte pour la faire venir.

    -          - Pourquoi tu ne lui dis pas simplement que tu veux qu’elle t’accompagne en ville et qu’elle vienne te rejoindre au parc car ton grand-père t’y a déposé ?

    -          - Ce n’est pas un peu simplet ?

    -          - Plus c’est simple et plus c’est  crédible !

    -          - Mouais. On va essayer. Mais est-ce qu’elle ne va pas faire de conclusion un peu trop hâtive lorsqu’elle me verra avec toi ?

    -          - Ce que nous voulons c’est qu’elle vienne jusqu’ici, après on avisera.

    -          - Ok. J’espère que tu as raison.

    -          - Que comptes-tu lui dire ?

    -          - Je ne sais pas trop ! Il faut que l’on sache si sa famille est pour quelque chose dans la mort de la femme d’Alistair et la mère de Zakhiel.

    -          - Elle était un vampire originel.

    -          - Non. Nous venons d’apprendre que Zakhiel est le fils de Cassandre une enchanteresse, qui a été kidnappée par Alistair. C’est plus tard, sans doute juste après la naissance de Zakhiel qu’il l’a transformé.

    -          - Oh là là ! Quelle histoire ! Comment Zakhiel prend-il les choses ?

    -          - Avec beaucoup d’émotions mais je crois qu’il faut mieux que ce soit avec lui que tu en parles, tu comprends ?

    Il acquiessa alors que je prenais mon téléphone. Au début de notre conversation elle se demandait pourquoi j’avais besoin d’elle et me demanda de téléphoner à Carla qui serait ravie de m’accompagner. Cependant j’ai insisté en lui faisant croire que justement je voulais offrir quelque chose à Carla mais que je ne connaissais pas encore très bien ses goûts et que j’avais besoin de ses conseils avisés. Elle accepta finalement et me donnait rendez-vous à l’entrée du parc dans une demi-heure.

    Nathan était inquiet je le sentais.

    -          - Est-ce que tu as le numéro de Zakhiel ? Tu sais au cas où j’aurais besoin qu’il vienne très rapidement.

    -          - Oui ne t’inquiète pas. Nous devons toujours être en contact, tu sais pour ce que je dois faire.

    -          - Je peux te poser une question ?

    -          - Oui. Tu sais que tu peux tout me demander. J’aurais aimé être le premier à avoir touché ton cœur mais je te l’ai déjà dit.

    -          - Et ça t’es difficile de nous voir ensemble c’est ça ?

    -          - Non. Je suis vraiment content pour vous deux. Zakhiel est enfin heureux et toi tu t’es tellement épanouie, tu revis par rapport  à tes premiers jours ici. J’ai laissé passer ma chance voilà tout. Et puis je commence vraiment à apprécier Carla, et je crois qu’elle m’apprécie aussi.

    -          - Et ?

    -          - Et rien du tout. Ça ne te regarde pas ! me dit-il en riant.

    Je n’ai pas eu le temps de lui poser la question qui me brulait les lèvres quelques instants prévus, je voyais au loin la silhouette de Lucy. Lorsqu’elle s’est approché j’ai vu son visage se fermer à la vue de Nathan.

    Plus elle s’approchait et plus je voyais ses yeux noirs de colère. J’en ai eu des frissons le long de ma colonne vertébrale. Ça ne présageait rien de bon.

    -          - Bonjour Lucy, lui dis-je d’une voix douce histoire de l’apaiser.

    -          - Qu’est-ce qu’il fait là ?

    -          - Est-ce que tu me laisses le temps de t’expliquer ?

    -          - Je ne te croyais pas comme ça June. Tu me déçois. Est-ce que Carla sait pour vous deux ?

    -          - Mais…. Je te jure il n’y a rien entre nous, c’est un ami. Tu le sais bien, tu as bien vu à mon anniversaire que je ne m’intéressais pas à Nathan.

    Et en me retournant vers lui.

    -          - Désolé.

    -          - Ne t’inquiètes pas je comprends. Lucy ce n’est pas ce que tu crois. Je sais que tu es en colère parce que je n’ai pas répondu à tes avances. Mais tu sais aussi que je passe beaucoup de temps avec Carla et je ne lui ferais pas ça. Si tu étais vraiment son amie tu saurais qu’on te dit la vérité. C’est pour autre chose que l’on a voulu te voir mais c’est à June de t’en parler, moi je ne suis là que parce que j’ai fait une promesse de ne pas la laisser seule.

    Je savais qu’il ne devait pas dévoiler qu’il était le donneur de sang de Zakhiel. C’était déjà dangereux pour lui que je le sache.

    -          - Lucy. Je sais ce que tu es et tu sais ce que je suis. Ne nous voilons pas la face ça ne servirait à rien.

    -          - Tiens ! Tiens ! Ton grand-père a enfin eu la délicatesse de te parler de nous ? En bien j’espère. Même si pour vous enchanteurs vous vous croyez bien supérieur aux sorcières.

    -          - Arrêtons cette guerre de clan. Il y a plus important. Pour te prouver que j’essaie de te faire confiance en tant que sorcières je vais t’apprendre pourquoi je suis ici devant toi. Mon grand-père a été enlevé par Alistair le vampire originel. Tu vois de qui je parle ?

    -          - Mouais ! Je vois même très bien. Et en quoi ça peut m’intéresser ?

    -          - Je voudrais que tu m’aides à sauver mon grand-père.

    Elle me regarda soudain avec de grands yeux ronds et d’air assez abassourdi. Elle prenait du temps pour répondre ce qui mettaient mes nerfs à rude épreuve je dois dire.

    -          - Tu peux m’expliquer ?

    -          - Oui mais trouvons un endroit un peu plus calme.

    Nous nous sommes dirigés vers le fond du parc à un endroit où aucun passant n’allant juste à la lisière d’un sous-bois.

    -          - Avant de commencer peux-tu me dire si c’est vrai que tu sors avec ce vampire ?

    -          - Quoi ?

    -          - Je sais qu’il vit au fond de ton jardin. Tu sais très bien que les enchanteurs et les sorcières se retrouvent toutes les semaines pour faire le point sur les créatures qui vivent dans la forêt. Ton grand-père a bien été obligé de parler de Zakhiel. De toute façon vu votre comportement à tous les deux au lycée, ma mère et ma tante ne m’ont rien appris de plus.

    -          - Mais alors pourquoi cette scène tout à l’heure ?

    -          - J’avais envie de voir la tête de Nathan !

    -          - Ce n’était pas drôle !

    -          - Oui. Je sais !

    Nous nous sommes assis par terre et j’ai commencé à tout lui raconter. Je ne savais pas si j’avais raison ou tord, si je pouvais lui faire confiance ou non. Mais il nous fallait quelqu’un du monde des sorciers. Et je ne connaissais que Lucy.

    Elle savait pour moi et sur ma destinée. Je crois qu’elle était un peu jalouse car pour notre communauté j’étais quelqu’un d’important et pas elle. J’essayais de ne rien lui cacher, il fallait qu’elle est confiance en moi-même si je pourrais subir de graves conséquences à mes actes.

    -          - Voilà, tu sais tout maintenant. Tu sais aussi que si je ne réussis pas à être une enchanteuse je basculerais du côté des sorcières et d’après ce que je sais une puissante sorcière.

    -          - C’est une menace June ?

    -          - Non je voulais juste te dire tout ce que je savais.

    -          - Et pourquoi as-tu besoin de moi au juste ?

    -          - Est-ce que tes ancêtres font comme les enchanteurs le journal de toute leur vie ?

    -          - Oui. C’est une des choses que l’on a en commun avec vous.

    -          - Je t’ai appris que Zakhiel était à moitié enchanteur et à moitié vampire. Promets-moi de n’en parler à personne. Du moins pour l’instant.

    -          - Et si je n’ai pas envie de tenir ma promesse ?

    -          - Et bien désolée. Tu peux alors rentrer chez toi. J’ai eu tord de te faire confiance, de croire qu’en fin de compte ça te plaisait d’être mon amie, à moins que tu n’étais auprès de moi que pour m’espionner pour le compte de tes parents.

    -          - Laisse mes parents en dehors de ça, ok ? Au début c’est vrai que je t’ai espionné mais pour le compte de ma tante. Ma mère ne sait rien de tout ça et je crois qu’elle n’aurait pas accepter elle est très proche du conseil des enchanteurs. Et puis j’étais chargé d’une autre mission me rapprocher de Carla pour savoir si sa famille faisait partie de ceux qui ont signé un traité avec certains vampires de la ville.

    A cette nouvelle je ne savais plus trop quoi dire. Je n’osais pas regardé Nathan. Pourquoi cherchaient-ils ce genre de renseignements ?

    Elle se retourna vers Nathan.

    -          - Je sais que c’est toi le donneur de Zakhiel. Mais rassure-toi je n’ai pas l’intension de le dire à qui que ce soit. Oh j’aurais pu en profiter, t’obliger à sortir avec moi afin de m’empêcher de parler mais je n’en ai pas eu le courage, je ne voulais pas devenir comme ça. Je suis une sorcière oui mais pas une méchante sorcière. J’essaie de faire le bien mais c’est très dur depuis que mon père est mort et que ma tante, sa sœur, est venue vivre avec nous. Même ma mère a changé, elle est triste et je sens qu’elle a peur de Megane.

    -          - Alors laisse tomber, je ne peux pas te demander ce service. Tu risquerais de te faire prendre et je ne voudrais pas qu’il t’arrive quoi que ce soit.

    -          - Dis-moi de quoi il s’agit et je verrais ce que je peux faire.

    -          - On a besoin de savoir si il y a un sorcier ou une sorcière qui a été proche d’un vampire. De préférence un vampire proche d’Alistair.

    -          - Mais pourquoi ?

    -          - Tu ne vas pas t’offencer si je te dis pourquoi ?

    -          - Non, je préfère savoir.

    -          - Et bien nous avons la conviction que c’est un vampire proche d’Alistair qui a tué Cassandre sa femme et la mère de Zakhiel. Mais Alistair est convaincu que c’est un enchanteur qui l’a tué donc nous supposons que le vampire que nous recherchons a été aidé par quelqu’un de ton clan.

    -          - Et pourquoi Alistair n’aurait-il pas raison ? Et si c’était un des vôtres ?

    -          - Je n'y ai déjà pensé et nous avons passé la soirée et la nuit à faire les recherches dans les différents livres de mon grand-père et même dans ceux des descendants de Cassandre. Rien. Mais peut-être qu’il n’y aura rien non plus de ton côté. Je veux juste saisir une chance de sauver mon grand-père avant l’ultimatum.

    -          - L’ultimatum ? Tu m’en as pas parlé.

    -          - Et bien Alistair me laisse trois jours avant de me livrer à lui à la place de mon grand-père.

    -          - Et il te reste ?

    -          - Un seul jour.

    Elle continuait à garder le silence. Elle s’est levée, nous en avons fait de même. Elle a fait les cent pas tournant et retournant sur ses pas. Elle devait réfléchir à tout ce qu’elle venait d’apprendre.

    -          - Donne-moi jusqu’à ce soir. Si je trouve quelque chose je serais chez toi à 18 heures.

    -          - Ok. Merci.

    -          - Ne me remercie pas tout de suite. Je crois que ma tante doit s’absenter j’en profiterais à ce moment là. Mais si sa sortie est annulée je ne pourrais rien pour toi.

    -          - Mais pourquoi ta tante est-elle comme ça ?

