• Dans le ciel de Londres - Chapitre 12

     

     

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    CHAPITRE  12

     

    Ça fait déjà deux semaines que je me suis installée chez Simon. Je n’arrive pas à croire que je vis en couple. Disons que je ne l’avais pas imaginé si tôt.

    C’est très agréable et j’arrive à oublier quelquefois que nous sommes en danger.

    Pour l’instant aucune trace d’un ange, à part le mien, ou d’un démon mais Simon se sent surveillé un peu comme un sixième sens. Par contre il ne sait pas encore par qui, c’est juste un sentiment, une intuition.

    Simon a été un amour il m’a vraiment permis de me sentir chez moi et il a tenu sa promesse il a fait installé internet et il a mis mon bureau près de son atelier, il voulait me regarder.

    J’ai parlé à mes parents. Mon père l’a très mal pris. Ma mère a su à mon regard que j’aimais réellement Simon. J’ai pu lui présenter par le biais de la webcam, il s’est montré charmant. Mon petit frère et ma petite sœur ont été conquis ils veulent absolument que j’emmène Simon pour les fêtes de Noël. Je ne leur ai rien promis, où serons-nous à Noël ?

    Je ne voulais pas y penser pour le moment.

    Une chose était sûre je voulais protéger ma famille.

    Au journal Judith m’a dit que j’avais trop précipité les choses, que je ne connaissais pas suffisamment Simon. Il y a une chose qui m’a frappé apparemment son ami français lui aurait fait comme une crise de jalousie lorsqu’il a appris que je vivais avec quelqu’un. Je me repassais les moments que j’avais passé avec lui et j’ai toujours refusé ses avances et je n’ai jamais voulu être seul avec cet homme. Il va falloir que j’en parle à Simon, je ne voudrais pas qu’il se méprenne si nous avions à le rencontrer un jour.

    Nous essayions de vivre normalement. J’allais au boulot, lui avait repris ses chantiers mais il tenait à avoir les mêmes horaires que moi.

    Il savait que si j’étais entourée il ne m’arriverait rien, c’était les différents trajets qui étaient les plus risqués.

    J’étais dans la cuisine, qui était ouverte sur le salon et l’atelier, et je regardais mon ange qui travaillait sur l’élaboration d’une vitrine.

    Un doux parfum s’échappait du four et se répandait dans tout l’appartement. Angel s’amusait à descendre et monter l’escalier menant à la chambre comme s’il poursuivait un jouet imaginaire. Il était très heureux d’être ici, il passait beaucoup de temps avec Simon, comme si il existait une connexion entre eux deux. Encore une question que je désirais poser à mon homme.

    Nous étions sur le canapé. Oui j’avais revendu mon clic clac d’occas et quelques uns de mes autres meubles pour pouvoir m’acheter une voiture. Ah oui je ne vous ai pas dit j’ai une voiture depuis une petite semaine. Une petite mini austin. Bon pas trop belle je dois l’avouer mais grâce à elle nous pouvons nous déplacer plus librement.

    Donc nous étions dans les bras l’un de l’autre et nous regardions un film.

    J’aimais être tout contre lui. J’aimais sentir son odeur. Je me sentais bien, j’étais en sécurité.

    -          - Ma douce. Il faut que je te parle.

    -          - Oui, lui dis-je inquiète.

    -          - Il faut nous tenir sur nos gardes plus que nous le faisons. Je sens le mal autour de nous.

    -          - Comment ça ?

    -          - Je ne le sais pas encore. J’ai l’impression que l’on nous surveille, que l’on nous suit. Enfin plus précisément que l’on te suit.

    -          - Mais pourquoi ?

    -          - Je t’ai dit que les démons seraient très intéressés. Ils veulent te posséder. Et je crois qu’ils ont commencé à tourner autour de toi.

    -          - Oh mon dieu !

    -          - Evite de prononcer son nom à haute voix s’il te plait il pourrait entendre.

    -          - Tu plaisantes là ?

    -          - J’en ai l’air ?

    -          - Excuse- moi.

    -          - Ce n’est rien j’aurais dû te l’expliquer. A partir de demain fait attention aux personnes qui t’approchent, ils peuvent se montrer courtois et agréables. Fais moi part de  tout ce qui peut te paraître bizarre même si c’est un infime détail.

    -          - Et bien il y a bien quelque chose. Je voulais t’en parler justement ce n’est sans doute rien mais je préfère que tu le saches. Judith m’a invité il y a quelques temps pour une soirée dans un karaoké, elle voulait me présenter ses amis.

    -          - C’était le soir de ton agression.

    -          - Oui ce même soir. Pendant la soirée il y a un de ses amis qui s’est intéressé un peu trop à moi. Quelque chose en lui me gênait chaque fois qu’il me regardait comme une alarme qui tintait dans ma tête. Il se montrait un peu trop charmant.

    -          - Et tu n’as pas succombé à ses charmes ?

    -          - Non quelqu’un avait déjà mon cœur mais il ne le savait pas encore, lui dis-je en lui déposant un doux baiser dans le cou.

    -          - Tu l’as revu ?

    -          - Non mais il m’appelle souvent pour que je sorte avec lui. Mais je refuse à chaque fois. Judith m’a dit qu’il avait fait une crise lorsqu’il a su que je vivais avec un homme. C’est surtout ce dernier point que je voulais te dire car je ne sais pas pourquoi mais je sens que nous le rencontrerons très prochainement. Je ne voulais pas que tu crois que j’ai eu une aventure avec ce belâtre.

    -          - Et il est comment cet homme ?

    -          - Grand, habillé très élégamment, brun, yeux noisettes et asses beau à regarder.

    -          - Et il a un nom ?

    -          - Je ne connais que son prénom, Guillaume.

    Je sentis près de moi le corps de Simon se crisper. Il se tourna vers moi l’air grave.

    -          - Est-ce qu’il raconte qu’il est français ? me demanda-t-il d’une voix grave.

    -          - Oui. C’est ça ! Tu le connais ?

    Il me prit mes mains et les enveloppa des siennes. Ses yeux étaient sombres et le timbre de sa voix rauque.

    -          - Oui Kathleen. Je suis désolée de te l’apprendre mais c’est un démon. Ça veut dire qu’ils ont compris pour nous bien avant cette soirée. Je ne comprends plus rien. Il va falloir que l’on passe à l’action. Il est temps que je te présente quelqu’un.

    -          - Qui ?

    -          - Un autre ange déchu bien plus ancien que moi. Il sait beaucoup de choses. Il a un don il arrive quelquefois à pressentir ce qui peut se passer. Et tu ne vas pas me croire mais c’est lui qui est la cause du brouillard légendaire d’Angleterre. Il t’expliquera mieux que moi. Nous partirons à l’aube. En attendant as-tu envie de regarder ce film minable ou bien es-tu ouverte à d’autres propositions, me dit-il en effleurant mes lèvres, le lobe de mon oreille, mon cour, mon épaule …..

     

     

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