    -          - Je ne sais pas. Elle a débarqué à la mort de mon père et depuis elle dirige tout. Normalement c’est à ma mère de le faire. Elle était la femme du chef de notre communauté, c’est à elle que ce rôle devait revenir pas à ma tante.

    Elle nous fit un signe et sorti du parc rapidement. Nous sommes restés un moment là à nous regarder. J’étais inquiète et Nathan n’osait pas trop parler.

    -          - Viens dépêchons-nous Zakhiel doit s’inquiéter. Lui dis-je en prenant à mon tour la direction de la sortie.

     

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    CHAPITRE 23

     

    Comme nous l’avions supposé Zakhiel commençait à s’inquiéter. Ça faisait déjà un moment qu’il faisait les cent pas dans la maison. Nous n’avions pas franchis l’allée que déjà la porte s’ouvrait. Il s’approcha rapidement de moi et me serra dans ses bras en cachant son visage dans mes cheveux. Sa respiration était rapide bien que je ne comprenais pas pourquoi il devait respirer.

    -          - J’ai eu si peur ma puce.

    -          - Tu savais où j’étais et avec qui j’étais, calme-toi.

    -          - Je ne sais pas comment je ferais si je te perdais. Tu es mon point faible mon amour, mon père le sait et il s’en servira je le sens.

    -          - Aller viens rentrons. Nathan tu restes avec nous ?

    -          - Non je préfère rentrer. Par contre Zakhiel je pense qu’il serait préférable que l’on se voit dès demain matin, il te faut prendre des forces et tu sais ce que ça veut dire. Tu t’inquiètes tellement pour June que tu oublies de te nourrir et il te faudra très certainement la protéger.

    -          - Tu as raison comme d’habitude, qu’est-ce que je ferais sans toi mon ami. June est-ce qu’il peut venir demain matin vers 9H00 ?

    -          - Pas de problèmes, je te préparerai un super petit déjeuner pour te remettre.

    -          - Si tu me prends par les sentiments, me dit-il en riant.

    Il fit demi-tour et nous dit de passer une bonne soirée.

    Zakhiel et moi sommes rentrés. On aurait dit un vieux couple qui rentrait dans leur grande maison vide maintenant que les enfants avaient pris leur envol. Mais je n’aurais jamais d’enfant, je ne resterais pas là sur le bord de la route les regardant s’éloigner et en tenant la main de mon mari. Je me suis sentie si triste, si vide à l’intérieur que Zakhiel remarqua que quelque chose n’allait pas.

    -          - Qu’y a-t-il ? Tu ne te sens pas bien ?

    -          - Non. Ce n’est pas ça, j’ai songé à l’avenir et me suis rendue compte que je n’aurais pas d’avenir.

    -          - Comment ça ? A cause de demain ? Tu ressens quelque chose ? Tu as eu une prémonition ? Ce serait nouveau comme talent.

    -          - Non l’avenir, tu sais lorsque je serais vieille avec des cheveux blancs.

    -          - Et alors qu’est-ce qui t’inquiètes ? Tu as peur de ne pas survivre à demain ?

    -          - Oui et non. Enfin c’est très dur à expliquer. Je t’aime de tout mon cœur mon amour mais si nous survivons à cette aventure est-ce que l’on a vraiment un avenir ensemble ? Dans quelques années tu ne voudras plus te montrer à mes côtés. Et puis nous ne pourrons pas…

    Et une larme coula doucement le long de ma joue. Zakhiel était bouleversé, il enleva délicatement de son doigt cette traitresse qui roulait sur mon visage.

    -          - Si mon amour, nous pourrons avoir des enfants.

    -          - Mais …

    -          - Comment je sais ? Parce qu’à moi aussi ça m’a traversé l’esprit. Bien sûr pas maintenant alors que nous même ressemblons encore à des enfants. Mais plus tard dans cinq ou dix ans, je te promets que tu porteras notre bébé.

    -          - Comment est-ce possible ?

    -          - Je ne sais pas comment mais je suis la preuve qu’un vampire et une enchanteresse peuvent procréer. Et comme je suis à moitié vampire et à moitié enchanteur je ne vois pas où serait le problème. Pour ce qui est de vieillir, j’ai peut-être trouvé une solution dans les livres de la bibliothèque mais nous en reparlerons plus tard lorsque tous nos problèmes seront derrière nous. Ne crois pas te débarrasser de moi de si tôt.

    -          - Je t’aime.

    Il m’embrassa doucement, puis avec plus de fougue. J’étais aux anges. Nous avions envie de bien plus mais il fallait que nous soyons prêt au cas où Lucy arriverait. Il m’a fallu expliquer à Zakhiel la conversation que j’avais eu avec elle au parc.

    Zakhiel était méfiant et il m’a un peu reproché de lui avoir tout raconté. Mais nous n’avions pas le choix. Nous n’avions pas de solution. Pendant notre absence il avait encore et encore cherché dans les livres ce qui pourraient nous être utile. Il a noté quelques sort très anciens, un peu oublié par le temps mais relativement puissant pour repousser des attaques. Nous apprenions par cœur les mots afin de ne pas être pris au dépourvu.

    Il était 16 heures et nous n’attendions pas Lucy avant deux bonnes heures. Zakhiel est parti chercher un très vieux grimoire qu’il avait trouvé dans la chambre de mon grand-père. Jamais je n’aurais osé fouiller ses affaires mais bon c’était fait.

    -          - Il faut que je te montre quelque chose.

    -          - Quoi ? Tu as trouvé un nouveau sort ?

    -          - Oui et non. Ce n’est pas vraiment un sort c’est une formule magique.

    -          - Elle consiste en quoi ?

    -          - Et bien j’ai lu dans les livres de Melle Pedington que Cassandre pouvait voyager dans le temps.

    -          - Que ta mère pouvait voyager dans le temps.

    -          - Oui ma mère. Et j’ai trouvé la formule dans le livre de ton grand-père. J’ai vu que si elle tenait la main de quelqu’un elle pouvait l’entrainer avec elle dans son voyage à travers le temps.

    -          - Et tu aimerais un jour essayer.

    -          - J’aimerai essayer aujourd’hui.

    -          - Mais crois-tu qu’on aura suffisamment de temps en deux heures ? Et puis c’est assez risqué, nous n’avons personne pour nous guider.

    -          - Si ton grand-père.

    -          - Tu plaisantes j’espère.

    -          - Regarde il a écrit plein de note sur les pages du livre. J’ai même appris par cœur la formule pour revenir. Mais je ne suis peut-être pas capable de le faire. Je ne tiens peut-être pas autant de ma mère.

    -          - Et à quelle époque tu veux aller ?

    -          - Le jour de la mort de ma mère.

    Ses yeux brillaient d’un plaisir nouveau, un peu comme un enfant qui découvre un nouveau jouet. J’étais très inquiète mais je n’osais pas le lui dire, je ne voulais pas le décevoir. Quelque part j’avais très peur de ne pouvoir revenir à notre époque mais en même temps je crois que j’étais presqu’aussi excitée que Zakhiel.

    Je lui ai souris, il a compris que j’étais d’accord et m’a pris dans ses bras pour me faire tournoyer en plein milieu de la pièce.

    J’avais juste une condition, laisser un mot pour que l’on puisse nous retrouver si nous n’arrivions pas à revenir par nous même. Enfin si c’était possible.

    J’ai voulu prendre Zakhiel par la main mais il a tenu à me prendre dans ses bras alors que je passais les miens pour que mes mains se joignent derrière son dos. Je l’ai entendu prononcer des mots connus et inconnus qui formaient un poème ou ce qui s’en approchait.

    Je sentis mon corps se lever mes pieds ne touchaient plus le sol. J’agrippais Zakhiel afin de ne pas nous perdre pendant ce voyage à travers le temps. Une lumière a tourné autour de nous en partant de nos pieds pour se diriger vers nos têtes. Un énorme bien être nous a envahi, j’entendais encore et encore les paroles de mon petit ami jusqu’à ce que je vois une lumière éclatante et jusqu’à ce que j’ai l’impression de me dissoudre totalement.

    Je n’avais comme guide que la voix de Zakhiel et l’impression d’être toujours dans ses bras.

     

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    CHAPITRE 24

     

    Lorsque j’ai ouvert les yeux j’étais toujours dans les bras de Zakhiel. Ça me rassura un peu quelque part. Avions-nous réussi ? Il fallait que l’on s’en rende compte très rapidement car nous n’avions que très peu de temps.

    Bizarrement  j’ai reconnu les lieux nous étions dans le jardin derrière la maison de mon grand-père. Ce que je ne comprenais pas c’est que la maison n’avait pas l’air d’avoir changé. Je désirais rentrer à l’intérieur mais j’avais peur de ce que je pourrais découvrir. Il fallait mieux pour l’avenir que je ne me montre pas. Le problème le plus urgent était nos tenus vestimentaires. Nous ne devions pas nous faire remarquer. Heureusement pour nous sur la haie se trouvant sur le côté de la maison sèchaient des vêtements. Zakhiel pris un pantalon et une chemise et moi une robe. Oh mon dieu quelle allure j’allais avoir là-dedans !

    Nous sommes allés plus loin pour nous cacher et nous changer. Il manquait quelque chose dans le jardin. Mais oui l’appenti où Zakhiel avait emménagé. Mais revenons à ce que nous devions faire. D’ailleurs qu’est-ce que nous devions faire au juste ? Comment trouver Cassandre ? La ville a dû énormément changer. Que va-t-on reconnaitre ?

    Nous nous sommes dirigés vers la route, enfin ce qui sera une route car là c’est plutôt de la terre battue. Les rues étaient assez désertes, les gens devaient être rentrés chez eux. C’est alors que je me suis rappelée que nous devions être en plein dans la guerre de Sécession et que la plupart des hommes devaient être partis à la guerre. Enfin je crois ! Je n’ai jamais trop aimé l’histoire alors mes souvenirs d’école sont assez vagues bien que l’on nous a rabâché pendant toute notre scolarité l’histoire de notre pays.

    Nous essayions de nous diriger vers le centre de la ville, mais pas de route, pas tellement de maisons, nos repères  en avaient pris un sérieux coup. En plus j’avais du mal à marcher avec cette robe. Mais en regardant Zakhiel je me suis mise à rire.

    -          - Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? me dit-il.

    -          - Toi. Tu as vu ton allure ?

    -          - Moi je te trouve tout à fait ravissante. Enfin mal à l’aise mais ravissante.

    -          - Ouais c’est ça ! Bon revenons à ce qui nous amène ici. Comment allons-nous trouver Cassandre ?

    -          - Et bien nous allons essayer de retrouver la maison où vivaient mes parents. Normalement la maison est toujours sur pied. Mon père y a vécu jusqu’à ce qu’il quitte cette ville c'est-à-dire quelques semaines après la mort de ma mère. Je crois que j’arrive à me repérer. J’y suis allée plusieurs fois mais dans l’époque d’où nous venons elle est en ruine.

    -          - Ton antre secret ?

    -          - Oui.

    -          - C’est pour ça que tu t’y sentais si bien. Tu avais l’impression d’être chez toi avec tes parents ?

    -          - J’avais l’impression d’avoir une famille normale, sans violence, sans haine. Je ne sais pas pourquoi mais je m’y sentais serein, apaisé.

    -          - C’est comme ça que ton père t’a retrouvé, il a dû vouloir venir voir la maison.

    -          - Je le crois aussi. Je sais maintenant que c’était une erreur de m’y installer.

    -          - Non, tu ne pouvais pas savoir que ton père reviendrait dans cette ville. Je suis désolée.

    Je lui pris la main en le regardant tendrement. J’avais envie qu’il m’embrasse mais je savais aussi que pour cette époque ce serait inconvenant. Nous nous sommes lâchés comprenant tous les deux que nous devions nous comporter comme les personnes de cette époque. C’était déjà assez bizarre de me voir seul avec un jeune garçon sans la présence d’un chaperon.

    Nous avons marché longtemps, nous n’avions pas la notion du temps. J’étais sûre que nous ne serions jamais rentrés pour Lucy. Je me demandais si elle nous en voudrait et si elle ne désirerait  plus nous aider. Pourquoi j’ai écouté Zakhiel nous aurions pu essayer après son passage. Il va me falloir beaucoup d’efforts pour rattraper le coup si j’y arrive. Nous traversions les champs les uns après les autres. Je commençais à être fatiguée et j’avais du mal à suivre Zakhiel.

    -          - C’est encore loin ?

    -          - Non on y arrive.

    -          - Mais comment tu peux savoir si on ne s’est pas perdu ?

    -          - Je le sais. Tu sais bien que je suis un prédateur. Je ressens, je sens les choses. Je sais que l’on est proche. Comment te dire je sens comme une présence.

    -          - Nous ne serons jamais rentrés pour Lucy. Elle va nous en vouloir à mort.

    -          - Il faut que je le fasse, tu comprends ? Je ne peux pas revenir en arrière. J’en ai besoin.

    -          - J’ai peur.

    -          - Je sais. Mais je te promets de te protéger. Tout va bien se passer.

    Cette fois-ci plus personne ne pouvait nous voir alors il me pris la main et me déposa un baiser sur mes lèvres. Je savais que c’était important car lui aussi cherchait des réponses. Je ne pouvais pas lui en vouloir, il méritait de comprendre.

    Au loin une maison, de la lumière à l’intérieur. Nous savions que c’était celle que nous cherchions. Zakhiel me caressait la main avec son pouce. Etait-ce pour me rassurer et pour se rassurer lui-même ? Sans doute les deux.

    -          - Viens, approchons, mon père n’est pas à la maison, je ne sens pas son odeur.

    -          - Tu es sûr ?

    -          - Oui je veux LA voir.

    Nous  nous sommes dirigés vers la fenêtre éclairée, et nous apercevions une silhouette. Prenant beaucoup de précautions et regardant très souvent derrière nous, nous avons regardé par la fenêtre en essayant de ne pas nous faire remarquer. Dans la pièce se trouvait une femme. Elle était habillée un peu comme les fées dans les films de notre époque. Elle avait de longs cheveux ondulés qui se répandaient en cascade dans son dos. Mon cœur battait tellement fort que n’importe qui pouvait l’entendre. Elle chantait en tenant quelque chose dans ses bras.

    Au bout de cinq longues minutes elle se retourna enfin. Elle tenait un bébé qu’elle berçait doucement en lui chantant ce qui me paraissait une berceuse. Je connaissais cet air, il me semblait que ma mère me le fredonnait également lorsque j’étais enfant et que je faisais des cauchemars.

    Lorsqu’elle leva la tête nous nous sommes baissés afin de ne pas être vu. C’est avec d’énormes précautions que nous nous sommes relevés pour regarder encore un peu la scène qui se déroulait à l’intérieur de la maison.

    Je me suis retenue à pousser un petit cri en voyant son visage. C’était hallucinant comment Zakhiel pouvait lui ressembler. Elle était très belle et lorsqu’elle marchait on avait l’impression qu’elle dansait. Elle riait et nous entendions les cris de joies de son enfant lorsqu’elle se permettait de tourner sur elle-même. C’était comme si elle valsait avec son bébé. Elle l’embrassait régulièrement et pendant qu’elle le tenait d’une main sûre, elle lui caressait délicatement  la joue avec son autre main.

    Je regardais Zakhiel et à chaque fois que cette femme caressait son enfant il mettait sa main sur sa joue comme si lui aussi pouvait ressentir les sensations de la caresse.

    -          - Tu as vu, elle m’aimait.

    -          - Oui mon amour, elle t’aimait et elle t’aime encore même après la mort.

    -          - Je voudrais tellement lui parler.

    -          - C’est impossible et tu le sais très bien. Elle pourrait avoir un choc en te voyant tu lui ressemble tellement.

    -          - Je sais.

    Nous sommes restés là encore un moment main dans la main à regarder ce qui se passait dans la maison. Elle finit par quitter la pièce et éteindre la bougie qui se tenait pas très loin de la fenêtre.

    Elle ne fit pas du tout attention à nous. Elle prit le couffin où se trouvait son enfant endormi et nous nous sommes retrouvés dans le noir.

    J’ai tiré Zakhiel afin qu’il me suive vers les bois non loin. Il nous fallait réfléchir et savoir si nous repartions vers notre monde.

    Zakhiel m’a tout d’un coup pris dans ses bras comme pour me protéger. Il avait les sens en alerte.

    -          - Je ne vous ferai pas de mal mes enfants, je vous attendais !

     

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    CHAPITRE 25

     

    Il faisait nuit noir, la lune avait disparu derrière des nuages. Je cramponnais Zakhiel, ne sachant si cette voix était ennemie ou amie.

    D’un claquement de doigts une lanterne s’est éclairée et au bout se trouvait la très belle Cassandre.

    -          - Mam….

    -          - Madame, m’écriais-je subitement. Excusez-nous, nous faisions que passer. Il ne fallait pas que l’on change l’avenir. Mais je me suis rappelée qu’elle avait dit qu’elle nous attendait et je suis restée là accrochée à mon vampire.

    Elle s’est approchée tout doucement restant cependant sur ses gardes. Elle nous éclairait maintenant et nous regardait tendrement enfin pas moi, lui.

    -          - Zakhiel ! Mon fils ! dit-elle tendrement. Je savais que tu viendrais un jour. Je l’avais vu en rêve.

    Et en nous regardant tour à tour cette fois.

    -          - Venez entrons.

    -          - Mais si Alistair, enfin mon père rentre ?

    -          - Je vois. Et si pour vous rassurer je vous dis qu’il ne rentrera pas avant deux jours ?

    -          - Nous serions ravis de votre hospitalité, Madame, lui dis-je enfin voyant que Zakhiel la dévorait des yeux sans pour autant prononcer un mot.

    Elle nous fit signe de la suivre et contournions la maison pour rentrer par l’arrière. L’intérieur était simple mais chaleureux. Elle nous emmena dans la pièce où nous l’avions vu tout à l’heure et nous demanda de nous assoir. Elle s’était installée en face de nous après avoir tiré les rideaux des fenêtres et allumé d’autres bougies.

    Le silence était pesant et je ne me sentais pas très à l’aise. J’aurais voulu les laisser seuls tous les deux mais quelque chose me disait qu’il fallait que je reste avec Zakhiel. Nous ne devions pas nous séparer au cas où nous serions renvoyer subitement dans notre époque.

    -          - Je peux vous poser une question ?

    -          - Oui. Je crois que vous êtes là pour ça non ?

    -          - Oui mais ce n’est pas ce que je veux savoir pour l’instant. Comment saviez-vous que nous allions venir ?

    -          - Je vous ai vu en rêve, nuit après nuit depuis la naissance de mon bébé. Je ne sais pas pourquoi. Au début j’avais l’impression de voir l’avenir heureux de mon fils au sein de sa famille lorsqu’il nous présenterait sa fiancée mais ensuite je ressentais un peu comme un avertissement. Et depuis qu’ Alistair est parti en mission pour sa communauté je rêve toutes les nuits de ma mort. Est-ce pour cela que vous êtes ici ?

    -          - Non madame. Nous ne venons pas vous tuer si c’est cela qui vous inquiètes.

    -          - Alors pourquoi êtes-vous là ? Vu la tête que tu fais mon fils, j’ai l’impression que tu ne m’as pas connu longtemps. Je me trompe ?

    -          - Non. Vous avez raison. Je ne vous connais même pas du tout.

    -          - Zakhiel, s’il te plait, il ne faut pas trop en dire. Nous ne devons pas changé l’avenir. Ça aurait trop de conséquences.

    -          - Tu ne comprends pas, June. Si nous lui disons ce qui va se passer, elle pourrait être sauvée et j’aurai la chance de grandir et de passer toutes ses années avec elle.

    -          - Zakhiel. June a raison. Tu ne dois pas trop en dire. L’avenir ne peut pas être changé il y aurait de lourdes conséquences.  Moi aussi j’aurai aimé être à tes côtés mais puisqu’il en est ainsi je me dois de l’accepter. Et puis je mourrai heureuse de t’avoir vu presque adulte. Je suppose que tu n’as pas l’âge que tu représentes. Je sais que tu es né vampire et je l’ai accepté, alors qu’elle âge as-tu ?

    -          - 150 ans.

    -          - Et toi jeune fille ?

    -          - 18 ans.

    -          - Hummm…. Je sens en toi une grande puissance. Serais-tu une descendante de Mayeul ?

    -          - Mais comment connaissez-vous mon grand-père ?

    -          - Je vois qu’il ne t’a pas fait part de son grand âge, me dit-elle en souriant. Est-ce que tu sais qui tu es ?

    -          - Oui. Je suis une enchanteresse, descendante directe de Merlin.

    -          - Tu dois donc savoir que tu es destinée à faire de grandes choses ?

    -          - Oui.

    -          - Je suis heureuse que les prédictions que j’ai vu au cours des années sont réelles.

    -          - Je peux vous poser une autre question, disons un peu plus personnelle ?

    -          - Oui. Parle jeune enchanteresse, si je peux je te répondrais sincèrement. Tout dépend de ta question.

    -          - Pourquoi ne vous êtes-vous pas enfuie lorsqu’Alistair vous a enlevé ?

    -          - Parce qu’il ne m’a pas enlevé. C’est ce que l’on a voulu faire croire à ma communauté.

    -          - Est-ce que vous pourriez nous raconter votre histoire, lui demandais-je fascinée.

    -          - Dans les grandes lignes oui je crois que je peux et puis Zakhiel doit savoir. Je suppose que ton père ne t’a jamais parlé de tout ça ?

    -          - Non. Jamais. Mais je ne connais pas très bien mon père.

    -          - Je sens de la haine envers ton père. Je sais qu’il peut être cruel. Euh… non parlons plutôt de ma rencontre avec lui.

    Elle nous raconta son histoire. Elle avait rencontré Alistair un soir par hasard alors qu’elle était dans son jardin sur la balancelle à prendre le frais une nuit d’été. Elle venait de rentrer d’une réunion d’enchanteur à propos d’une famille de sorcier qui leur avait posé quelques problèmes. La magie faisait toujours aussi peur à cette époque et les simples humains ne devaient rien savoir sur eux. Sur ce plan là rien n’a changé depuis, il faut que ça reste encore aujourd’hui un secret.

    Elle se balançait tranquillement lorsqu’elle sentit une présence. Quelqu’un se cachait derrière les arbres et la regardait. Elle savait que c’était lui qui était encore une fois revenu l’observer. Elle savait que ça faisait déjà des mois qu’il venait régulièrement, elle sentait à chaque fois sa présence et son cœur battait plus fort jour après jour. Elle savait qu’il ne lui ferait aucun mal sinon il l’aurait déjà fait depuis longtemps. Elle voulait le voir, savoir qui il était. Lorsque ce soir là elle ressentit sa présence, elle arrêta la balancelle et se leva. Elle s’est dirigée doucement vers les arbres.

    -          - Je sais que tu es là. Sors que je puisse te voir.

    Et là, elle resta sans voix. Un superbe bel homme est sorti du sous-bois et s’est approché d’elle. Immédiatement elle en tomba amoureuse. Chaque soir ils se retrouvaient et vivaient leur amour en secret. Car c’était bien la vérité, ils étaient très amoureux l’un de l’autre. Elle a su très rapidement qu’il était un vampire et lui savait depuis le début ce qu’elle était. Un jour ses parents les surprirent et chassèrent Alistair de leur propriété en lui disant que si il revenait ils le tueraient. Mais ils étaient très malheureux et une nuit elle s’est échappée de chez ses parents pour essayer de le retrouver. Heureusement pour elle, il n’était jamais loin et ils se sont enfuis. Les parents de Cassandre ont raconté à tout le monde que leur fille avait été enlevée par un vampire et qu’il fallait les aider à la retrouver. Le jeune couple allait de cachette en cachette et avait décidé que c’était aussi bien pour sa communauté comme pour la mienne que l’on donne la même version de l’enlèvement. Les enchanteurs se sont un peu plus rapprochés des sorciers afin de la retrouver et de l’arracher aux griffes du méchant et terrible Alistair qui était devenu quelqu’un d’important pour la sienne pour avoir pris le risque de capturer une enchanteresse et de la garder comme esclave à ses côtés. Mais elle n’était pas une esclave, ils jouaient le jeu jusqu’à ce qu’ils puissent  être enfin seuls et vivre leur amour. Jusqu’au jour où elle s’est retrouvée enceinte et qu’elle a fait tous ses rêves dont celui de sa mort. Elle en a parlé à son époux, oui, elle l’avait épousé il y a bien longtemps dans la clandestinité. Alistair a décidé de la transformer juste après la naissance de leur enfant afin de la garantir de l’éternité. Il l’aimait tellement qu’il ne voulait pas la perdre. Cependant elle en est persuadée maintenant que c’est  sa transformation qui va aller à sa perte. Pourquoi ? Elle ne le sait pas vraiment elle a juste des préssentiments.

    -          - Depuis combien de temps êtes-vous une vampire, lui demandais-je.

    -          - Depuis la naissance de Zakhiel il y a deux mois.

    -          - Alors mon père ne vous a pas enlevé ?

    -          - Non mon fils, ton père et moi nous nous sommes aimés au premier regard. Et je vois que c’est également ce qui vous est arrivé tous les deux. Je vous sens très proche.

    -          - Oui. J’aime June depuis que j’ai posé mes yeux sur elle.

    -          - C’est vraiment curieux que cela se reproduit encore une fois. Une enchanteresse qui tombe éperdument amoureuse d’un vampire. Je sens que tu es spécial Zakhiel, il y a quelque chose chez toi qui n’est pas ordinaire.

    -          - Votre fils est à moitié vampire et à moitié enchanteur. Il commence à apprendre ce dont il est capable et il est assez doué.

    -          - Ce n’est donc pas toi qui l’a amené à moi c’est lui. Dit-elle en regardant fièrement son fils.

    -          - Oui. Nous avons appris que vous pouviez le faire et il a voulu essayer.

    -          - Votre présence n’a donc pour but que de faire ma connaissance.

    -          - Non. Pas seulement. Dans le monde d’où nous venons plus rien ne va. Il nous faut des réponses à certaines questions.

    -          - Oui. Nous verrons lesquelles mais moi aussi j’ai quelques questions à vous poser. Tout d’abord je ne veux en aucun cas savoir quand je vais mourir. C’est ma destinée et je ne dois rien faire pour y changer. Mais je voudrais savoir ce qui est arrivé après ma mort. Je ne comprends pas pourquoi tu hais tellement ton père.

    -          - Depuis qu’il vous a perdu il est devenu quelqu’un de cruel, très cruel.

    -          - C’est un vampire originel, il a des obligations envers sa communauté et donc il a certainement dû avoir à faire des choix difficiles. Et puis t’élever seul n’a pas du être facile.

    -          - Ce que ne vous dit pas votre fils c’est que depuis votre mort, Alistair a changé. Il hait les humains et les tue sans raison. Et il hait aussi Zakhiel.

    -          - C’est impossible. Il était tellement heureux à sa naissance. Bon c’est vrai qu’il ne conçoit pas la paternité comme les humains mais je sais qu’il aime son enfant.

    -          - Alors pourquoi l’a-t-il élevé dans la haine pour la race humaine, pourquoi il le battait jour après jour, lui dis-je d’une voix tremblotante tellement ça me faisait mal de lui dire tout ce qu’avait subi mon amour de vampire.

    -          - Il vous aimait tellement. Toute son éternité il le passe à vous venger, dit alors Zakhiel.

    -          - Me venger ?

    Elle pleurait, son chagrin était immense. Elle ne devait pas comprendre ce qui s’était passé et pourquoi Alistair en était venu à battre son propre enfant.

    -          - Votre mort. Vous allez être assassinée.

    -          - Mais….

    -          - Vous savez comme moi que je ne dois pas vous dire quand. En ce qui concerne qui et bien c’est un peu pour ça que nous sommes là. Aviez-vous des ennemis ?

    -          - Oui. Evidemment. Ma communauté car il voulait faire payer à Alistair ce qui m’était arrivé car il savait que j’étais devenue un vampire. Et puis évidemment la communauté des sorcières qui voyait d’un mauvais œil en tant que vampire enchanteresse.

    -          - C’est tout ? Réfléchissez c’est important.

    -          - Et bien tout à l’heure je vous ai parlé de mes pressentiments. C’est au sujet de certains vampires proches d’Alistair. J’ai entendu plusieurs de leur conversation. Oui je sais ce n’est pas correct de le faire mais je crois aussi qu’ils oublient quelquefois que maintenant je peux les entendre même lorsqu’ils sont dans une autre pièce. Ils veulent le pouvoir et sont prêt à tuer beaucoup d’humains pour cela. Ils veulent se débarrasser des enchanteurs qui sont une menace pour eux et pour ça ils ont un plan mais je n’ai pas encore découvert lequel. Pendant l’absence  d’Alistair il n’en reste que deux ici pour assurer notre protection.

    -          - Vous avez confiance en eux ?

    -          - Oui. Enfin je crois. Ils n’ont jamais été hostile envers moi mais ils ne sont pas non plus mes amis.

    -          - Et les sorcières ?

    -          - C’est étrange que tu me demandes cela car un des vampires restant a une liaison avec une sorcière, elle s’appelle Mégane.

    -          - Megane ? m’écriais-je en même temps que Zakhiel en nous regardant.

     

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    CHAPITRE 26

     

    Nous étions très étonnés d’entendre prononcer le prénom de la tante de Lucy. Etait-ce la même personne ? Il y avait des choses que j’avais un peu de mal à comprendre. Cassandre connaissait mon grand-père et apparemment elle connaissait aussi Megane. Mon grand-père avait-il omis de me dire certaines choses ? Y’avait-il un moyen que les enchanteurs vivent beaucoup plus longtemps qu’un simple humain ? Beaucoup de questions me trottaient dans la tête mais ce n’était pas le moment de me déconcentrer sur le sujet qui nous avait amené jusqu’ici.

    -          - Maman ? Euh…. Est-ce que je peux vous appeler maman ?

    -          - Oui. Zakhiel j’en serais heureuse. Entendre ce mot de ta bouche me remplis de joie. Tu peux aussi me dire « tu ».

    -          - Merci. Serait-ce possible qu’une sorcière comme Megane puisse vivre jusqu’à l’époque d’où nous venons ?

    Je me rendais compte que Zakhiel s’était posé les mêmes questions que moi.

    -          - Oui. Bien sûr. Les enchanteurs ne sont pas éternels comme les vampires mais ils peuvent vivre des centaines et des centaines d’années. Vous avez l’impression de connaitre Megane ?

    -          - Pas personnellement, lui dis-je. C’est plutôt Lucy sa nièce qui est au même lycée que nous qui nous en a parlé. Elle cherche à être à la tête de la communauté des sorcières.

    -          - Vous savez les enfants il y a des choses que j’ai du mal à comprendre, qu’est-ce le lycée ?

    -          - Une école supérieure, maman. Mais ce serait trop long à vous expliquer les différentes étapes scolaires d’un enfant dans notre pays. Nous  allons encore à l’école June et moi. Et une de nos connaissances est une sorcière.

    -          - Très intéressant. Ils existent donc des écoles pour les êtres surnaturels.

    -          - Non madame. Nous sommes tous mélangés êtres surnaturels et humains. Par contre rien à changer sur le fait qu’il faut que nous gardions le secret de ce que nous sommes.

    -          - Mais c’est mieux que de se cacher tout le temps. J’aimerais que vous me racontiez votre histoire à tous les deux.

    C’est Zakhiel qui avec un léger sourire a commencé à raconter. Mais il a cependant parlé des ordres de tuer que lui avait donné son père et la mort de mes parents avec une grande tristesse. Puis il a repris son récit sur mon sauvetage des flammes, notre rencontre, le fait que je l’avais retrouvé après avoir été battu, la gentillesse de mon grand-père pour l’avoir accueilli chez lui, ses sentiments enfin bref écouter Zakhiel raconter ces choses remplissait mon cœur de bonheur et d’amour. Moi aussi je lui ai raconté mon histoire, le fait que mes parents m’ont caché qui j’étais pour ma sécurité, le vide que j’ai ressenti à leur mort. La difficulté d’accepter d’être continuellement surveillée par mon grand-père, ma rencontre avec Zakhiel, mon attirance pour lui, le fait que j’ai compris très vite qui il était, le collier qui m’avait aidé à retrouver Zakhiel ainsi que quelques détails qu’avait omis Zakhiel.

    Cassandre restait sans voix. Elle avait les larmes aux yeux en nous regardant moi aussi. Zakhiel me prit dans ses bras et m’embrassa sur le front.

    -          - Mes enfants votre histoire est si belle. Vous méritez de la vivre au grand jour. Mais si vous êtes là ce n’est pas sans raison. Et je sens que vous vivez des choses graves. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

    -          - Je ne sais pas si nous devons vous dire certaines choses. Mais oui l’heure est grave et le temps nous est compté.

    -          - Vous en avez maintenant trop dit. Mais sachez que je ne ferais rien pour changer ma destinée telle qu’elle soit. J’ai compris aussi que c’est  à cause de ce qui m’est arrivée que vous êtes devenus ce que vous êtes actuellement. Si tout allait dans le meilleur des mondes vous ne vous seriez pas trouvés et je sais maintenant que c’était votre destinée à tous les deux. Vous devez surmontés ça, c’est à vous deux de sauver le monde. Je dois vous avouez quelque chose. Avant mon enlèvement c’est moi qui a eu la prémonition de deux personnes qui feront en sorte que la paix revienne, que leur amour malgré leur différence serait la clef. Je suis allée voir Mayeul pour lui raconter afin qu’il le note dans un des livres des enchanteurs. Quelque chose m’avait poussé à le faire comme si c’était une question de survie.

    -          - Mon grand-père savait pour Zakhiel et moi ?

    -          - Oui et non. Il savait qu’une des deux personnes, la jeune fille serait de sa descendance. Je ne sais pas les détails mais Merlin lui-même lui aurait dit. Personne ne savait qui serait le jeune homme et je garderais le secret car il faut que ça en soit ainsi. Juste une chose qui accuse-t-on pour ma mort ?

    -          - Les enchanteurs. C’est pour ça que votre mari veut ma mort, il sait qui je suis. Et depuis peu de temps il sait que Zakhiel et moi sommes amoureux. Il doit savoir aussi que c’est lui qui m’a sauvé de l’incendie de ma maison et c’est pour tout cela qu’il a battu à mort son fils afin de le remettre sur le droit chemin.

    -          - Je n’arrive pas à croire qu’il soit devenu si cruel. Je l’aime tellement.

    -          - Surtout ne changé pas votre comportement envers lui. J’ai toutes les raisons de le haïr mais c’est votre mort qui a tout déclenché. Dans votre monde il vous aime et ça j’en suis certaine, lui dis-je en lui prenant la main.

    -          - Je sais qu’il m’aime mais j’ai un peu de mal à réaliser. L’amour peut faire beaucoup de bien mais aussi beaucoup de dégâts.

    -          - Moi aussi je serais prêt à me venger si il arrivait quelque chose à June, nous dit tout d’un coup Zakhiel.

    -          - Ne dis pas ça ! lui dis-je. Et puis tu es à moitié enchanteur donc tu es meilleur que ton père. Tu as cherché à t’humaniser et c’est ça qui fait la différence.

    -          - June a raison. Je sais dès le début que ton père est cruel et tue par plaisir. Mais je sais qu’il ne m’a jamais fait de mal et qu’en m’a présence il se montre toujours charmant et aimant. Je le vois dans ton regard mon fils, tu me ressembles plus que tu ne le penses.

    -          - Je peux te demander une dernière chose ? lui dit Zakhiel d’une voix mal assurée.

    -          - Je sais ce que tu veux me demander et j’en meurs d’envie depuis que j’ai posé mes yeux sur toi tout à l’heure à l’extérieur de la maison.

    Ils se sont levés et Zakhiel s’est approché afin que sa mère le prenne dans ses bras. Tous deux avaient des larmes qui roulaient sur leur visage. Et sans m’en apercevoir les miennes avaient pris le même chemin. Je ne pensais pas que les vampires soient capables de pleurer et pourtant ce que je voyais était la réalité à moins que ça ne vienne de leur moitié enchanteur.

    -          - Excusez-moi de vous déranger dans un tel moment mais Zakhiel il est temps pour nous de revenir à notre époque nous n’avons plus beaucoup de temps avant l’ultimatum.

    -          - Quel ultimatum ? nous demanda Cassandre.

    -          - Alistair détient mon grand-père. Il menace de le tuer sauf si je prends sa place. Il veut que je me rende afin qu’il puisse vous venger en me tuant et pouvoir prendre le pouvoir du mal sur le bien.

    -          - Il ne peut pas faire ça. C’est impossible. Zakhiel je suis désolée. Je ne peux rien faire pour changer l’avenir, tu le sais.

    -          - Oui, je le sais. Mais je veux que tu saches que je suis prêt à tuer mon père pour sauver celle que j’aime.

    -          - Il n’y a aucun autre moyen ?

    -          - Nous cherchons la vérité. Nous nous sommes dit que si nous prouvions à Alistair que ce n’est pas ma communauté qui vous a assassiné sa vengeance ne serait plus utile. Je suis persuadée que c’est  un vampire qui vous tuera mais qu’il n’a pas agi seul, je suis sûre qu’il a été aidé par une sorcière.

    -          - Ulrich, dit-elle brusquement. Celui que vous cherchez s’appelle Ulrich c’est le bras droit d’Alistair et c’est lui qui a une histoire d’amour avec Megane.

    -          - Ulrich ? dit Zakhiel. Je le connaissais, mais il a été tué il y a déjà queques dizanes d’années. Je ne le connaissais pas vraiment. Je crois qu’il a été tué par les enchanteurs lors d’une attaque surprise qu’avait monté mon père afin d’en détruire le plus possible. Il savait qu’il y aurait beaucoup de pertes.

    -          - Merci pour votre aide. Je suis contente d’avoir fait votre connaissance. Je sais maintenant pourquoi j’aime tellement Zakhiel.

    -          - J’essayerai de vous aider mes enfants je noterais tout jusqu’à ma mort et vous retrouverez mon journal caché sous une pierre dans la cave de la maison.

    -          - Mais comment reconnaitrons-nous la pierre ?

    -          - Grâce à votre côté enchanteur. Faites-moi confiance vous le saurez.

    -          - J’espère que notre venue n’aura aucune conséquence sur l’avenir.

    -          - Ne t’inquiète pas jeune fille. Je ne parlerais pas de votre venue et j’attendrais ma mort avec courage. La seule chose qui changera c’est ce que vous trouverez dans cette maison. Je vous en fait la promesse.

    -          - Il est temps d’y aller Zakhiel, lui dis-je doucement.

    Je savais que ce moment était un déchirement pour lui mais nous ne pouvions pas rester ici indéfiniment et il le savait. Sa mère le repris dans ses bras et lui dit tendrement qu’elle l’aimait. Je savais que mon vampire ne serait plus comme avant il avait comblé cet immense vide qui le rendait si malheureux.

    Cassandre avait décidé de nous aider à repartir et demanda à Zakhiel  le jour, l’heure et l’année de notre destination.

    -          - Attendez. J’ai oublié quelque chose, nous dit-elle en se dirigeant vers un tiroir d’où elle retira un coffret.

    Elle le mit sur la table et sorti son collier d’où pendait à son extrémité une clef. Elle l’ouvrit et retira deux colliers.

    -          - J’ai oublié j’ai fabriqué ceci pour votre venue. Ces colliers vous protègeront vous devez toujours l’avoir sur vous. Ils vous aideront à accroitre vos pouvoirs afin qu’ils ne fassent plus qu’un. Ils ont été fait avec la même pierre et sont comparables  à des enfants  jumeaux. Vous vous retrouverez l’un et l’autre si vous êtes perdus et ils seront vous indiqués si l’autre est en danger. Prenez-en soin. Je prierais pour vous mes enfants. Au revoir.

    Et d’un signe de tête vers Zakhiel pour lui indiquer qu’elle était prête ils commencèrent leur incantation. J’agrippais le corps de mon vampire alors que lui me prenait dans ses bras comme il l’avait fait lors de notre venue. Et c’est avec des éclairs et des petites lumières qui brillaient comme des diamants que nous nous somme retrouvés au même endroit que lorsque nous avions entrepris ce voyage à travers le temps.

    Je regardais autour de moi. Je voulais être sûre que rien n’avait changé que nous étions bien à la même époque. Nous avions réussi. J’étais rassurée.

    Mes yeux ont retrouvé ceux de Zakhiel. Nous nous sommes embrassés tendrement et longuement. J’avais raison quelque chose avait changé chez lui. Il n’avait plus peur d’aimer et je l’avais ressenti dans ses baisers.

    Nous avons alors réalisé ce que nous venions de vivre. Etait-ce un rêve une réalité ? Nous avons de la main cherchés  nos colliers. Ils étaient là, nous n’avions pas rêvé.

     

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    CHAPITRE 27

     

    Nous étions encore sous le choc de notre voyage dans le passé mais tout d’un coup je me suis souvenue de Lucy. Etait-elle déjà passée ? Je regardais l’heure mais c’est avec stupeur que j’ai vu que nous étions à la même heure que lorsque nous étions partis. Je pense que c’est un cadeau de Cassandre, faire en sorte que le temps que nous avons passé avec elle ne soit pas enlevé dans le monde réel et surtout du temps qui nous reste face à l’ultimatum.

    Nous avions donc deux heures avant l’arrivée supposée de Lucy. J’espérais qu’elle viendrait mais au cas où il nous fallait trouver un moyen de pouvoir nous ballader sans risque et sans avoir peur de nous faire tuer à tous les coins de rues. Il faut absolument que nous allions à la ruine de la maison de Cassandre. Nous devions trouver le journal, du moins voir si elle avait fait ce qu’elle nous avait promis.

    -          - Mon amour, il faut absolument que je parle à ton père.

    -          - Pourquoi ? s’écria-t-il.

    -          - Il faut qu’il nous laisse aller et venir sans danger, sans poser de questions jusqu’à la fin de l’ultimatum. Tu te rends compte qu’il faut que nous allions à ta maison. Si en plus il faut que l’on rase les murs et que l’on regarde toujours derrière notre dos nous n’y arriverons jamais.

    -          - Tu as raison, il nous faut ce journal. Je vais sortir devant la maison, je sais qu’il y a toujours un ou deux vampires qui surveillent.

    -          - Mais tu n’as pas peur qu’ils essaient de t’attraper ?

    -          - Nous allons y aller ensemble mais avant nous allons mettre autour de nous des protections magiques.  Un peu comme ceux qui ont été mis pour que personne ne puisse rentrer dans cette maison, mais cette fois-ci les protections seront spécifiques pour nous. Ça te va ?

    -          - Oui, ça me va.

    Je m’approchais de lui et en le regardant dans les yeux je lui caressais la joue avec tendresse et douceur. Mon dieu que je pouvais l’aimer ce jeune garçon même si il est plus qu’un simple garçon ordinaire.

    Nous sommes sortis devant la maison. Nous avions fait en sorte que la magie nous protège un maximum. Zakhiel a appelé les vampires. Rien ne bougeait, j’avais beau regarder de toute part je ne voyais rien. Aucun arbre bougeait, aucune ombre, rien. Je regardais maintenant Zakhiel d’un air inquiet. Il paraissait rassurant et évitait de me regarder afin de garder le contrôle, le côté mâle vampire je suppose.

    -          - Sortez, j’ai un message pour mon père.

    A peine ai-je eu le temps de me ressaisir que devant nous se trouvait un vampire. Il faisait peur et avait ses crocs de sorties. Il était impressionnant et portait des vêtements de vagabonds. On aurait dit qu’il n’avait jamais évolué, qu’il était resté au stade de primitif. Zakhiel s’était tout naturellement positionné devant moi afin de lui faire comprendre que si il voulait toucher un seul de mes cheveux il faudrait qu’il se batte avec lui d’abord. L’autre vampire gardait ses distances  et restait immobile devant nous. A cet instant j’ai aperçu plus loin deux autres vampires, un homme et une femme. Je ne supposais que leur forme, ils étaient trop loin et restaient dans l’obscurité.

    -          - Je veux que tu demandes à mon père de venir ici, nous avons à lui parler.

    -          - Et si il ne veut pas ?

    -          - Dis-lui que l’enchanteresse veut lui demander une faveur avant l’ultimatum. Mais qu’elle ne veut le demander qu’à lui en personne. Elle ne veut pas d’intermédiaire. Etant  la descendante directe du premier enchanteur Merlin il se doit qu’elle est ne parle qu’à un vampire originel. Va et surtout ne fais rien que tu pourrais regretter.

    Nous sommes rentrés à reculons jusqu’à l’intérieur de la maison afin de ne pas être attaqués par surprise. Mais les vampires avaient déjà disparus, du moins je n’en voyais aucun.

    Zakhiel tenait ma main et se tenait toujours devant moi jusqu’à ce qu’il ferme lui-même la porte d’entrée.

    -          - Tu crois que ça va marcher ?

    -          - Oui ma puce. Si il accepte il sera là dans moins de cinq minutes.

    -          - Si vite ?

    -          - Tu sais bien que nous sommes très rapides.

    -          - J’ai toujours aussi peur.

    -          - Je le sais ma puce. Ne t’inquiète pas autant. Ils savent qu’il faudra me combattre pour t’atteindre et crois-moi ils savent très bien de quoi je suis capable et surtout même si mon père me répudit de leur monde ils savent qui je suis.

    -          - Et ils ne vont pas désobéir à ton père tant qu’il ne leur a pas donné l’ordre de te tuer.

    -          - Exact ! Tu vois tu commences à comprendre ce que nous sommes.

    Une puissante voix nous appelait. Il était là, devant la maison. Nous nous sommes pris par la main et nous sommes sortis.

    -          - Qu’as-tu de si important à me dire ? Tu veux te rendre tout de suite ? Mais ça m’étonnerait de toi, tu n’es pas assez courageuse. Alors que veux-tu ? Et dépêche-toi, tu m’as dérangé pendant mon repas.

    -          - C’est à toi de lui demander, chuchota Zakhiel. Il faut que ce soit un échange d’égal à égal.

    -          - Je veux une trève jusqu’à demain soir.

    -          - Une trève ? Qu’est-ce que tu entends par là ?

    -          - Je veux pouvoir sortir et aller où bon me semble en toute tranquillité sans craindre pour ma vie, sans craindre que l’on m’enlève. J’ai des choses à faire avant de prendre la décision de me rendre ou non, mais je dois me sentir libre pour le faire. Vous savez que je ne peux pas vous échapper, vous êtes beaucoup plus rapide que moi, alors acceptez ma proposition.

    -          - Ce n’est pas un piège pour me jouer un tour ?

    -          - Je n’oserai pas et ce ne serait pas loyal par rapport à ma communauté alors que je vous demande cette trève.

    -          - Est-ce que je peux savoir ce que vous voulez faire ?

    -          - Je veux profiter des gens que j’aime, des endroits que j’aime et je veux surtout pouvoir profiter sans contrainte de votre fils qui est celui que j’aime comme vous avez aimé Cassandre.

    -          - June, non. Souffla Zakhiel.

    -          - Je t’interdis de parler d’elle. Tu n’as aucun droit de prononcer son nom. Est-ce que c’est tout ce que tu voulais me demander ?

    -          - Oui.

    -          - Alors j’accepte. Mais si jamais tu fais la moindre erreur je te tuerais de mes propres mains. Est-ce que tu as bien compris.

    -          - Oui père, elle a compris.

    -          - Ce n’est pas à toi que j’ai posé la question. On m’a fait venir pour un entretien officiel entre un enchanteur supposé important et moi un des derniers vampires originels. Toi tu n’es plus rien.

    -          - Détrompe-toi je suis et je resterais toujours le fils de Cassandre et ça tu ne pourras jamais me l’enlever.

    -          - Je vois que tu es bien renseigné mais tu ne connais rien à notre histoire et tu n’as aucun souvenir de ta mère.

    Le silence règnait. Un silence pesant qui m’a permis de regarder un peu autour de moi. Il y avait plus de monde que je ne le pensais et je me suis dit qu’il n’aurait fallu qu’un seul mot pour que l’on se jette sur nous pour nous tuer. Tout ce que j’espérais c’est que nous étions assez protégés pour les rejeter. La tension entre le père et le fils était palpable mais Zakhiel n’a pas baissé les yeux une seule fois. Il voulait prouver à  Alistair qu’il savait ce qu’il faisait et qu’il était libre de prendre ses propres décisions. Il voulait lui faire passer le message que maintenant il n’avait plus peur de lui, qu’il était prêt à l’affronter si il le fallait.

    Alistair se retourna sur ses soldats, soldats parce que c’est ce qu’ils étaient en fin de compte.

    -          - Qu’il en soit ainsi. J’accorde la faveur que m’a demandé l’enchanteresse. En aucun cas vous ne devez les attaquer, elle, sa communauté ainsi que ….. mon fils. Ils doivent être libres de leur mouvement sans peur. Quiconque entachera ma parole se verra condamner à mort et cela de mes mains. Faites passer le message à tous les êtres de la forêt sans exception.

    Et en se retournant vers nous.

    -          - Je suis quelqu’un de cruel mais je tiens toujours parole. Vous voilà libre de vos mouvements jusqu’à demain soir.

    -          - Merci. Puis-je vous poser une dernière question ?

    -          - Si c’est une autre faveur que tu veux il n’en est pas question.

    -          - Je veux juste savoir si mon grand-père se porte bien.

    -          - Oui. C’est mon prisonnier mais nous le traitons correctement. Et si tu veux savoir pourquoi il n’utilise pas sa magie ? Nous lui avons dit que si il essayait  de jeter le moindre sort tu seras tuée sur le champ, tu es vraiment plus importante que je le croyais et tu es quelqu’un de spécial je le sens. J’ai hâte d’en savoir plus à ton sujet. A demain et surtout ne vous perdez pas en chemin.

    Encore une fois nous nous sommes retrouvés seuls toujours main dans la main.

    -          - Tu crois qu’il nous a dit la vérité ?

    -          - Oui. Il l’a dit haut et fort pour que tout le monde puisse l’entendre. Il ne doit pas perdre la face devant les autres vampires. Un vampire originel n’a qu’une parole, les autres doivent avoir confiance en lui. Nous pouvons être tranquilles, demain nous irons à la maison de mes parents.

     

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    Chapitre 28

     

    Nous étions dans la cuisine encore un peu retourné de notre conversation avec Alistair. Je faisais confiance à Zakhiel lorsqu’il disait que son père tiendrait parole. Il le fallait, il ne nous restait qu’un seul jour.

    J’étais dans mes pensées. Et si nous n’aboutissions à rien ? Comment nous en sortir ? J’espérais être assez courageuse pour pouvoir me rendre à cet être si cruel. Je n’étais pas préparée à tout ça, il y a encore quelques mois j’étais avec mes amis, mes parents. Ma vie était parfaite. En y réfléchissant peut-être pas si parfaite. Mes parents m’avaient menti sur ce que j’étais, sur notre famille, sur ma destinée. En faisant le bilan de ma vie je ne leur en voulais pas ils l’avaient fait pour me protéger parce qu’ils m’aimaient. Si je suis comme ça aujourd’hui c’est grâce à eux, à ce qu’ils m’ont enseigné. Je dois être forte pour ma famille, pour mes ancêtres. Je suis une descendante de Merlin et je dois me comporter comme tel.

    Je regardais Zakhiel qui venait de poser devant moi un café fumant et sucré. J’étais heureuse d’avoir rencontré cet être si extraordinaire. Il était ma force, lorsqu’il était prêt de moi je me sentais plus confiante. C’est comme si nous n’étions que la moitié de l’autre. Je ne me voyais plus vivre sans lui, sans le regarder dormir ou se réveiller. Mais je savais que la vérité était tout autre, que dans 24 heures je serais le jouet de son père et qu’il ne pourra rien y faire.

    -          - Tu n’as pas l’air d’aller fort ma puce, me dit-il.

    -          - Je pense à mes parents, à toi, à demain. J’ai horriblement peur mais je me dois d’être forte.

    -          - Reste toi-même. Tu dois avoir confiance en toi, en nous. S’il te plait. Si tu lâches maintenant nous sommes foutus. Je ne te laisserais pas seule, jamais. Si tu te rends je ne serais jamais loin je te le jure.

    -          - Est-ce que je dois me rendre ? Dis-moi ce que tu en penses.

    -          - Je ne dois pas t’influencer, tu comprends ? Je ferais ce que tu auras décidé. Je serais à tes côtés quoi qu’il advienne.

    -          - Ouh ! C’est gentil tout ça, un peu trop fleur bleue à mon goût.

    Nous nous sommes retournés vers l’encadrement de la cuisine avec un léger sursaut.

    -          - Qu’est-ce que tu fais là ?

    -          - Je peux repartir si je vous gêne ?

    -          - Lucy ce n’est pas ce que je voulais dire, mais tu aurais pu frapper au lieu de nous surprendre.

    -          - Mais j’ai frappé. Et comme je n’avais pas de réponses je me suis inquiétée et je suis rentrée.

    -          - Je suis désolée nous n’avons rien entendu. Nous étions un peu secoués car nous avons demandé une faveur à Alistair.

    -          - Une faveur ? Quelle faveur ?

    -          - Nous lui avons demandé de nous laisser libre d’aller et venir en ville sans avoir peur que quelqu’un nous tue ou nous kidnappe. Et si tu veux savoir il a accepté.

    -          - Et vous lui faites confiance ?

    -          - Lucy, je déteste mon père mais sur ce coup là je peux te dire qu’il a été règlo.

    -          - Et pourquoi lui demander cette faveur ? Vous avez trouvé quelque chose ?

    Je ne voulais pas dire  à Lucy que nous avions remonté le temps et que nous avions rencontré Cassandre. J’espérais que Zakhiel comprendrait et qu’il ne dirait rien non plus.

    -          - Non pas vraiment. Nous cherchons toujours quelque chose qui prouverait que ce ne sont pas les enchanteurs qui ont tué la mère de Zakhiel. Nous voulons aller et venir tranquillement sans être obligé de regarder derrière nous. Nous pensons que nous gagnerons du temps si on se sent plus libre d’enquêter.

    -          - June a raison. Nous voudrions retourner voir Melle Pedington elle détient les ouvrages de ma famille. Et puis June et moi voulons retourner une dernière fois sur les différents lieux où nous nous sommes retrouvés plusieurs fois ces dernières semaines.

    -          - C’est mignon. Alors vous êtes sûrs que demain soir ce sera terminé pour vous ?

    -          - Il y a des chances mais évidemment nous gardons toujours espoirs.

    J’étais heureuse de voir que Zakhiel avait compris que je ne voulais pas tout dire à Lucy. J’espère qu’elle ne nous en voudra pas bien que je pense qu’une sorcière ne doit pas savoir tous les petits secrets des enchanteurs, elle pourrait s’en servir afin de nous combattre. Moi-même je sais très peu de choses sur les sorcières.

    -          - Tu as trouvé quelque chose de ton côté ? Ta tante n’était pas chez toi ?

    -          - Si elle y était. Je n’ai rien pu faire.

    -          - Alors pourquoi es-tu venue, lui dit Zakhiel assez sèchement.

    -          - Eh oh ça va ! Ne t’énerve pas comme ça !

    -          - Lucy excuse le nous sommes un peu à cran. Est-ce que tu as quelque chose à nous apprendre ?

    -          - Disons que j’ai parlé à ma tante.

    -          - Tu as quoi ? m’écriais-je.

    -          - Calmez-vous, je ne lui ai rien dit. J’ai fait celle qui m’ intéressait   à sa vie passée, que j’aimerais suivre ses traces, que je l’admirais. Je lui demandais de me raconter comment étaient les différentes époques qu’elle a  traversées. C’est sûr ce n’est pas aussi loin que pour toi mais elle s’est sentie fière que je lui pose ces questions.

    -          - Et ?

    -          - Et une fois son histoire terminée  alors que j’avais les yeux brillants d’intérêt je lui ai dit que je ne comprenais pas pourquoi une aussi belle femme qu’elle n’avait jamais eu sa propre famille avec mari et enfants. Elle est devenue toute blanche et elle m’a avoué qu’elle n’avait aimé qu’un seul homme et qu’il avait été tué.

    -          - Est-ce que tu sais son nom ?

    -          - Oui il s’appelait Ulrich et ce sont les enchanteurs qui l’ont tué. Je lui ai dit que c’était très grave qu’un enchanteur ait tué un sorcier mais elle ne m’a pas répondu. Elle s’est fermée et n’a plus voulu m’en parlé. Je ne sais pas si ça va vous être utile mais c’est bizarre cette histoire.

    -          - Oui tu peux le dire, lui dit Zakhiel. Ulrich n’était pas un sorcier c’était un vampire et en plus le bras droit de mon père.

    -          - Ce ……. Ce n’est pas possible. Tu mens, ma tante déteste les vampires. Tu dois te tromper.

    -          - Non Lucy. Je ne me trompe pas. Je l’ai connu, pas très longtemps, mais c’est vraiment de lui que l’on parle. Tout concorde.

    -          - Explique-toi,  demanda Lucy à Zakhiel.

    -          - C’est Ulrich qui a tué ma mère et pour faire accuser les enchanteurs il s’est fait aider d’une sorcière. Ta tante.

    -          - C’est impossible. Tu pousses le bouchon Zakhiel. Je peux comprendre que tu veuilles sauver June mais de là à accuser ma communauté pour la mort de ta mère. Je n’y crois pas.

    -          - Lucy. Nous n’accusons pas ta communauté, nous accusons une seule personne, lui dis-je en essayant de garder une voix calme.

    -          - En avez-vous la preuve ?

    -          - Non, malheureusement. Tu penses bien que si ça avait été le cas nous serions déjà en train d’en parler à Alistair tu ne crois pas ?

    -          - Si. Mais c’est de ma tante qu’il s’agit !

    -          - Nous le savons. Lucy c’est de ma vie dont il est question et puis tu n’avais pas l’air de trop l’apprécier ta tante.

    -          - Je déteste le fait qu’elle est pris la place qui revient de droit à ma mère, le fait qu’elle veut tout gérer à la maison même ma vie, mais en même temps elle me fascine.

    -          - En tout cas merci d’être venue. J’aimerais avoir plus de temps pour mieux te connaitre mais je crois qu’à partir de demain je serais soit morte, soit l’esclave d’Alistair.

    -          - Et s’il te transformait ? lança Lucy.

    -          - Tu plaisantes j’espère, lui dit Zakhiel.

    -          - C’était une idée comme une autre.

    -          - Tu as tout à fait raison. Nous n’avons pas envisagé cette possibilité. Mais je pense plutôt qu’il va me tuer mais à petit feu histoire de faire souffrir mon grand-père ainsi que ma communauté. Et…

    -          - Et me faire souffrir par la même occasion, rajouta Zakhiel pensif.

    -          - Est-ce que vous avez encore besoin de moi, j’ai promis à ma mère de ne pas trop trainer.

    -          - Non, vas-y. Merci Lucy. Bon courage pour la suite au cas où ….

    -          - A demain !

    -          - Pourquoi à demain ? s’étonna Zakhiel.

    -          - Ah j’ai oublié de vous dire Alistair a convoqué tous les êtres surnaturels, les vampires, les sorcières et les enchanteurs pour l’ultimatum qui prendra fin à 17 heures si ma mémoire est bonne.

    -          - Bon sang pourquoi ne nous l’as-tu pas dit plus tôt ? s’écria mon vampire.

    -          - J’ai dû oublier ! nous dit Lucy en souriant.

    Sur ces mots elle nous tourna le dos et s’avança vers la sortie en nous faisant un petit signe de la main sans se retourner.

     

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    CHAPITRE 29

     

    Nous regardions encore la porte qui venait de se refermer. Aucun son ne sortait de notre bouche. Le silence aurait été total s’il n’y avait pas eu le tic tac très distinct de la vieille horloge de mon grand-père.

    C’est Zakhiel qui repris la parole le premier.

    -          - Tu as entendu la même chose que moi ? Mon père a convoqué tout le monde.

    -          - Oui, c’est bien ce que j’ai cru comprendre. Mais pourquoi ?

    -          - Je crois qu’il veut le pouvoir, il est devenu fou. Le mal a encore augmenté son emprise sur le monde. Il faut que l’on réagisse. Nous n’avons plus le choix maintenant, nous devons nous battre même si demain sera notre dernier jour sur cette terre. C’est notre destinée, je fais parti de cette destinée c’est ton grand-père qui nous l’a appris.

    -          - Tu es prêt à te sacrifier ?

    -          - Oui. Si c’est nécessaire pour sauver le bien oui je me sacrifierais.

    -          - Je….. je ne sais pas si je suis prête à mourir.

    -          - Personne n’est prêt à mourir, si tu as peur c’est normal, tu n’es pas un super héros de bandes dessinées, tu es humaine voilà tout.

    -          - Je suis une enchanteresse, je te signale, et de plus une descendante de Merlin. Je ne suis peut-être pas une héroine de film ou de livre mais je ne peux pas faire honte à ma famille.

    -          - Tu ne feras jamais honte à qui que ce soit. Tu dois prendre une décision difficile et personne ne t’en voudra si tu échoues. Mais je sais aussi que l’on peut surmonter tout ça, que si nous ne faisons qu’un nous pouvons faire de grandes choses, j’en suis persuadé. Nous devons rester unis c’est la clef June. Allons nous reposer un peu il nous faut nous lever tôt, j’aimerais arriver à la maison de mes parents à l’aube. Plus vite nous trouverons ce que l’on cherche, plus nous aurons du temps pour nous préparer au pire.

    Il me prit par la main et me tira vers les escaliers afin de m’entrainer dans ma chambre. Nous nous sommes allongés sur mon lit et il me prit dans ses bras. J’avais la tête sur sa poitrine et me laissais bercer par la vague de sa respiration sur son corps. Il m’embrassait tendrement le front et fredonnait la chanson que sa mère lui chantait bébé. Je n’osais pas bouger malgré le fait que j’aurai aimé qu’il me fasse l’amour une dernière fois avant demain. Je savais qu’il le voulait aussi mais qu’il ne l’envisagerait pas car pour lui cela voudrait dire que notre amour prendra fin à 17 heures demain soir.

    Nous avons fini par nous endormir car lorsque j’ai ouvert les yeux Zakhiel était déjà douché et habillé et me réveillait de ses baisers.

    -          - Il est l’heure ma puce, va te préparer pendant que je prépare le petit déjeuner.

    -          - Mmmmm…. Dé….jà ! essayais-je de lui dire.

    -          - Oui déjà ! répondit-il en riant.

    -          - Ok, ok, j’arrive !

    Je me suis levée un peu la tête encore embrumée par mon sommeil et me suis dirigée vers la salle de bain. La douche était chaude et j’ai fini par reprendre mes esprits. Je me suis dépêchée et finalement il ne m’a fallu qu’à peine 20 mn pour rejoindre Zakhiel dans la cuisine.

    -          - Hummm j’adore ton odeur après la douche, tu sens les fruits de la forêt surtout un mélange de fraises des bois et de framboises sauvages.

    -          - Et ne me dis pas que je suis bonne à croquer il fallait y penser hier soir.

    -          - J’en avais envie peut-être encore plus que toi mais …

    -          - Je sais ! Bon il est où mon ptit dèj ? Parce que moi je ne vais pas marcher à travers bois sans mettre rempli le ventre.

    -          - Voilà, voilà, mademoiselle est servie !

    Et c’est avec le sourire et des regards malicieux que nous avons avalé tout ce qui se trouvait sur la table.

    Le jour était levé depuis plus d’une demi-heure lorsque nous avons aperçu au loin les ruines de la maison de Zakhiel. Bien qu’Alistair nous avait juré que personne ne nous suivrait ou nous attaquerait je restais sur mes gardes tout le long du chemin. Zakhiel était beaucoup plus tranquille que moi et il m’avait assuré qu’il n’avait senti aucune présence autour de nous. Moi je préférais rester sur mes gardes.

    Il me demanda de rester en haut des marches de la cave afin d’aller vérifier avant si nous pouvions être tranquille dans nos recherches. Au bout de cinq minutes qui me sont parus bien longues il est remonté me tendant la main afin de redescendre ensemble. Il faisait noir mais nous avions pensé à apporter dans un sac à dos une grosse lampe à huile et une boite d’allumettes. L’éclairage était maintenant parfait, il y avait encore plus de clarté que lorsque Zakhiel allumait toutes ses bougies.

    -          - Comment allons-nous procéder ? lui demandais-je.

    -          - Cassandre nous a dit que nous trouverions la cachette par la magie. Existe-t-il une formule qui pourrait nous aider ?

    -          - Oui je suppose que le cherche objet ferait l’affaire mais j’ai une autre idée. Ta mère était une femme très intelligente et elle a dû trouver quelque chose que nous seuls pourrions utiliser.

    -          - Mais quoi ? Pourquoi nous ne sommes pas allés voir Melle Pedington avant. Elle a laissé des indices sur des livres c’est sûr ! Il nous faut retourner en ville au plus vite.

    -          - Non ! Je crois que j’ai trouvé. Nos pendentifs, elle ne nous les a pas offert par hasard. Et si ils fonctionnaient comme avec mon collier qui m’a aidé à te retrouver.

    -          - June est-ce que je t’ai dit combien je t’aimais ?

    -          - Oui mais j’aime te l’entendre dire à chaque instant !

    Nous avons décroché nos pendentifs et nous avons tenu la chaine dans notre main un peu comme avec un pendule. Nous passions devant chaque pierre espérant quelque chose qui ne venait pas. Nous commencions à désespérer lorsque les pendentifs se sont affolés devant une pierre tout au fond de la cave. Nous avons remis nos colliers autour de nos cous et nous avons cherché sur ce qui avait été le bureau de Zakhiel quelque chose qui nous permettrait de gratter autour de la pierre afin de pouvoir l’enlever plus facilement. J’ai trouvé un morceau assez pointu d’un pot qui avait été brisé après le passage des vampires. Zakhiel tenait dans sa main un vieux couteau. Nous nous sommes mis à gratter chacun de notre côté jusqu’à ce que nous avons senti que la pierre bougeait plus qu’elle ne l’aurait dû.

    Zakhiel réussit à la retirer doucement et la posa sur le sol. Je pris une petite lampe de poche et j’ai éclairé le trou qui n’attendait que d’être exploré. J’avais le cœur qui battait fort et j’avais l’impression qu’il résonnait dans la pièce. Zakhiel mis sa main et entra pratiquement son bras avant de le retirer et de trouver au bout de ses doigts une boite en fer.

    J’étais aussi excitée qu’un pirate trouvant un trésor. Si la situation n’avait pas été aussi grave j’aurais crié, sauté, hurlé, et couru dans tous les sens en faisant une petite danse de satisfaction.

    Mais nous étions plutôt tremblant devant la boite. Nous n’osions pas l’ouvrir. Et si elle ne contenait rien que du fil et des aiguilles, ou des vieux gâteaux fossilisés par le temps.  Nous nous regardions à demi-fièvreux, à demi-excités.

    Zakhiel tourna la boite devant moi.

    -          - Vas-y ouvre !

    -          - Tu ne veux pas le faire ? Cette boite appartient à ta mère.

    -          - Je veux que ce soit toi qui l’ouvre, s’il te plait.

    J’avançais mes mains doucement, le couvercle était à ma portée. J’avais du mal à l’ouvrir et nous avons été obligés de nous aider du vieux couteau. Ensemble nous nous sommes penchés afin de regarder à l’intérieur en espérant que Cassandre nous apporterait la solution à nos problèmes.

    Trois choses se trouvaient dans la boite, un journal, une bourse en velours bien remplie et une enveloppe.

    -          - Il faut que nous retournions à la maison, nous serons plus en sécurité, lançais-je à Zakhiel en refermant la boite et en la mettant dans le sac à dos.

    -          - Dépêchons-nous. Une fois là-haut tu monteras sur mon dos nous irons beaucoup plus vite.

     

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    CHAPITRE 30

     

    Nous étions installés dans la cuisine. Il y avait plus de lumière que dans la bibliothèque et puis nous pouvions étaler notre découverte sur la table. Zakhiel pris le sac à dos et retira la boite comme si elle était en verre et qu’elle allait se dissoudre d’un moment à l’autre. Il a ouvert la boite qui cette fois s’est ouverte sans difficultés et a retiré ce qui se trouvait à l’intérieur.

    Je voulais absolument ouvrir le journal en premier mais Zakhiel m’a pris la main et l’a dirigé vers la bourse en velours. Elle était douce au toucher malgré les années qu’elle avait passé à l’abri de l’humidité. Elle était de couleur bleue, un bleu très foncé. Un cordon doré permettait de la tenir fermée avec aux extrémités des genres de pompons de la même couleur. La bourse était délicate et lourde. Si nous n’avions pas su à qui elle appartenait nous aurions dit qu’elle était la propriété d’une famille riche et importante. Cela devait appartenir à Cassandre et non à Alistair bien qu’à cette époque il devait aimer les belles choses.

    J’ai ouvert délicatement le sachet de velours et j’ai vidé son contenu sur la table. Nous n’en avons pas cru nos yeux, il y avait de petits diamants minuscules, une émeraude, ainsi que des bijoux. Parmi eux une magnifique bague sertie de rubis et un collier de perle de culture. Nous avions vraiment l’impression d’avoir trouvé un trésor comme le faisait les corsaires des mers du Sud. Je n’osais pas toucher ces merveilles, Zakhiel, lui, tenait de ses doigts la bague, ses yeux brillaient et son esprit avait l’air de vagabonder.

    -          - Tu es avec moi ?

    -          - Oui oui. Je réfléchissais à ce soir.

    -          - Je peux savoir ?

    -          - Non rien d’important. Il faut les ranger et les cacher quelque part. Tu connais une planque dans cette maison ?

    -          - Et bien je crois oui. Je n’en ai parlé à personne mais je pense que dans ma chambre il y a une cachette sûre, je l’ai trouvé par hasard et ça m’était sortie de la tête. Je pense que c’est là que ma mère cachait ce qu’elle ne voulait pas que ses parents trouvent. Nous irons tout à l’heure. Je peux ouvrir le journal ?

    -          - Oui vas-y. Tu en meures d’envie depuis que l’on est rentré.

    Je pris le journal et alla m’installer sur la chaise à côté de Zakhiel. Nous devions le découvrir ensemble et sans que l’autre ne soit obligé de se tordre le coup pour pouvoir déchiffrer ce qui était écrit. Mes mains tremblaient. Et si il n’y avait rien !

    J’ai ouvert la première page. Une écriture fine et délicate se déssinait sur la feuille blanche.

     

    A mon fils Zakhiel,

    Je lègue ce que contient cette modeste boite.

    En témoignage de mon amour pour lui malgré le peu de temps que j’ai vécu à ses côtés.

    Cassandre P.

     

    Voici ce que nous pouvions lire sur la page de couverture. Nous avons tourné la page, la suivante était datée du jour où nous l’avions rencontré. Elle racontait ses journées, comment son fils évoluait jour après jour, les détails de ses gestes et grimaces qui la faisait beaucoup rire. Pour l’instant la seule chose qui nous reliait à elle c’était la date. Cependant elle faisait quelques allusions ici ou là à certaines personnes qui devaient soit disant veiller sur elle lorsque son mari s’absentait. D’ailleurs elle lui reprochait de s’absenter de plus en plus souvent depuis la naissance de leur enfant. Elle se posait beaucoup de questions à ce sujet et se demandait si il n’avait pas trouvé quelqu’un d’autres, mais elle avait peur de sa colère, elle l’avait tellement vu s’abattre sur les autres mais jamais sur elle. Il arrivait toujours à se calmer en sa présence.

    Elle racontait les réunions qui étaient de plus en plus fréquentes et la tension qui régnait dans chacune des communautés. Le bras droit d’Alistair était de plus en plus pressant sur le fait qu’il fallait iradiquer tous les enchanteurs et cela jusqu’au dernier. Alistair n’était pas d’accord, il n’aimait pas tellement les enchanteurs mais de là à assassiner des enfants il se le refusait catégoriquement.

    Elle disait qu’elle avait voulu plusieurs fois en discuter avec lui afin de le raisonner et de ne pas succomber à la demande de certains de ses fidèles. Elle  savait qu’il tuait les humains pour se nourrir et qu’il aimait ça. Elle voulait à ce sujet éclaircir un point sur sa propre consommation de sang. Elle avait compris qu’en étant à moitié enchanteresse elle avait besoin de boire moins de sang que les autres vampires et pouvaient  manger de la vraie nourriture en petite quantité, ce qui lui permettait de se fondre parmi les humains beaucoup plus facilement. Au début elle ne le supportait pas mais au fil des jours elle arrivait à manger un fruit, ou un peu de légumes. Lorsqu’elle devait se nourrir de sang Alistair lui amenait un humain terrorisé et déjà à moitié vidé de son sang. Mais elle voulait que les choses se fassent plus proprement et elle est allée voir la nourrice qui l’avait en partie élevée lorsqu’elle était enfant. Elle lui expliqua ce qui lui était arrivée et que c’était par amour qu’elle l’avait fait. Elle lui fit jurer de ne rien dire à personne de son histoire et signa un traité avec elle pour qu’elle accepte de la nourrir de son sang comme elle l’avait fait avec son lait il y a bien des années. Elle s’est engagée à protéger sa famille et à payer chaque fois qu’elle se nourrirait à son poignée. Elle a réussi à faire en sorte que deux ou trois vampires auxquelles elle avait toute confiance fasse de même afin de donner un équilibre et un peu d’humanité dans ce monde si secret.

    Nous nous regardions car nous avions compris que le fameux traité qui scellait Nathan à Zakhiel était en fait une idée lumineuse de Cassandre et que depuis il y avait eu plusieurs adeptes. Bien sûr ils n’étaient pas encore assez nombreux pour que les humains se sentent à jamais en sécurité.

    Je continuais ma lecture. Les pages défilaient comme les jours notés en haut à droite. Toujours rien qui correspondait à nos recherches. Seulement le sentiment qu’elle avait d’être de plus en plus en danger. Elle avait le sentiment qu’il ne lui restait plus que quelques jours pour profiter de son enfant.

    Elle essayait d’écouter les conversations en se concentrant et elle y arrivait de mieux en mieux et sur de plus longues distances.

    Un jour  alors qu’elle était allée en ville rendre visite à son ancienne nourrice, elle vit le bras droit de son mari, un certain Ulrich, en grande conversation avec Megane une des sorcières du village. Cette dernière regardait le vampire dans les yeux et lui caressait le visage. Si Cassandre  n’avait pas su ce qu’elle savait elle en aurait été choquée. Mais elle avait un secret, devait-elle mettre sur ce journal que ce qu'elle savait elle l'avait appris lors d'une visite très particulière de deux jeunes gens venus du futur, elle était maintenant persuadée que ce qu’elle voyait en ce moment était la vérité. Enfin elle tenait la confirmation que sa mort était proche.

    Elle essaya de se rapprocher du couple pour entendre leur conversation mais Zakhiel avait décidé qu’il était temps pour lui de prendre son repas et s’est  précipitée vers le chemin qui la ramènerait à la maison avant qu’Ulrich et Megane ne s’aperçoive de quelque chose. Elle aurait pu savoir ce qui l’attendait et quel serait le jour où elle devrait faire ses adieux à ce merveilleux garçon mi-vampire mi-enchanteur. Entre parenthèse elle avait précisé qu’elle espérait que personne ne lise ce journal afin que jamais, non jamais, Alistair ne sache que son fils n’était pas totalement ce qu’il devait être.

    J’avais faim, j’avais soif. Il me fallait faire une pause. J’ai retourné le journal afin de ne pas perdre la page et me suis dirigée vers le frigo afin de prendre une bouteille de soda. Zakhiel avait le regard dans le vague et fixait quelque chose devant lui mais rien de bien précis.

    -          - J’avais besoin de faire une pause, tu ne m’en veux pas ?

    -          - Non. Je me demandais si ce serait suffisant pour mon père. Est-ce que l’on doit lui faire lire ce journal ?

    -          - Attendons d’avoir tout lu et ensuite on prendra une décision. Pour l’instant c’est un début de preuve enfin je crois.

    -          - Ça ne va pas être facile à lui dire. Il va falloir qu’il nous écoute.

    -          - Calme-toi. Nous avons encore un peu de temps. Je croyais que tu voulais que je me batte alors montre-moi que toi aussi tu ne baisses pas les bras.

    -          - Tu as raison. Nous n’avons pas fini notre lecture. Et puis Nathan ne devrait pas tarder, il a dit qu’il passerait pour que je me nourrisse pour être au top de ma forme ce soir. Je dois être capable de te protéger en cas de besoin.

    -          - Moi aussi je dois me nourrir sinon je vais tomber dans les pommes. J’ai besoin de prendre des choses sucrées.

    Je me préparais des tartines de confiture et me réchauffais un reste de crèpes auxquelles je rajoutais un peu de miel. J’allais chercher une autre bouteille de soda et commençait tranquillement mon repas. Manger me redonnait des forces et je pense que j’arriverais à tenir jusqu’à ce soir. J’aurais aimé revoir une dernière fois mon amie Carla et pourquoi pas téléphoner à mes anciens amis, dire adieux à mes parents en leur donnant une dernière visite sur leur tombe mais le temps m’était compté et je n’aurais plus le temps de faire toutes ces petites choses qui étaient en fin de compte importantes à mes yeux. Je me suis approchée de Zakhiel et me suis réfugiée contre son torse afin qu’il m’entoure de ses bras et que je me sente en sécurité et aimée.

    -          - Les journées sont éprouvantes pour toi, n’est-ce pas ? Je te sens épuisée et apeurée. J’aimerais tellement pouvoir te sauver d’un coup de baguette magique comme dans les films où il y a des magiciens ou des sorciers. Je ne peux rien faire pour toi et ça me fait tellement mal.

    -          - Non. Au contraire tu fais tellement de choses, déjà tu es là avec moi. Tu me donnes ta force et ton amour. Je suis heureuse d’avoir trouvé quelqu’un comme toi.  

    -          - Je t’aime tellement.

    -          - Je t’aime encore plus mon amour.

    -          - Non ce n’est pas vrai c’est moi qui t’aime le plus.

    Nous nous regardions et nous avons éclaté de rire avant de nous embrasser au départ tendrement et très vite intensément. Mais nous savions tous les deux que le temps nous était compté et qu’il fallait que l’on termine notre lecture.

     

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